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Bonjour Jacques,
que doit-on comprendre par "Peut-être la médiumnité de Chico Xavier fut-elle mieux adaptée à certains sujets qu'à d'autres" ?
Il me semblait, mais je peux me tromper, que la médiumnité est une faculté de communiquer, plus ou moins affinée (le subconscient intervenant lorsque le don n'est pas assez développé ou que le désir du médium prend le pas sur la réception médiumnique) avec un esprit et de canaliser le message, quelque que soit les sujets.
Merci d'avance, Jacques, d'éclairer notre lanterne, et merci tout court pour la profondeur et la cohérence de vos réponses.
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Bonjour Jean-François,
J'aurai encore beaucoup de mal à éclairer votre lanterne sur ce sujet, car nous sommes pris entre deux réalités que nous n'avons pas réussi à bien analyser jusqu'ici. D'une part Chico Xavier fut un médium reconnu à travers tout le Brésil et même au-delà de ce pays, dans une production incessante d'innombrables écrits que nous connaissons mal dans leur diversité. D'autre part, ses écrits les plus diffusés sont ceux qui nous posent problème, et pas seulement à nous puisque différents intervenants sur ce forum avouent ne pas comprendre certaines descriptions très naïves d'un au-delà calqué sur nos activités terrestres.
Pour le moment, on est dans le constat d'un problème posé, et l'on tente différents arguments pour essayer d'expliquer comment une médiumnité éprouvée et reconnue peut avoir des côtés très approximatifs sur certains sujets développés en écriture médiumnique. A mon avis, pour l'instant, j'en reste à cette supposition : l'environnement culturel spirite peut influencer un contenu médiumnique, au point qu'une médiumnité ne donnera plus toute sa mesure, freinée par des idées préconçues qui altèrent la totale expression des esprit.
Chico Xavier reste pour nous un cas d'école qui pourra encore faire couler beaucoup d'encre. Et la difficulté, c'est qu'il est une référence pour de nombreux spirites qui ne souhaitent pas se poser la moindre question sur l'oeuvre d'un personnage devenu une icône. Le spiritisme philosophique doit-il rester statique pour respecter cette icône ? Ou bien doit-il accepter le débat permanent d'une réflexion qui nous fait avancer ? Nous optons évidemment comme vous le savez pour la seconde proposition, ce qui évitera toujours au spiritisme de retomber dans des formes de dogmatismes à jamais établis et sur lesquels nous devons garder le droit à la remise en question permanente.