Un esprit évolué veut il dire
-
Bonjour,<BR>Il y a des esprits plus ou moins évolués. Cela signifie que certaines âmes sont toutes "neuves" donc primitives, voire égoistes et cruelles et ont tout à apprendre, et d'autres plus anciennes ont acquis l'Amour et la sagesse et essaient de la transmettre autour d'elles. L'intelligence et la bonté ne sont pas toujours liées.<BR>Il y a de tout (hélas) dans ce bas monde, mais nous connaissons tous des gens simples, peu éduqués mais très "purs", et d'autres personnes intellectuellement et culturellement très développés mais hélas, nuisibles, machiavéliques et n'agissant que dans leur propre intérêt. <BR>Ma question est dans quelle catégorie sont les esprits évolués dans ce cas, du côté de ces "bons" ou des "méchants" parfois plus intelligents (sauf du coeur). <BR>Je sais que cela parait caricatural mais cela existe.<BR>Merci pour vos réponses.
-
Oui, Isa, vous faites bien d'établir toutes ces distinctions. On peut même en ajouter une autre : l'instruction et la culture ne sont pas forcément synonymes d'intelligence ; la culture peut nourrir l'intelligence, mais elle ne la fabrique pas.<BR>Où sont les bons, où sont les méchants ? C'est effectivement un peu caricatural, bien que certains personnages répondent parfaitement à cette caricature. Mais pour le commun des mortels, la distinction est plus ténue. Il faudra plutôt situer l'évolution du côté des personnes qui ont l'intelligence du coeur, quel que soit leur degré d'instruction et d'éducation. Cependant ces deux aspects restent primordiaux, car il faut nourrir et orienter l'intelligence. Un esprit relativement évolué peut, dans un milieu délétère, perdre ses repères et se trouver entraîné malgré lui, dans la délinquance ou l'inutilité d'une vie qui ne correspond pas à ses aspirations profondes. <BR>C'est bien pour cela qu'il ne faut pas perdre de vue les bienfaits de l'instruction et de l'éducation, ce qui en d'autres temps fut le souci d'Hyppolite Rivail (devenu Allan Kardec), qui développait une pédagogie nécessaire au bon épanouissement de l'enfant. Et devenant le fondateur du spiritisme, Allan Kardec gardait présente à l'esprit cette préoccupation pédagogique dont on retrouve la marque dans ses ouvrages spirites. Insistant sur la double évolution, intellectuelle et morale, il soulignait par là, que l'une ne va pas sans l'autre, et donc que l'acquis de connaissance ne doit pas se départir de l'intelligence du coeur. <BR>