Attachement entre un esprit et une enfant.
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Ma question en est-une, et est aussi et plutôt un témoignage.<BR>Ce matin, une amie d'un certain âge me parle de sa petite fille de 4 ans, qui adore dessiner et qui se distingue d'ailleurs par son don en la matière.<BR>Elle me dit que cette petite fille dessine, comme tous les enfants, des princes, des princesses et des châteaux, mais elle ajoute une particularité, il y a toujours le compagnon de sa grand mère qui est présent, avec une aile du château pour Mamie, et une aile pour Mimi, elle le le représente, et il semble que Mimi soit souvent dans sa conversation et dans ses jeux.<BR>Un jour, dans l'avion qui les menait en vacances, la petite s'est exclamée en regardant par le hublot:"Regarde Mamie, Mimi est là, il nous regarde du ciel!"<BR>Or, la Mamie m'affirme ne lui en avoir jamais parlé, et je la crois, elle n'est pas du genre à mentir.<BR>Mimi, un soir, s'était isolé avec la petite qui n'avait encore que deux mois.<BR>Il la tenait face à lui dans ses bras et il lui a longuement parlé, de quoi, personne ne l'a jamais su.<BR>Le lendemain, Mimi, qui avait été roulé par son banquier et avait perdu des sommes énormes, ce qu'il n'avait pas osé annoncer à sa famille, Mimi donc se donnait la mort avec son fusil de chasse en pensant soulager tout le monde.<BR>Il semblerait qu'il y ait une compicité entre eux, c'est comme s'il faisait partie de sa vie, mais, dirait-on, sans être négatif, que du contraire.<BR>Je suppose que l'on peut imaginer y voir une manifestation de la présence d'un esprit et de son attachement à l'enfant.<BR>Ou bien peut-il s'agir des non-dits qui dans les familles sont perceptibles, voire tangibles tant leur impact silencieux est puissant.<BR>Mais je pensais que les esprits suicidés erraient dans la peine, or ici, il semblerait qu'il n'y ait que du bien.<BR>Faut-il donner des conseils particuliers à cette amie, en toute discrétion?<BR>Une fois sortie de l'enfance, l'enfant sera-t-elle encore sensible à ces manifestations, si c'en sont vraiment?<BR>Merci de votre commentaire.<BR>Michel.
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Bonjour Michel, au regard de ce témoignage, on peut en effet penser que ce grand- père soit resté proche de cet enfant, d'autant plus que comme vous le narrez, la veille de son départ prématuré et volontaire, il s'était entretenu avec cet enfant ( lui livrant peut-être son secret et sa décision, lui disant sans doute qu'il continuerait de veiller). L'enfant peut aussi avoir intégré ce grand-père à sa vie, car on lui en parle sans doute, on lui montre des photos et ainsi malgré l'absence, ce " manquant" devient présence, vivant au ciel telle l'image véhiculée dans les réponses faites à l'enfant.<BR>Si en effet les " suicidés" regrettent leur geste, il est erroné de dire qu'ils errent dans la peine. Il y a une continuité à la vie et au-delà des regrets, cette vie continue dans la mort qui n'est pas le néant et pour continuer, elle se traduit en espoir et en avancement. Si il existe un lien affectif d'importance entre ce grand-père et cette enfant, la sensibilité inhérente à son jeune âge peut s'affaiblir, voire disparaitre, ce qui n'engendre pas pour autant l'oubli.<BR>Cordialement