Funeste recueil
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Funeste recueilJe me sens différent, nonchalant j’écume le temps et ressasse mes relents.
Vis de labeur, je prends l’honneur d’essuyer la sueur, j’étais forgeur ou ferrailleur.
Le temps a perdu son importance, ma seule potence soutien mon errance.
Seul je suis depuis toujours, mais en ce jour, le calme s’étouffa sous des pas lourd.
Attaché à mes rituels je ne pu bouger de mon hôtel. Je suis frêle, et toujours blême.
Le bruit prévenant se matérialisa en silhouettes exubérantes.
D’instinct je sortis de moi-même et transmis de mes pores une onde de poème :Que ton sang se glace, ce lieu est menace
Tel un cerbère gardien d’un mythe tenace
Je suis l’impasse, d’où l’on trépasse,
Un verre se casse…Le bruit prévenant, en mon contrôle se fit strident.
Trois visages tels des mirages se mirent en âge.
Ma vision sans frontière perdu ces corps éphémères.
L’atmosphère s’intensifia quand de ces lieux mon être transpira.
Je veux être seul, avec pour seul linceul, mon funeste recueil.Voila c'était juste partager cette envie soudaine d'écrire ceci.
Oui j'aime m'imaginer des histoires tristes avec tout ce que comporte l'attache à la matière pour un être libéré mais aveuglé.Je suis moi-même dégouté par ce monde décadent, où rien ne nous porte, ne nous rassemble, ne nous unie pour avancer vers la lumière... Pouha l'argent ?!! Ouais foutaise... Parfois les plus belles choses m'ont l'air souillé tellement l'air ambiant est pollué. Je le sais, c'est une erreur, pas de rancœur... C'était pour le meilleure et le pire.
Cordialement A.D.
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Bonjour,
Vous avez l'âme poétique et c'est déjà bien... Mais quant à ce monde décadent qui vous attriste tant, vous en faites partie, vous en êtes l'acteur comme tout un chacun. Etre dégoûté du monde, c'est refuser de participer à sa transformation possible, c'est se mettre à l'écart en croyant que les défauts n'appartiennent qu'aux autres. "Rien ne nous porte" dites vous, mais avez-vous eu l'idée, non pas d'être porté, mais de porter vous-même ? Le monde ne vous plaît pas, hé bien figurez vous qu'il ne nous plaît pas non plus, mais que la seule solution, c'est de se sentir partie prenante et donc de s'investir d'une façon ou d'une autre dans une responsabilité qui engage notre être. Si nous sommes là c'est bien pour quelque chose, alors que chacun prenne sa part au juste combat pour le bien, pour le beau, pour la justice et la liberté, et que les plus pessimistes trouvent enfin le sens d'une vie utile car il y a tant à faire. Sans tomber dans le religieux, prenez les exemples de l'abbé Pierre ou de soeur Emmanuelle (qui d'ailleurs étaient au-delà du religieux) et dites-moi si le combat ne mérite pas d'être vécu, chacun à la place qui lui revient, dans un élan pour de justes causes, et peut-être avec un esprit de révolte mais jamais dans un esprit de résignation.
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