JOURNAL SPIRITE 83
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Bonjour Jacques.A la page 6 du J.S 83 il est fait état de la campagne de boycott contre Israël en protestation des agissements de cet Etat qui méprise ostensiblement les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Si le rédacteur de l'article souligne à juste titre "la lâche attitude des autres Etats", à aucun moment il ne nomme le premier de ceux qui apportent un soutien politique, économique et militaire inconditionnel à la politique israélienne, je veux dire les USA.A l'époque de G.Bush, l'attitude complaisante voire complice des Etats-Unis était dénoncée avec vigueur dans votre journal mais aujourd'hui, silence complet. Est-ce parce que leur président se nomme Obama en qui vous aviez mis tant d'espoir lors de sa réélection et qui s'est fait rouler dans la farine par le gouvernement israélien tout comme Clinton avant lui? D'accord, Obama est mieux que Bush surtout pour les Américains mais admettez qu'il vous déçoit dans sa politique au Proche-Orient! Merci de répondre à ma question intitulée "agrégore" que j'avais formulé il y a environ deux semaines.
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Jean-Claude,
Lorsque l'on regarde de près l'action du président Obama, nous la considérons au-delà des apparences immédiates. L'on sait très bien qu'il est obligé de tenir compte de pouvoirs d'influences ou lobbies avec lesquels il n'est pas aisé de composer. On l'a vu avec la mise en place d'une sécurité sociale, réforme qui est sans cesse battue en brèches par des amendements à n'en plus finir, pour un résultat qui sera bien incertain. Considérons aussi les dernières élections de mi-mandat où l'on a vu la chambre des représentants repasser du côté républicain. Comment dans ces conditions difficiles négocier efficacement que ce soit en interne ou sur le plan international ?
L'attitude d'Obama peut paraître décevante concernant la question israélo-palestinienne, mais quelle est sa marge de manoeuvre ? Quelle stratégie adopter en fonction de la nouvelle majorité de la chambre des représentants et de la fragilité du Sénat ? Comment agir avec le concours d'une Europe aussi timorée, qui si elle prenait sa place, permettrait de ne plus voir les Etats Unis en tant que maître du monde, image que justement Obama a voulu transformer ? Je vous réponds donc par des questions auxquelles je n'ai pas de réponses claires, mais je crois qu'en ce domaine, il faut considérer beaucoup d'éléments pour dire que la situation d'Obama est fragile et qu'il n'a pas forcément le champ libre pour faire tout ce qu'il aurait souhaité.