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Bonjour,
Tout d'abord encore merci de votre activité sur ce forum, prendre de votre temps pour répondre encore et encore sur ces sujets.
Je voudrais vous demander de lire ce passage tiré du livre intitulé "La lumière et les ombres du spiritualisme" de Daniel Dunglas Home, médium que je connais assez peu :
"Avant même que j'eusse pu savoir la mort d'Allan Kardec, je reçus de lui, en présence du comte de Dunraven, alors le vicomte Adar, un message ainsi conçu :
« Je regrette d'avoir enseigné la doctrine spirite. Allan Kardec ».
Comparaison faite à une minute près de l'heure à laquelle Allan Kardec est mort et de celle où je reçus cet avertissement on trouva l'intervalle trop court pour permettre même l'hypothèse d'une dépêche télégraphique. Comme, d'autre part, son décès n'avait été précédé d'aucune maladie, d'aucun signe précurseur, on admettra bien que cet évènement était de ceux auxquels je m'attendais le moins.
La très remarquable communication suivante a été fournie par M. Morin, que, de son vivant, Allan Kardec regardait comme un de ses meilleurs médiums.
ALLAN KARDEC
M. MORIN, médium, somnambule parlant
Communication donnée chez M. Caussin, rue Saint-Denis, 345 du 6 novembre 1869[1]
Allan Kardec, parlant par la bouche de Morin, sa confession posthume.
« Dans les dernières années, j'ai travaillé avec soin à éloigner toutes les intelligences, tous les hommes entourés de l'estime publique, et qui, travaillant à la science spirite, eussent pu accaparer pour eut une partie des bénéfices que je voulais pour moi seul.
Cependant, plusieurs d'entre eux, placés très haut dans les sciences et les lettres, se seraient contentés, en se dévouant au spiritisme, de briller au second rang. Mais, dans mon effroi d'être éclipsé, je préférai toujours rester seul à la tête du mouvement spirite, en être à la fois la tête qui pense et le bras qui agit.
Oui, je l'avoue, c'est ma faute si le spiritisme n'a jusqu'à ce jour compté dans ses rangs aucun de ces champions, princes de la parole ou de la pensée. Chez moi, l'homme avait dompté l'esprit. »
Sur l'avenir du spiritisme, tel qu'il l'avait conçu, et sur ses conséquences actuelles, Allan Kardec ajoute :
« De mon vivant, le spiritisme, tel que je le concevais, me paraissait ce que l'homme pouvait rêver de plus grand, de plus vaste. Ma raison s'égarait.
Maintenant, que débarrassé de l'enveloppe matérielle, je regarde l'immensité des mondes, je me demande comment j'ai pu me draper dans mon manteau de demi-dieu, me croire un deuxième sauveur de l'humanité. Orgueil insensé que je déplore amèrement !
Je vois le spiritisme tel que je l'avais conçu, si petit, si restreint, si éloigné, dans ses parties même les moins imparfaites, des perfections qu'il doit atteindre.
Considérant les résultats produits par la propagation des idées spirites, que vois-je à présent ?
Le spiritisme, traîné dans les bas-fonds du ridicule, représenté par d'infimes personnalités, que j'ai trop élevées moi-même.
En voulant produire le bien, j'ai motivé beaucoup d'aberrations, qui enfantent le mal.
Au point de vue de la philosophie, peu de résultats. Pour quelques intelligences, combien d'ignares !
Au point de vue religieux, que de superstitieux sortis d'une superstition pour tomber dans une autre !
Conséquences de mon égoïsme.
Si je n'avais pas écarté les intelligences transcendantales, le spiritisme ne serait pas exclusivement représenté, dans la majorité des adhérents, par des adeptes pris au sein des classes laborieuses, les seules chez lesquelles mon éloquence et mon savoir ont pu avoir accès.
ALLAN KARDEC. »Tel est le message fourni à M. Morin par son ancien hiérophante."
Connaissiez-vous cet ouvrage ? Savez-vous si ce message provient effectivement de Mr Kardec ?
Merci d'avance,
bien cordialement