abreger ou ne pas abreger???????????
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si j 'ai bien compris?? Jacques et toute l 'equipe, vous ne seriez pas contre une fin d e vie abrégée quand plus rien n 'est possible ?que les souffrance s sont grandes et quotidiennes ?et que les calmants n agissent plus ? que l' esprit est prisonnier de ce coprs devenu vegetatif ou meme si il demeure encore la conscience?
merci de nous eclairer sur ce sujet d actualité,
Mary -
Ce sujet d'actualité n'est pas si simple, il est même très grave car légiférer, c'est-à-dire appliquer une loi peut engendrer de nombreux abus. La décision de vie ou de mort est une décision des plus graves et cependant nombreux sont encore les pays à appliquer la peine de mort.Vous pouvez penser que cela n'est pas du même registre or pour moi cela l'est si l'on se réfère à la morale, à l'éthique d'une société.
Dans les cas auxquels vous faites allusion, ce sont en règle générale les hommes,les femmes qui demandent ce droit de mourir, en ce sens la démarche n'est pas la même mais garde toute sa gravité.
Les esprits et les spirites et certainement de nombreuses personnes sont contre l'acharnement thérapeutique. Abréger la vie en douceur lorsque cette dernière aboutirait à une mort inéluctable, alors que rien ne peut guérir et que la vie n'est maintenue que grâce à la technique sophistiquée d'aujourd'hui.
D'autres cas se présentent régulièrement de nos jours et d'autres pays ont légiféré. Des médecins se sont portés complices non pas d'un assassinat, mais d'un acte responsable de compréhension face à la souffrance morale ou physique de certains cas. En parallèle, on pratique de plus en plus d'avortements dès qu'une anomalie foetale se distingue et simultanément, il est des êtres qui ont vécu et dont la vie fut riche, alors qu'aujourd'hui cette vie possible serait arrêtée, avortée.
Vous voyez Marie, le problème n'est pas si simple et il faudrait un comité d'éthique des plus scrupuleux afin qu'une loi soit votée et appliquée sans que des " crimes volontaires" soient commis. C'est donc une très lourde responsabilité.
Mais si déjà l'acharnement thérapeuthique cessait alors qu'en toute conscience et réalisme, le monde médical sait très bien que la vie n'est que maintenue, de nombreuses souffrances et d'agonie mentale seraient évitées.
Cordialement