Choix de réincarnation
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Bonsoir Jacques.Il est de nombreux pays où il ne fait pas bon vivre. Soumise par la terreur à des potentats religieux fanatiques ou laïcs corrompus qui ont supprimé les libertés individuelles à leur profit,la population dans sa majorité analphabète et mal nourrie semble privée d'avenir.Je pense notamment à Madagascar et à certains pays du sous-continent indien.
Avec mon raisonnement de terrien, je me demande ce qui a pu inciter ces esprits à se réincarner dans ces pays si ce n'est un désir de faire pénitence en vue de progresser spirituellement à moins que s'agissant d'esprits restés dans le bas astral,ils ne se soient réincarnés automatiquement dans le milieu d'où ils venaient. Merci pour votre réponse. -
Bonjour Jean-Claude,
La réincarnation instinctive pour des esprits qui n'ont pas retrouvé la conscience entre deux vies, conduit en effet le plus souvent à ce qu'ils se réincarnent "automatiquement dans le milieu d'où ils viennent". Mais cela ne répond que partiellement à la question. En revanche, et sans parler de pénitence, la réincarnation consciente fait intervenir la notion d'affinité, c'est à dire le retour auprès de personnes connues antérieurement pour poursuivre un chemin commun ou pour résoudre un conflit antérieur. Et là encore, l'esprit se réincarnerait plutôt dans la même contrée. Cela ne constitue cependant pas une règle, car tenant compte de diverses antériorités et des choix plus libres qui peuvent être faits, l'esprit n'est pas tenu de se réincarner dans le milieux qui lui furent connus. Il faut aussi tenir compte des plans préétablis par l'esprit, de ses missions, sans forcément parler de grandes missions. On peut ainsi choisir de revenir dans un pays pauvre, par solidarité et avec le souhait de participer à une transformation.
Il faut dire enfin qu'une grande partie de l'humanité vit dans des conditions précaires, y compris dans tous les milieux défavorisés des pays développés. Et pourtant il faut bien se réincarner quelque part, et forcément avec un certain risque d'insécurité. L'esprit ne choisit pas sa vie future en fonction du confort qu'il y trouvera éventuellement, mais surtout en fonction des futures rencontres avec celles et ceux qu'il retrouvera.
Réfléchissant à cette question lors de quelques voyages, j'ai été intrigué par le fait que dans certaines contrées pauvres, on rit, on chante, on danse, on fait la fête, on aime la vie ou tout au moins on la prend comme elle est sans penser au lendemain. N'est-ce pas là une leçon pour nous qui sommes facilement désemparés ou moroses lorsque survient une difficulté de vie, matérielle ou autre ? Cela n'est évidemment pas un argument pour justifier une misère qui reste inadmissible, mais pour relativiser nos vies plus confortables qui devraient être plus spirituelles, dans tous les sens du terme.