Etais je écoutée ?
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Bonjour à toutes et à tous,<BR>J'ai un peu "honte" de vous solliciter si souvent, mais des interrogations me taraudent encore. Tout en m'excusant d'évoquer un sujet un peu personnel, je voudrais comprendre. <BR>Il y a moins d'un an quand mon amie de jeunesse, décédée depuis hélas ! était bien malade, j'ai beaucoup prié, chaque jour pour que son traitement fonctionne et la sauve, pourqu'elle soit récompensée de son courage et de sa volonté. <BR>J'imagine bien que son sort ne dépendait pas uniquement des souhaits de ma petite personne, mais aujourd'hui, je me demande si mes prières n'auraient pas abouti à cause de moi, de mes erreurs passées, de ma foi récente. Peut être n'étais je pas digne, après tout, de m'adresser à Dieu. <BR> Je pense que la maladie n'est pas une sanction pas plus que la santé une récompense, mais une personne si gentille, qui aidait autour d'elle avait encore son chemin à faire. Je contine à prier et à penser à elle, et grâce à vous et à la philosophie spirite, avec moins de désespoir qu'avant. <BR>Mais je me demande aujourd'hui encore pourquoi n'étais je pas écoutée ?<BR>Merci pour tout.<BR>Bien à vous<BR>Isa
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Vos pensées amoureuses de guérison, Isa, ont été reçues, entendues , elles étaient à n'en pas douter sincères , mais elles n'ont pu vaincre le mal qui a emporté votre amie vers d'autres horizons. Vous avez raison de souligner que le sort de votre amie n'était pas uniquement entre vos mains, en vos désirs et simultanément vous avez tort de vous culpabiliser d'avoir osé prié Dieu. C'est peut-être pour de nombreuses personnes dans des situations extrêmes que cette notion de Dieu et que les prières à Dieu sont adréssées, mais ce qui importe, c'est qu'elles aient eu lieu, car à ce moment de désarroi, d'impuissance, ce Père, ce Dieu s'impose de lui-même. L'essentiel est également de ne pas l'occulter ensuite et de ne pas le rendre responsable, pas plus que vous, de l'échec apparent.<BR>Non, la maladie n'est pas une sanction, elle peut être le résultat de faiblesses antérieures se greffant sur une génétique parentale, se déclarant à l'intérieur d'une société où l'angoisse et la peur de l'avenir sont sources de déséquilibre, se greffant également surle psychisme de chacun.Et pour la vaincre, car cela arrive, il faut de manière presque indispensable la participation du malade, sa volonté de vaincre. La maladie, lorsque le terme qui la définit est prononcé entraîne souvent dans l'entourage et auprès du malade, l'idée de la mort plus que le possible de la victoire de l'esprit sur la matière. C'est donc toute une éducation, c'est aussi toute une connaissance d'obédience réincarnationniste qu'il faut progressivement apprénheder.<BR>Et puis, Isa, si votre foi récente vous fait prier mieux qu'hier, il ne faut que s'en réjouir.<BR>bien à vous
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