aide a un suicidé
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bonjour,
mon papa (58 ans)s est suicidé il y a 3 semaines.je souffre du poids de la culpabilité de son geste.sans doute n ai-je pas été a la hauteur.je n ai pas été a l écoute comme j aurai du l être,j aurai du voir que cette fois,c était vrai,il allait le faire.au téléphone,ses derniers mots ont été "c est bon,maintenant je peux le faire,je me flingue,tchao!".il ne l a pas fait de suite car il a laissé des messages sur le répondeur de ma sœur.ma mère l avait quitté 3 ans auparavant.ils se voyaient régulièrement ,mais,en vacances,elle ne répondait plus aux messages d insultes qu il lui laissait.j ai pensé qu il faisait ensuite pression sur moi pour que je lui envoie ma maman.ma crainte étant qu il l emporte elle aussi.je n en ais rien fait.
je me suis trompé,il est parti tout seul...
ayant l habitude de ce genre de "menaces",j ai attendu le lendemain pour voir s il s était calmé...pas de réponses...j appelle les gendarmes...
j ai parcouru votre forum pour trouver un moyen de l aider dans l au-delà.une façon de me rattraper...
n étant pas croyant,je prie tout de même plusieurs fois par jour;un peu comme un laisse un message sur un répondeur...
que pourrais je faire de plus ou de mieux pour l aider?
malgré tout,mon père avait un coeur d or,il a souffert de trahisons et peut être d autre sévices étant jeunes...j avais de très bons rapports avec lui,on se téléphonait 2 a 3 fois par semaines.
en retournant chez moi(chez lui),j ai vu que je ne savais pas le nom des chiens,des ânes,qu il avait agrandi le parc,planté des arbres...que je ne m étais plus vraiment intéressé a sa vie alors que lui demandait toujours des nouvelles de mes enfants par exemple...il aurait appelé aujourd hui,jours de rentrée scolaire...
le fait que son corps n ait ete retrouve qu une quinzaine d heures plus tard est il un facteur agravant?
il ne faut pas qu il souffre davantage,c est pourquoi je sollicite vos conseils.
merci -
Bonjour Laurent,
Lorsqu’une personne met fin à ses jours les proches, à juste titre,s’interrogent sur leur attitude se demandant ce qu’ils auraient du dire ou faire pour éviter cela, se repassant le film en boucle des quantités de fois en imaginant qu’ils auraient pu changer le triste scénario, certes sans être directement responsable on est concerné par le suicide d’un proche car on le côtoie on le connait on sait ses fragilités et on a parfois le remède(affectif) pour soulager les souffrances mais en même temps les personnes qui souffrent d’un mal être comme celui de votre père finissent souvent par passer à l’acte et ce malgré une réelle affection de la famille ou des amis ,il est très difficile d’assumer à long terme la détresse d’un proche surtout quand c’est un parent dont on attend généralement du soutien .Votre père était très fragilisé, son attitude a du être difficile à supporter pour vous, engendrant aussi je pense de la souffrance .Il n’est plus temps de vous miner ,vous aviez un bon contact, de bonnes relations cela lui a procuré du bonheur, l’a aidé à vivre, mais sa souffrance était certainement bien au-delà .Il a souffert dans sa vie dans son enfance et de cela vous n’y êtes rien .
Il est maintenant dans l’au-delà et a besoin de vos prières, de vos pensées amoureuses pour prendre conscience de son nouvel état ce qui est loin d’être évident pour une personne qui souhaite disparaitre pour ne plus penser ne plus souffrir .Par vos pensées et celles de votre famille vous pouvez le conduire auprès de son guide qui parce qu’il l’aime, le connait, saura le réconforter et apaiser sa souffrance. Pensez aux bons moments vécus, évitez de songer aux derniers instants tragiques ,les désincarnés captent par télépathie les pensées qui leur sont adressées , si celle-ci sont positives et heureuses le passage dans l’au-delà en est facilité ;le fait qu’il ait été retrouvé quinze heures plus tard ne modifie pas les choses, il a de toute façon du connaitre le trouble lié à ce mode de désincarnation et dans ce cas la notion de temps importe peu, en revanche pour le sortir de ce trouble il a le besoin impérieux des pensées, des prières des vivants.
Cordialement.