Suicide à petit feu
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Bonjour à tous ami(e)s spirites
Ma question est pleine d'humour noire mais j'aimerais que vous la preniez au sérieux.
Je pense au suicide... mais j'y renonce car la pensée spirite, les médiums et tout ce que j'ai pu lire sur l'au-delà disent que c'est une très mauvaise solution qui ne règle rien aux problèmes.
D'après ce que j'ai compris, suicidé, je resterais sur terre à l'état de spectre, à tourner en rond, à essayer de dire à mes proches que je regrette mon geste, à me tourmenter l'esprit (c'est le cas de le dire !!!), et à ne pas écouter mon guide qui peut-être essaierait de me conseiller (mais comment au juste, que me me dirait-il?).
Par contre, si je choisis la voie de l'autodestruction (tabac, alcool, vie nocturne) je diminuerais certainement de plusieurs années mon espérance de vie, et celle-ci se terminerait donc plus tôt mais sans brutalité.
Ma question est la suivante. Me considérera-ton comme un suicidé ou m'accueillera t-on comme quelqu'un qui a vécu sa vie dans la souffrance mais jusqu'au bout...C'est une question sérieuse. Merci à toutes et tous et bonne semaine
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Bonjour,
C’est surtout sur les raisons et causes de l’idée suicidaire qu’il faut s’arrêter : une situation sociale grave, un relationnel difficile, un état de dépression chronique, voire un handicap ou une grave maladie… Quand il est dit que le suicide est une mauvaise solution qui ne règle rien au problème, cela signifie que l’état d’esprit ne change pas en passant de vie à trépas. L’esprit transporte avec lui son malaise dans l’autre monde, le malaise de ne pas avoir réussi à dépasser son dégoût de vivre, et dans l’autre monde c’est le bilan d’une vie écourtée qui le conduit à se trouver à nouveau tourmenté de ne pas être parvenu à surmonter les difficultés. Et il faudra alors envisager une nouvelle incarnation avec l’angoisse de reproduire les mêmes faiblesses psychiques dans une nouvelle vie. C’est donc ici et maintenant qu’il faut tenter de dépasser les problèmes en se faisant aider, pour essayer de vivre l’existence jusqu’à son terme naturel.
Si les addictions agissant comme un palliatif, compensent un peu un mal de vivre, c’est sans aucun doute une forme d’autodestruction, mais cela laisse encore la porte ouverte à un espoir possible. Et si c’est un suicide à petit feu, cela malgré tout, n’a pas la brutalité et la violence (physique et psychique) du suicide réel.
Pour votre propre cas, vous ne précisez pas quelle est la nature de votre tourment, si bien qu’il m’est difficile de vous répondre plus précisément. Les raisons de l’état suicidaire sont multiples et l’on ne peut avoir une réponse globale pour tous les cas. Nous ferons une différence entre la dépression du mal de vivre (qui peut trouver des solutions si on les cherche) et des situations extrêmes de misère, de handicap grave ou d’une dégénérescence irréversible qui conduira à la mort dans de grandes souffrances. Toute chose n’étant pas comparable, l’on fera toujours une différence entre ce qui est réellement invivable dans la souffrance et ce qui pourrait être surmonté par une aide psychologique.