Le pardon … Contradictions ?
-
Le pardon … Contradictions ? <BR><BR>Après une formation spirituelle profonde poussée chez les Cathos (ne pas confondre avec spiritisme), je suis en recherche, tout en restant attaché à Jésus, et j’adhère à Allan Kardec. Pourtant, dans son système (Le Livre des Esprits), quelque-chose ne va pas. Sa vision karmique est en contradiction avec le pardon de Dieu, annoncé depuis des millénaires, et notamment pas des personnes bibliques que vous reconnaissez (dans le forum) comme médium ou esprits supérieurs.<BR><BR>Allan Kardec écrit que c’est par l’amour (et la connaissance) que nous progressons. Le vrai amour est agapè, c’est à dire gratuit, sans espoir de retour. Or, permettre aux conséquences de nos actes de nous affecter dans d’autres vies enlève, ou tempère fortement le caractère gratuit à la fois que le sujet donne (ou reçoit) et à la fois que Dieu donne, et même est.<BR><BR>Cela génère peur et culpabilité et, pour l’avoir expérimenté, je crois que la culpabilité et la peur, sont les ennemies de l’amour et de la paix intérieure, et que Dieu se veut libérateur. Je me revendique de ce courant religieux inverse à celui qui était majoritaire au 19è siècle pendant lequel Allan Kardec a écrit le livre des esprits : Dieu vengeur, tout puisant, et spiritualité doloriste ? Peut-être Allan Kardec a-t-il tenté d’attirer les Catholiques. (ce serait plutôt raté, croyez-moi ! Même si j’ai pris distance par rapport à l’Eglise, j’ai vu les choses de l’intérieur).<BR><BR>Quand l’apôtre Jean, que vous dites dans forum, avoir été médium, parle de la nécessité de l’amour fraternel dans l’une de ces épîtres bibliques, il écrit : «Mes Petits enfants, n’aimons pas en paroles et de langues, mais en acte et en vérité ; à cela, nous reconnaîtrons que nous sommes dans la vérité, et devant lui nous apaiserons notre cœur, car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur et discerne tout ». (I Jean 3,18-20).<BR><BR>Quant à Jésus, que vous reconnaissez comme esprit supérieur, ce serait enfoncer une porte ouverte de tenter de prouver que l’une de ses pierres angulaires était d’annoncer le pardon de Dieu. C’est même le sens de sa mise sur sa crucifixion. <BR><BR>Dans le psaume 51 (50), de demande de pardon, au verset 19, on lit « Le sacrifice voulu par Dieu, c’est un esprit brisé ; Dieu, tu ne rejettes pas un cœur brisé et broyé ».<BR>Chez les Juifs antiques, le cœur est le siège de la conscience.<BR><BR>L’apôtre Paul, qui remplaça Judas, semblait avoir pressenti la difficulté d’aimer, et écrit dans l’épître au Romains : « En effet, je ne comprends rien à ce que je fais : ce que je veux, je ne le fais pas, mais ce que je hais, je le fais […] puisque le bien que je veux, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas, je le fais » (Epître aux Romains 7,15.19). <BR><BR>Comment Dieu pourrait rester froid à une vraie repentance ? <BR><BR>Ne croyez pas que je veux vous coincer. Je suis véritablement en recherche. Bien que je suis reconnaissant envers l’Eglise Catholique pour ce qu’elle m’a donné, notamment au séminaire que je n’ai pas terminé, (et fait souffrir également) je crois en la véracité des l’écrits d’Allan Kardec Je conçois sa résurrection d’une façon différente, qu’au lundi de Pâques dans la chair. Je la vis tous les jours quand je crois que Jésus descends avec moi dans ma souffrance ou celle des autres, pour ressusciter vers le bien-être profond et la paix intérieure. Bien que je ne connaisse pas, j'aspire voir Jésus, le toucher, le serrer contre moi comme un ami, ce qui ne m'empêche pas de croire qu'Allan Kardec a raison sur plusieurs choses.<BR><BR>Mais cette histoire de souffrance par laquelle on paierait ses mauvais actes est pour moi un obstacle majeur. Je crois au karma positif, mais croire le négatif dépasse mes forces. Vous qui, par votre médiumnité, dites voir un peu mieux hors de la caverne que moi, n'avez-vous pas revue cette position depuis le 19è siècle ?<BR><BR>Excusez la longueur du développement de la question, que j'ai pourtant travaillé une journée entière.<BR><BR>Bien à vous.<BR><BR>Allias Tounesol.<BR>
-
Cette position a été revue et corrigée depuis le 19ème siècle, et nous y avons déjà fait quelques allusions sur ce forum. Si nous portons effectivement le poids de nos antériorités qui ont façonné notre personnalité, il y a inévitablement dans tout cela des erreurs à réparer et des relations de cause à effet d'une vie à une autre. A la lumière de données spirites plus récentes, la conception de l'évolution s'est affinée, faisant intervenir toute la complexité de l'esprit humain qui véhicule inconsciemment la charge de son passé. Nous ne voyons plus l'évolution en termes d'épreuves et d'expiations, mais en terme de nouvelles expériences qui doivent simplement correspondre à l'apprentissage de l'amour, de la responsabilité et de la liberté. Les relations de cause à effet d'une vie à une autre ne correspondent pas à des punitions, mais à des réalités bien naturelles. On sait par exemple que certains handicaps de naissance sont dûs à des angoisses de l'esprit au moment de sa réincarnation. On sait aussi que nous retrouvons en cette vie des personnes que nous avons connu antérieurement, et parfois d'une façon conflictuelle ; le but est alors de faire mieux en cette vie pour peut-être transformer la haine du passé en amour du présent. L'évolution est donc une ligne essentiellement positive d'amélioration individuelle et collective, dans le sens d'un combat à mener contre tous les maux, qu'ils soient physiques, psychologiques ou sociaux.
Bonjour ! Vous semblez intéressé par cette conversation, mais vous n’avez pas encore de compte.
Marre de refaire défiler les mêmes messages ? Créez un compte pour retrouver votre position, recevoir des notifications des nouvelles réponses, sauvegarder vos favoris et voter pour les messages que vous appréciez.
Grâce à votre participation, ce message peut devenir encore meilleur 💗
S'inscrire Se connecter