Chapelles spirites
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Bonsoir Jacques. A la question 15984 vous répondez au sujet de l'APES:"Cette association est affiliée à la fédération USFF (Union spirite française et francophone). Nous avons quelques divergences de vue avec cette fédération, sur le plan de grands principes qui ont eu la nécessité d'être réactualisés".Puis vous énumérez les divergences.
(Y aurait-il des spirites orgueilleux?).Je suppose que ces associations, tout comme la vôtre, disposent d'excellents médiums qui peuvent demander leur avis aux esprits pour vous départager et enfin vous unir afin de répandre le spiritisme dans le monde. Tous ensemble, vous ne serez pas de trop ! Bien à vous. -
Bonjour Jean-Claude,
Question très pertinente, et en même temps plus complexe qu'il n'y paraît... L'approche de la médiumnité n'est pas identique dans nos deux milieux. Chez eux, n'importe qui peut choisir de devenir médium à partir d'une volonté personnelle, et de ce que j'en ai vu (c'était au Brésil), ce travail par tâtonnement est assez mal accompagné. Et les médiums en herbe sont souvent bloqués par des principes institués : ne pas se laisser aller totalement, ne pas tenir compte de l'identité de l'esprit même si le médium ressent cette identité, moralisation des esprits supposés dans le trouble sans bien savoir à qui l'on a affaire, et nombreuses façons de faire où j'ai constaté un grand flou artistique. Il y a sans aucun doute de bons potentiels médiumniques ici et là, mais il me semble que ce potentiel est mal canalisé dans les expériences collectives qui donnent peu de résultats.
Un bon médium peut se trouver frustré ou bloqué, s'il doit suivre des consignes particulières, et donc ne pas donner toute la mesure de son potentiel. Et l'esprit souhaitant se manifester peut être limité dans son expression, autant par les limites que le médium se donne à lui-même que celles provenant de l'assistance. En restant sur l'exemple du Brésil, celui que je connais le mieux, j'y ai vu d'excellents médiums peintres et guérisseurs, et à côté de cela peu de choses intéressantes chez les médium par écriture automatique ou intuitive. Il me semble (et cela n'est que mon interprétation) que des mentalités spirites par trop rigides (voire de tendance religieuse) créent un conditionnement freinant le développement total des potentiels médiumniques, freinant également la libre expression des esprits. Un seul exemple pour illustrer cela : l'euthanasie est un sujet sur lequel il n'y a pas à revenir parce que dans le Livre des Esprit, il était dit de façon ferme et définitive qu'il n'y avait rien de "négociable" sur ce sujet. C'est oublier bien entendu que l'évolution de la médecine nous oblige à reconsidérer les choses autrement. Comment se fait-il que dans leurs communications, un sujet comme celui-ci n'a pas été réactualisé dans une nouvelle approche de "leurs esprits" ? Eh bien, parce que les humain spirites ont décrété que les réponses du Livre des Esprits sont suffisantes et ne sont pas révisables en fonction des avancées de la science. Allan Kardec avait pourtant pris la précaution de dire qu'il faudrait savoir remettre en cause tel ou tel principe si à l'avenir il s'avérait erroné par rapport aux avancées de la science.
Voilà quelques éléments de réflexion pour répondre à votre question. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet fort complexe, et pour ma part, j'ai eu l'occasion d'en discuter avec ces "autres spirites" qui ne voient pas les choses comme nous. Le dialogue est en cours autant en Amérique latine qu'en France, et je ne désespère pas d'une convergence future entre "les anciens et le modernes".