un cycle sans fin
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Bonsoir,<BR>Un criminel d'enfants qui a fait beaucoup de mal, doit normalement payer ses crimes en ayant à supporter les mêmes supplices que ses victimes n'est-ce pas? alors cela crée un cycle sans fin car pour que ces criminels subissent les mêmes sévices il faut qu'il y ait de nouveaux criminels d'enfants dans leur prochaine vie. Comment expliquez-vous cela? merci jo
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Bonsoir Jo, et tout d'abord, je vous demanderai de vous limiter à une question par jour maximum, car tout en approuvant votre légitime curiosité, nous sommes souvent un peu débordés par de nombreuses questions que nous nous faisons un devoir d'assumer, même lorsqu'il y en a trop d'un seul coup. Et puis suivez aussi les conseils d'Etienne qui vous a engagé à lire nos parutions, afin que vous puissiez déblayer le terrain en quelque sorte, car vos nombreuses questions nous obligent à reprendre point par point tous les éléments et principes de base de la philosophie spirite. <BR>Qu'un criminel doive "supporter les mêmes supplices que ses victimes" pour les payer en cette vie ou dans des vies futures, c'est une notion un peu caricaturale qui pourrait effectivement "créer un cycle sans fin". La justice divine ne fonctionne pas d'une façon aussi systématique et simpliste. Le plus grand malheur du criminel, c'est de se rendre compte de la gravité de ses méfaits lorsqu'il aura la chance de découvrir le véritable au-delà, fût-ce au prix d'une libération difficile par la prière de spirites ou autres. Il se retrouve alors face à lui-même, face à une lueur de conscience qui lui fait comprendre l'horreur de ses actes. C'est alors que commence sa souffrance, et après une sorte de pénitence dans l'au-delà (pénitence signifiant douloureuse prise de conscience), il lui faudra se réincarner pour tenter de faire mieux. Il pourra dans une nouvelle vie, voir ses instincts du passé se réveiller à nouveau, il pourra à son tour être victime, mais ce ne seront que circonstances, car il n'y a pas cette terrible loi du "oeil pour oeil dent pour dent". Nous pouvons faire confiance en la justice divine qu'il ne nous appartient pas d'interpréter comme si elle était calquée sur nos pauvres justices humaines. Il n'est jamais bon de caricaturer Dieu dans ses desseins en partant de nos propres notions de justice qui ne valent pas grand chose, parce que dans ces notions, il y manque toujours l'idée du pardon et de la rédemption. Cela, oui, c'est une idée immanente et divine...<BR>