Conscience délocalisée ?
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Bonjour
Des chercheurs de l'université d'Atlanta ont fait une découverte sur les souris : "les événements traumatisants provoquent une modification sur l' ADN dans le sperme et ainsi avoir des effets sur le cerveau et le comportement des générations futures...". Appliquée à l'homme cette étude suggère que nos actions ou ressentis sont conditionnés par celles et ceux qui ont affectés nos ascendants..
Cela semblerait être contraire au postulat de la conscience délocalisée
qui indique que le cerveau n'est qu'un simple transmetteur...(voir étude Dt Van lommel..)
Quel est votre avis là-dessus ? Et plus généralement, doit-on considérer ,par exemple, que les traits de caractère d'un enfant qui sont similaires à ceux d'un des parents sont la conséquence de la génétique,et dans ce cas il ne serait pas question de conscience délocalisée mais simplement d'une construction du cerveau par l'ADN transmise par hérédité , ou alors cette similitude serait du fait du hasard (?) ou l'éducation ...ou alors sur ce point précis , les connaissances sont encore trop limitées..( une conclusion qui serait louable par son humilité...car des progrès sont encore à venir..donc attendre avant d'avoir un avis tranché..).
En même temps j'ai bien conscience des éléments en faveur de cette conscience délocalisée ne serait-ce que par les NDE ou plus probants encore à mon point de vue : les apparitions de proches décédés aux mourants ; c'est pourquoi je me tourne vers vous afin d'avoir votre avis
sur cette question essentielle.Merci de votre réponse et pour tout ce que vous faites à travers ce forum.
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Bonjour,
Cette découverte d’une modification possible de l’ADN se reportant sur le sperme, n’a pas davantage de conséquences sur la génération future que sa non modification. Dans les deux cas, le point de vue matérialiste pourra être de dire que les traits de caractère de l’enfant sont un héritage génétique. Et le point de vue spirite de dire que le caractère d’un enfant est totalement indépendant de toute donnée génétique. Nous ajoutons simplement une explication de bon sens, qui d’ailleurs n’est pas seulement celle des spirites : les traits de caractère les plus apparents, en surface, dans les attitudes et les comportements, laissent l’illusion de certaines ressemblances ; ce ne sont en réalité que des ressemblances façonnées par l’influence du milieu social et familial, des ressemblances produites par le mimétisme naturel de l’enfant sur les attitudes et les comportements de leurs parents. On sait que l’apprentissage de l’enfant depuis sa condition de nouveau né, procède de l’imitation.
Mais au-delà de ce qui façonne l’être social par l’éducation et l’imitation, il y a le fond même du caractère de chacun, souvent très dissemblable d’un enfant à l’autre dans une même famille. Cette simple explication qui est d’ordre sociologique et psychologique, est suffisamment vérifiée pour nous permettre de dire que l’hérédité ne se situe que sur le plan physique ou physiologique. Il faut bien entendu pour cela bien observer ce que sont les traits de caractère, non pas de surface mais de fond, qui en réalité reflètent un autre héritage, celui des vies antérieures de chaque esprit. Aucun esprit incarné ne ressemble véritablement à un autre si l’on va au-delà des apparences. Les attitudes et les comportements ne sont pas les éléments fondamentaux et innés de l’esprit, ce ne sont que les conséquences de choses apprises et acquises.
Si l’on parle aujourd’hui de conscience délocalisée, c’est une nouvelle formule pour dire que l’esprit peut ne pas être tributaire du cerveau, après la mort par exemple ou dans des phases de dédoublement lors du sommeil ou lors d’une NDE.
La difficulté des recherches actuelles, c’est que l’on ne sait plus très bien jusqu’où il faut faire jouer l’hérédité ni jusqu’où le cerveau serait le vecteur indispensable de l’esprit. Et je crois que sur ce sujet, les découvertes iront de plus en plus dans le sens où justement l’on trouvera que c’est l’inverse, à savoir que l’esprit est le vecteur du cerveau.