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Démarche scientifique

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  • J Hors-ligne
    J Hors-ligne
    Jean-Marc e
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Bonjour,

    Je prends le temps de préciser ma question.

    Si certaines études avec démarche scientifique ouvrent certaines voies, mais ne sont cependant pas agréés par la communauté scientifique, parfois assez dogmatique, surtout lorsqu'elles ouvrent des résultats, vers l'inconnu, il y a le problème d'autres études, qui elles, arrivent à ne rien prouver, malgré une réalité éprouvée

    D'autres études, par exemple au niveau de la médiumnité, confortent les sceptiques par des résultats négatifs. Pourquoi ?

    Dans la psychologie de la démarche scientifiques, il y a des éléments reconnus par les scientifiques eux-mêmes : dans l'observation, on induit inconsciemment que l'on veut trouver ou prouver (ou que l'on ne veut pas trouver), le choix (inconscient ou non) des sujets peut aussi influencer les résultats, il y a aussi un dogmatisme, une mauvaise foi à cause de la peur de l'exclusion de la communauté scientifique, ...

    En d'autres termes, à côté d'un certain dogmatisme scientifique, d'une certaine mauvaise foi, etc. qui peut expliquer en partie la non reconnaissance de phénomènes paranormaux, il y a aussi objectivement une rencontre difficile entre le paranormal et la science, notamment au niveau statistique, du principe systématique des phénomènes, du principe de "reproduisibilité" systématique, etc. bref, tout ce qui entre dans le principe objectif de la validation scientifique.

    Je ne parle pas non plus de la constatation exacte de fraudes dans le chef de l'observé, des problèmes psychiatriques de certains, de phénomènes interprétés à tort de manière paranormal qui ont été expliqués de manière adéquatement logique et scientifique ... qui donnent de l'eau au moulin aux sceptiques.

    Mais il y a aussi des études qui sont menés par des scientifiques qu'on ne peut pas qualifier de sceptiques dans un sens, ni d'illuminés dans l'autre sens, par exemple, le Docteur Charbonnier. Celui-ci étudie la possibilité de la décorporation lors des expériences proches de la mort à l'aide un écran aléatoire (vous connaissez, je suppose). Ceci ne donne aucun résultat, malgré les témoignages.

    Ma question est donc très précise et en même temps très humble qui ne connaît que des éléments de science que de manière vulgarisée : à côté de la mauvaise foi, du dogmatisme, tromperies, ... que j'ai mis du temps à exclure du faisceau de la question pour les écarter de votre réponse, pourquoi, objectivement, cette difficile rencontre, au niveau objectif et statistique entre la démarche scientifique et les phénomènes paranormaux en général ?

                                                   Jean-Marc
    
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    • J Hors-ligne
      J Hors-ligne
      Jacques g
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Bonjour,
      L'étude scientifique du paranormal a existé au temps des métapsychistes il y a une centaine d'années, avec des expériences d'ectoplasmie sérieusement menées dont tous les résultats ont été consignés. Il est dommage que même les parapsychologues d'aujourd'hui ne souhaitent plus s'y référer, au prétexte qu'il faut réviser les protocoles d'expérimentation à chaque époque. Nous pensons pour notre part que la recherche avancerait mieux si elle tenait compte de sa propre histoire, une histoire correspondant à une addition d'expériences successives qui doivent toutes être considérées même lorsqu'elles sont éloignées dans le temps. D'autres moins éloignées comme celles de J-B Rhine, on fait l'objet d'études statistiques sur la télépathie et la clairvoyance, avec des résultats incontestables. Et enfin les études d'aujourd'hui sur les EMI ouvrent de nouvelles possibilités de recherches. Vous évoquez à ce sujet la mise en place d'écrans aléatoires qui ne donnent pas les résultats escomptés, ce qui était prévisible du fait que les EMI ne se produisent pas systématiquement dans tous les cas de coma ou de mort clinique et quand elles se produisent, il n'y a pas un modèle précis : l'esprit dédoublé de la personne ne va pas systématiquement se retrouver sur les lieux pour explorer la salle d'opération. On est donc bien obligé dans ce domaine de faire des recoupements de témoignages et d'avoir une démarche scientifique qui sera surtout intellectuelle et déductive à partir de ce qui est constaté : continuité d'une activité de l'esprit malgré l'électroencéphalogramme plat, etc.
      Maintenant concernant les phénomènes plus classiques et longue date étudiés comme l'action de la pensée, le magnétisme, la clairvoyance ou la médiumnité, peu de recherches sont vraiment engagées aujourd'hui, et cela par manque de volonté. En science, il faut avoir un but, à savoir partir d'une hypothèse que l'on va tenter de démontrer. L'hypothèse est posée, c'est l'indépendance de l'esprit par rapport au corps, c'est sa survie dans un au-delà, sa réincarnation, etc. S'il y a de nombreuses preuves par le raisonnement et la déduction, il est plus difficile de mener une étude systématique, dans la mesure où les critères scientifiques ne sont pas définis de la même façon par tous.
      La fameuse "reproductibilité" n'est pas en soi un problème, car dans une médiumnité par exemple, le phénomène en lui-même se produit toujours de la même façon. Il est donc reproductible à cet différence près que ce n'est pas toujours le même esprit à chaque fois.
      Ces études-là, dans le passé appartenaient aux différents instituts de recherche psychique, avec en France l'Institut Métapsychique, un institut qui après avoir végété pendant une trentaine d'années, renaît aujourd'hui, mais dans une perspective à notre sens trop élitiste et intellectuelle où la question de l'expérience n'est pas suffisamment prise en compte, avec en outre une limitation que nous ne comprenons pas : éliminer l'hypothèse spirite de la survie de l'esprit après la mort en tant qu'objet de recherche.
      Ensuite, il faut faire intervenir des critères qui rebutent la science. Prenons un exemple, celui de la séance spirite : il faut déjà un bon médium dont les capacités ont été bien développées ; il faut ensuite que les assistants soient dans de bonnes dispositions de pensée pour que les choses se passent bien, car l'esprit a besoin de l'énergie fluidique des participants pour se manifester correctement. Nous sommes déjà là face à des critères que le scientifique aura du mal à prendre en compte, car pour lui, comment quantifier une pensée, un fluide, un état d'esprit, qui sont indispensables au bon déroulement de la manifestation ? On peut poser le même problème concernant des actions thérapeutiques en magnétisme ou autre moyen. Si le patient bloque, même inconsciemment, il y a peu de chance d'obtenir des résultats, alors que s'il est confiant tout devient possible. On est donc bien obligés de tenir compte de critères qui seront qualifiés d'irrationnels ou subjectifs, alors même que ce sont des critères déterminants quand l'on est, non pas dans les sciences dures, mais dans les sciences humaines, au même titre que pour la psychologie par exemple.
      Il est donc indispensable de poser les critères des sciences humaines qui ne sont pas les mêmes que ceux de la physique ou de la chimie. C'est sur ce point que les choses ont tendance à bloquer, mais il y a aujourd'hui une tendance qui se développe, celle de scientifiques plus ouverts qui n'hésitent pas à réviser leurs anciens modèles d'une science matérialiste qu'ils estiment dépassée.

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