Règne animal et règne humain
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Bonjour à vous et bonne année,
Ressortant d’une discussion très intéressante (mais ô combien épuisante !) avec un ami adepte de biologie (et évidemment dubitatif en ce qui concerne l’existence de l’esprit…), il en est fatalement ressorti la question de la notion de règne animal et humain dans le spiritisme, et notamment la différence entre les deux. J’ai cru comprendre à travers mon parcours de lecture spirite, que l’esprit d’un être humain ne pouvait pas s’incarner dans un cerf (par exemple), et que ceci ne tenait pas seulement de la qualité d’évolution au niveau corporel dudit cerf - ne permettant pas ainsi de recevoir toute la complexité de l’esprit humain - mais également qu’il existait une délimitation infranchissable entre les esprits animaux et humains car devant évoluer de leurs côté dans le règne qui leur est assigné.
A partir de cela, plusieurs questions : Dans l’Evolution Animique de Gabrielle Delanne, on peut y lire (entre autre), les mots suivants (p.72) : « […] Il faut donc que nous démontrions l’unité du principe pensant chez l’homme et les animaux, que nous établissions qu’il n’y a pas de transitions brusques entre eux et nous; que la loi de continuité n’est pas interrompue; que l’homme ne forme pas un règne à part dans la nature; et que c’est par une évolution continue, par des efforts sans cesse réitérés, qu’il est arrivé à occuper le point culminant de la création. »
Il est donc annoncé ici qu’un être humain est plus évolué que l’animal et qu’en conséquent, du moins c’en est mon interprétation, l’esprit d’un cerf ou d’un singe pourrait parfaitement dans quelques vies, s’incarner dans un corps humain après avoir acquis une certaine puissance intelligente, ou à l’inverse, la femme que je suis actuellement a très bien pu être un gorille il y a de nombreuses vies de cela. Il y a bien ici l’idée un rapport d’évolution entre ce que nous appelons Animal et Homme ? D'ailleurs ce qui serait assez logique en vue des théories darwiniennes sur l'évolution de l'espèce humaine, si nous partons du principe que nous provenons d'un primate (un animal ou un être humain à l'état primaire ?)
Dans le Nouveau Livre des Esprit, il y est également plusieurs fois répété que les animaux et les hommes (je n’ai pas de citation à l’appui cette fois) se rejoindrons et se confondrons lorsque leurs esprits auront atteint la perfection. Ce qui induit donc l’idée un chemin d’évolution spirite unique à travers l’Animal puis l’Homme ?J’aimerais donc connaître votre avis sur l’ambiguïté que je ressens à parler de règne animal et humain de façon stricte et délimité, et peut-être m’éclairer sur mon idée de base qui était que ces deux espèces ne communiquaient pas du tout au niveau des réincarnations.
Je vous remercie beaucoup. Et vous souhaite une bonne journée en ces temps maussades de barbarie irraisonnée.
Julia.
PS : Je crois que la section "recherche" de votre forum a un problème, elle renvoie constamment à une page blanche et un message d'erreur. (à moins que cela vienne de mon ordinateur)
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Bonjour Julia,
Dieu a créé la totalité des univers et des éléments qui les composent et les habitent. Ainsi dans tout minéral, tout végétal, il y a une parcelle divine.De même Dieu a créé le règne animal et le règne humain à toutes fins de s'équilibrer et d'évoluer ensemble, pour des raisons vitales mais ces règnes sont bien distincts,même s'il y a des analogies.Ainsi il a une évolution, une progression au travers de vies successives,les animaux se réincarnant deux fois plus vite que les humains, pour aboutir à une forme de perfection ne nécessitant plus de revenir à la vie incarnée.Il y a en quelque sorte convergence des règnes dans la perfection mais cependant la conscience et l'intelligence ne sont pas similaires et ne peuvent être comparées.Ainsi l'esprit d'un animal ne transmigre pas chez un humain pas plus qu'un être humain ne peut devenir un animal.Ces deux règnes évoluent en parallèle, s'équilibrent mutuellement sans cependant jamais se confondre si ce n'est dans la perfection et dans la compréhension du créateur commun.
Cordialement.