Que des convictions ?
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Bonjour,
vous est-il arrivé , lors de votre parcours de spirite , de douter même si ce ne fut pas sur une longue période . Douter des lois spirites , douter du contact avec les décédés , douter de la réalité de l'Au-Delà , douter de vos propres facultés médiumniques pour ceux qui en ont ? On ne peut avoir des convictions sans passer une fois dans sa vie par cette remise en question ouvrant la porte à beaucoup de réflexions sur soi-même et à ce que l'on croit . Non ? -
Bonjour,
Je réponds à votre question, mais évidemment cette réponse m’est propre car je ne peux pas me permettre de répondre pour mes amis spirites, vous le comprenez bien. Il m’est arrivé de douter en effet, mais pas depuis le début de mon parcours spirite. J’ai douté bien avant mon entrée au Cercle, notamment et progressivement par rapport à la religion que l’on m’avait inculquée. Il m’a fallut 6 ans de lecture mais surtout de réflexion, après avoir lu mon 1er livre « le Livre des Esprits d’Allan Kardec », puis d’autres ouvrages, avant de prendre la décision de m’engager dans l’association (plusieurs déménagements ne facilitant pas les échanges spirites). Au bout de cette lente période de réflexion et je pense que ce temps me fut nécessaire, je découvris au fur et à mesure, et de plus en plus en profondeur la philosophie spirite, et surtout les hommes spirites dont les médiums, les contacts avec les esprits, les actions auxquelles je commençai à participer et à m’investir consciemment… tant de force apportée au fur et à mesure des années. Et pourtant, sans douter, j’ai rencontré certaines déceptions, non pas dans les personnes engagées avec qui je partage ma vie de spirite, mais quelques fois dans la nature humaine en général. Combien d’actions, de chaînes, de missions sont réalisées vers un but, celui d’aider autrui, et combien de personnes rencontrées n’ont pas ouvert leur réflexion et leur cœur à ce que j’aurais aimé leur apporter. Mais au fur et à mesure des années j’ai appris à essayer de comprendre qu’en fait, j’avais la chance d’avoir trouvé le sens de ma vie et que si d’autres personnes ne se posaient pas les questions du «pourquoi», alors évidemment, elles ne pouvaient pas trouver la réponse au «comment». La fatigue peut quelques fois « écorner » mon combat, mais cette fatigue est plutôt physique et n’a jamais entamé la certitude de mon engagement spirite. Souhaitant avoir pu répondre à votre interrogation.
Bien à vous.