Les grands singes et nous
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Bonjour, Jacques,
Dans votre réponse 12914, vous dites que de ces expériences, on ne peut pas conclure à un processus d'hominisation mais que l'on découvre dans l'intelligence animale des possibilité d'éducation, d'entraînement, de reproduction par mimétisme ou de communication réelle ainsi que des possibilités mémorisantes et réflexives que l'on ne supposait pas.
Lorsqu'il y a six millions d'années l'hominisation de certains grands singes a commencé, êtes-vous certains qu'il n'en étaient pas à ce stade qui nous parait aujourd'hui proche de l'animalité ? Et pourtant . . .
Merci de votre réponse et bonnes fêtes. -
De ce que l'on sait de l'hominisation dont l'origine remonte à environ six millions d'années, c'est qu'il y a eu des variations considérables des corps physiques qui se sont étalées sur le temps. Mais déjà en considérant le pithécanthrope (voire même l'australopithèque), les différences avec le singe (même celui d'aujourd'hui) sont manifestes au niveau de la structure du crâne et du positionnement de la colonne vertébrale qui a conduit à la station debout. Ce ne sont là évidemment que des caractéristiques physiques -et il y en a bien d'autres- qui ont été détaillées par les paléontologues. D'un point de vue spirituel, et selon la version spirite, les premières mutations conduisant à l'hominisation, ont été provoquées par des esprits de type humanoïdes provenant d'autres mondes, qui se sont réincarnés dans des corps animaux terrestres, à savoir au travers des corps d'une lignée appelée communément "les grands singes". Et c'est à partir de ces nouvelles présences humanoïdes (spirituellement parlant), que les corps se sont modifiés dans de lentes transformations aboutissant à l'homo sapiens d'aujourd'hui. C'est à partir de là également que la lignée humanoïde s'est différenciée de la lignée animale, développant des capacités de maîtrise de la nature (chasse, pêche, artisanat, etc.). Pour en revenir à votre question, s'il fallait que le singe d'aujourd'hui, soit appelé à évoluer vers l'hominisation, il faudrait alors que s'incarnent chez le singe, des esprits de type humain ou humanoïde comme ce fut le cas en d'autres temps. Mais d'un autre côté, dans l'évolution transformiste, on ne voit pas de retours en arrière ou de répétitions d'un processus naturel, ce qui serait là comme un répétition du processus d'hominisation six millions d'années après le précédent. La nature nous a plutôt montré des processus de diversification et de complexification des espèces, mais il ne semble pas qu’on ait observé des renouvellements de processus plus anciens, comme si en quelque sorte la nature se mettait à balbutier. La seule chose qui fut observée, c’est que des espèces dites fossiles, ont pu rester figées dans une même apparence durant des millions d’années, tandis que d’autres, issues de ces mêmes espèces, ont produit de nouvelles lignées toujours plus complexes. Il y a ainsi des espèces qui n’évoluent pratiquement pas, comme si la nature nous laissait des traces du passé au travers « d’espèces témoin ». Quant aux singes ils se sont diversifiés dans une évolution qui pour le moment reste a priori de nature animale, une nature qui évolue selon ses propres modes. On voit certes des choses extraordinaires chez les singes, et qui pourraient le rapprocher de l’homme, mais c’est peut-être simplement qu’il y a chez eux des formes d’intelligence que nous n’avions pas soupçonné.
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