Question 6976
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Progrès par rapport aux hommes préhistoriques ... cela dépend à quel point de vue.<BR><BR>Sur le plan purement pragmatique, cela me semble évident, bien sur (plan scientifique, technique, etc.)<BR><BR>Cependant, une émission de vulgarisation scientifique relatait que l'homme a regressé à un niveau social lorsqu'il s'est sédentarisé, dans la préhistoire.<BR><BR>Selon une des thèses exposé dans cette émission, les membres des tributs nommades étaient solidaires entre eux, et, mis à part les leader, bénéficiaient d'un statut égalitaire les uns par rapport aux autres. Les crimes auraient été marginaux, étant donné que les membres des tributs devait prendre conscience qu'ils devaient prendre conscience qu'ils avaient besoin de la tribut pour survivre. <BR><BR>La sédentarisation aurait provoqué l'inégalité entre les membres des tributs sédentaires, et aurait engendré la pauvreté d'une part, et la richesse d'autre part, avec tout le cortège des vols, crimes, agressions, étant associés à l'envie, la jalousie, ou les exactions (vols de nécessité, par exemple) liés à la lutte pour la survie dans la pauvreté, sans parler des batailles de rivalité liées à la défense d'un territoire, ce qui engendrait la vengeance, et les guerres sans fin.<BR><BR>Lorsqu'on parle de progrès, il semblerait que le progrès social soit inversément proportionnel au progrès technique ...<BR><BR>Certes, depuis la vangeance, il y a eu la loi du talion, puis une justice qui s'est de plus en plus humanisé. <BR>De même les personnes sont pris en charge par les instances officielles de la société (bien qu'insuffisamment), en Europe, du moins, et non plus exclusivement par des oeuvres de charité.<BR><BR>Mais l'avancée au niveau justice civile et judiciaire, pardon, solidarité, justice sociale, etc. est tellement lente à travers les siècles, par rapport au progrès technique, que je suis sceptique quant à la capacité de l'homme.<BR><BR>Quand je vois certains peuples qui ont des satellites pour yeux, et des missiles pour bouche. Ou encore des gens, dans nos régions, qui roulent avec des voitures de hors de prix, qui passe à côté des sans abris, victime de la faim, et de toutes les maladies liées à cet état de rejet, je me dis que nous ne nous en sortirons jamais.<BR><BR>Il est dommage que nous ne sommes pas restés nommade. Nous aurions appris l'amour, et avancé avec l'aide des esprits. Nous aurions peut-être été une civilisation avancée spirituellement qu'aujourd'hui, et le progrès technique aurait pris une autre forme, par le développement de toutes nos facultés cérébrales, intuitives, et spirituelles.<BR><BR>C'est peut-être naïf, mais c'est ce que je crois.<BR><BR>Bien à vous.
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On peut en effet s'accorder sur ces nuances que vous apportez concernant l'évolution de l'humanité. Mais il faut aussi tenir compte de la densité de population et de la poussée démographique, particulièrement évidente depuis un siècle. Les tribus préhistoriques vivaient sans doute de façon moins conflictuelle, n'ayant qu'à peupler des zones désertiques, sur lesquelles le nomadisme était encore possible. Il se peut que la sédentarisation ait engendré les inégalités, mais elle a aussi permis le développement des civilisations dans la nécessité des rencontres, des échanges et du développement des cultures, démontrant en même temps les défauts inhérents à la nature humaine. La civilisation n'est pas en soi un mal, elle met simplement en évidence les vices de la nature humaine contre lesquels il faut lutter.