Donner son corps à la science
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Je travaille dans une faculté de médecine. Et je m'interroge sur le fait que des personnes donnent leur corps à la science. Mais ces personnes peuvent très bien n'avoir aucune notion de l'après-mort, et ne croire en rien, si ce n'est au "néant". Que se passe-t-il alors lorsqu'elles s'aperçoivent de leur nouvel état (si elles s'en aperçoivent) et du devenir de leur corps voué à la dissection ? Avez vous reçu des témoignages d'esprits se trouvant dans cette situation?<BR>Merci d'avance à tous.
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L'esprit libéré de son corps, même s'il ne croit à rien, se retrouve dans un certain état que ce soit la liberté, le trouble, la prostration, l'angoisse, etc., mais c'est avant tout un état spirituel. L'esprit n'est plus alors préoccupé du corps qu'il vient de quitter, corps qui n'a plus de vie propre. La vie qui demeure est celle d'un esprit, qui selon les cas découvre les réalités de l'au-delà ou bien véhicule sa propre angoisse dans un état troublé. Les situations les plus difficiles en rapport avec le corps, sont celles de morts violentes et atroces, où l'esprit peut rester figé sur le dernier instant, traumatisé par ce qu'il vient de subir. Mais c'est essentiellement son esprit qui est traumatisé et qui peut alors rester prostré sur sa dernière image de vie. Le cordon vital étant rompu, il n'y a pas de souffrance corporelle proprement dite, mais l'esprit peut rester figé sur cette souffrance corporelle et la perpétuer en quelque sorte spirituellement. Quant à votre exemple du corps disséqué par la médecine, il n'entre pas dans catégorie dite de mort violente, et n'a donc pas lieu d'être la source d'un traumatisme.