Trouble et décorporation nocturne
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Bonjour à tous,<BR><BR>Merci à Jacques pour sa réponse (10942)<BR><BR>Qu’elle est la différence d’état de conscience de l’esprit entre une décorporation nocturne et le moment ou l’esprit se désincarne après sa mort ? J’ai bien compris l’état de trouble que subisse la plupart des esprits et c’est justement la ou je veux en venir.<BR><BR>Pourquoi il y a-t-il trouble alors que l’esprit connaissait déjà l’au-delà lors des décorporations nocturnes ? Comment peut-il ne pas savoir où il est alors qu’il sortait chaque nuit de son corps ?<BR><BR>J’ai eu l’occasion de voir un passage de l’émission de Mireille Dumas ou elle recevait le père François Brune (j’ai fait une recherche dans le forum sans rien trouver sur lui). Ce prêtre et théologien est particulièrement connu pour ces travaux de communication sur l’au-delà. Il a notamment écrit « Les Morts nous Parlent ». Je ne connaissais pas cette personne avant mais ce que j’ai retenu, c’est qu’il est totalement convaincu que l’esprit est éternel, de la réalité de la survie après la mort, de la communication avec l’au-delà, de la réincarnation et également du parcours d’évolution de l’esprit. Bien sûr, beaucoup de terme diverge du vocabulaire spirite mais on s’en approche. Il place le terme « purgatoire » pour le bas astral par exemple.<BR><BR>Ce qui m’a surtout frappé dans ces propos, c’est la position de l’église concernant ces travaux. Cet homme est prêtre de l’église catholique et malgré quelques réticences au début, il dit ne pas subir de pression de la part de l’église. Doit on en conclure que l’église est également en quête de vérité ? Serait elle prête à remettre en question les fondements mêmes du Christianisme ?... Sincèrement, j’en doute mais c’est tout de même assez troublant. <BR><BR>Merci de votre réponse !<BR><BR>Cordialement,<BR>
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La décorporation donne lieu à une furtive et partielle incursion dans l'autre monde, mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'une immersion totale comme pour l'esprit désincarné, ce qui représenterait une grande difficulté psychique à revenir sereinement au corps physique. On peut supposer qu'il s'agit davantage d'une certaine perception de l'au-delà, mais qui n'est pas comparable à la réalité vécue par un esprit désincarné, sinon on aurait un mal fou à en revenir chaque matin. <BR>Quant au trouble naturel au moment de la désincarnation, il est dû au choc du changement d'état avec la rupture du lien fluidique qui relie le corps et l'esprit (ou plus exactement au périsprit). C'est la perte totale du repère corporel (qui n'existe pas durant le sommeil), et c'est aussi dans le cas des morts violentes, le traumatisme d'un choc que l'esprit ne parvient pas à assumer immédiatement dans cette perte de repères.<BR><BR>Le père Brune a fait avancer les choses, mais il ne croit pas encore à la réincarnation, ou tout au moins ce n'est pas une hypothèse qu'il retient, car la remise en question des dogmes irait encore plus loin, ce qui risquerait de l'éloigner définitivement de son Institution. Il n'est pas le seul prêtre à avoir envisagé la manifestation des esprits, et déjà le Vatican a fait quelques concessions sur ce sujet, sans pour autant le crier sur tous les toits. Vous trouverez à la question 3415, un extrait d'une déclaration officielle du Père Concetti, et agréée par le Vatican, qui montre que l'Eglise admet désormais la possible manifestation des morts.<BR><BR><BR>