Alzheimer
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Bonjour, et merci à vous de répondre si patiemment à nos questions pourtant tellement diverses.
Aujourd'hui je voudrais vous demander si le Cercle Allan Kardec a une "explication" spirite à certains symptômes de cette horrible maladie, je m'explique :
Lorsque l'on va visiter les personnes atteintes de ce mal, elles ne paraissent plus être dans le monde des vivants (je parle du stade avancé). Où leur esprit erre t'il ? Il est fréquent qu'elles parlent à des personnes décédées, leurs parents souvent, bien sûr les propos qu'elles tiennent n'ont pas de cohérence.
Peut-on penser que leur esprit est "en errance" entre le monde visible et invisible, et qu'elles perçoivent vraiment la présence de leurs proches décédés, comme lors des EMI par exemple ?
Si tel est le cas, pourquoi ces proches décédés qui sont dans la lumière ne parviennent-elles pas à les attirer à elles ?
Les esprits ont-ils apporté un début de réponse à cette question ?
D'autre part, si l'on veut prier pour elles, comment le faire, je veux dire, dans quel sens ? a t'on le droit de demander à Dieu qu'elles partent vers la Lumière, donc qu'elles meurent à cette vie (qui n'en est plus une pour elles)... ou est-ce que je me fourvoie dans ce raisonnement ?Merci par avance de votre réponse, sincèrement.
PS. - je pense souvent à votre ami Michel qui a quitté ce monde : Vous éclaire t'il plus facilement qu'un esprit qui vous serait moins proche ? Du moins, avez vous eu cette impression ?
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Bonjour,
Dans toute pathologie, il y a des troubles à la fois physiques et psychiques, en l'occurrence pour la maladie d'Alzheimer, des troubles neurologiques qui ne permettent plus au psychisme de s'exprimer normalement. Mais quelle est l'origine exacte de cette maladie, faut-il seulement la mettre au compte d'une dégénérescence physique ? Selon ce que nous savons de manière générale, d'une part il peut y avoir une faiblesse sur le plan organique, en d'autres termes un terrain favorable à la survenue d'une maladie ; et d'autre part un psychisme altéré qui peut déclencher le processus pathologique. Il est probable que pour Alzheimer, il y ait la conjugaison de ces deux facteurs.
Cela dit, les incohérences observées chez ces malades ne signifient pas nécessairement qu'il soient à la frontière de l'autre monde. Rien ne dit non plus que ces personnes souffrent de leur état, sauf sans doute lorsqu'elles ont des éclairs de lucidité et se rendent compte momentanément de leur état. La souffrance est surtout pour l'entourage qui imagine et projette une souffrance chez la personne.
Nous avons connu une amie spirite qui s'est trouvée dans cette situation, qui ne semblait pas en souffrir, et qui, au-delà de la mort, a exprimé son bonheur à être enfin libérée, mais sans évoquer de terribles souffrances.- L'esprit de Michel ne va pas spécialement nous éclairer mieux qu'un autre esprit, mais du fait d'un vécu commun durant des années, son rôle dans une grande proximité sera forcément ressenti différemment pour nous.
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