Vraiment jamais de régression ?
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Bonjour,<BR><BR>Je remarque une augmentation massive des discours politiques et économiques, ultra-libéraux au détriment des personnes les plus défévorisés, discours tellement pervers qu'ils feignent aider ces derniers. <BR>Comme depuis plus de dix ans, les logements augmentent suite à la spéculation immobilière.<BR>Les prix s'envolent, surtout pour les produits quotidiens de première nécessité.<BR>Chez vous, en France, des ministres ont tenté de rendre normal la pauvreté et la précarité, mais vos politiens n'en ont pas le monopole...<BR>Des chefs d'entreprises délocalisent vers des payx d'Asie, et leurs collègues n'hésitent pas à prendre ces pays d'esclavage moderne comme exemple.<BR><BR>Au risque de paraître parano, les esprits ne vous ont-ils pas parlé d'une certaine organisation volontaire de la pauvreté et de la misère, de la part des plus nantis ?<BR><BR>Est-ce cela le progrès ? Allan Kardec, dans l'un de ses grands principes a affirmé que l'homme, donc l'esprit, ne régressait pas.<BR>Pourtant ... ? Ce tableau, à peine carricaturé, que je vous ai dressé ci-dessus, n'en est-il pas l'illustration du contraire ?<BR><BR>Bien à vous.<BR>
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Ce que vous décrivez sommairement est la réalité incontestable d'aujourd'hui. Mais est-ce vraiment une nouveauté ? est-ce vraiment une régression ? Si l'on regarde l'histoire dans une vue d'ensemble, et sans se limiter à la France, on ne verra que des phénomènes d'exploitation, de colonisation, d'esclavage et de guerres hégémoniques de toutes sortes. <BR>Le phénomène que vous soulevez n'est pas spécifique à la France car il s'inscrit dans une mondialisation économique sans précédent, dans un mouvement incontrôlé dont le seul moteur est le développement économique fondé sur la compétition et la concurrence. Mais d'une certaine façon, le monde a toujours fonctionné ainsi à des degrés divers, avec des cracks boursiers, des ruines, et de temps à autre des périodes de prospérité provisoires. Si l'on regarde la France en un temps donné, on pourra parler d'une certaine régression si l'on se réfère aux années des 30 glorieuses, mais c'est là se limiter à une échelle de temps très court. Et dans le même temps d'autres pays sont sur la voie de la prospérité. On ne peut donc pas globalement parler de régression, mais plutôt de stagnation, dans la mesure où, hier comme aujourd'hui, le développement capitaliste n'est modéré par aucune règle éthique, échappant totalement à toute morale.<BR>Vous posez très justement la question du progrès en vous référant à Allan Kardec qui signifiait que l'esprit ne régresse pas. Il parlait là de l'esprit individualisé de chacun d'entre nous. Mais au niveau collectif, l'évolution ne se pose pas dans les mêmes termes et il faut en mesurer tous les aspects. Il y a des aspects positifs : progrès de la médecine et de l'hygiène, recul de la mortalité, les droits de la femme, etc. Cela ne nous console pas évidemment de tous les aspects négatifs du conservatisme social, économique et politique. Mais là, il nous faut compter sur les forces de progrès des bonnes volontés existantes : il y a le combat et la réflexion des alter mondialistes, les expériences du commerce équitable, les associations humanistes diverses, etc., sans oublier la recherche spirituelle grandissante pour laquelle la réponse la plus judicieuse serait celle du spiritisme. <BR>Nous ne sommes donc pas, globalement, dans une phase de régression, si l'on tient compte de tous les espoirs portés par des mouvements de réflexion et de bonne volonté. On peut encore entrevoir un ère nouvelle qui ne sera plus celle de la stagnation mais de la métamorphose. Restons optimistes...<BR>
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