témoignage de Karine sur www.ephphata.com/le-site.html :
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Bonjour,<BR>Je lis régulièrement vos écrits, et ma recherche s'étend également entre autres aux divers témoignages communiqués sur les différents sites.<BR>J'ai lu le témoignage depuis l'au-delà de Karine, et celle-ci affirme dans ses communications que l'avortement est un crime qu'il faudra payer. J'ai lu également dans vos écrits que lorsque le foetus avait une malformation, qui résultait d'angoisses liées à la réincarnation ou d'angoisses du père et de la mère, l'avortement n'avait rien d'un crime puisque l'esprit que l'on renvoyait dans l'au-delà et qui avait subi une forme de trouble lors de la réincarnation pourrait à nouveau choisir de se réincarner dans la meme famille dans de meilleures conditions.<BR><BR>Les esprits font ils une différence entre un avortement lié à une malformation et un avortement d'un foetus en bonne santé pour lequel aucune raison "médicale" ne cautionnait cet acte ? Que pensent ils de l'avortement d'un foetus en bonne santé ?<BR><BR>A la lecture du témoignage de Karine avec toute la prudence que vous recommandez, certains des écrits traduisent probablement ce qu'aimeraient savoir les parents et il se pourrait qu'une forme d'autosuggestion intervienne pour les aider à se rassurer eux-memes quant à la survie de l'ame de leur fille - je ne remet bien sur pas en doute ce témoignage et suis consciente de la douleur de ses parents. Karine traduit-elle alors ce qu'elle pensait et pense encore de l'avortement (elle fait allusion à sa vie terrestre et elle était alors fermement opposée à l'avortement) ou peut etre ce que pensent ses parents sur ce sujet ? <BR>Elle dit également qu'il y a des esprits supérieurs, et qu'elle n'a pas leur connaissance, ce qui peut etre expliquerait cette divergence de points de vue.<BR>Je vous remercie par avance pour votre réponse ainsi que pour votre disponibilité. C'est un peu comme si on vivait avec vous puisqu'on vous sollicite tous les jours de la semaine et à n'importe quelle heure

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Il s'agit, je suppose, du livre "Karine après la vie" mais que nous n'avons pas lu. L'affirmation "l'avortement est un crime qu'il faudra payer" est une phrase très réductrice, qui, même si elle appartient à un esprit, ne donne pas la mesure de l'importance du problème. La base spirituelle de ce problème est certes toujours la même et déjà évoquée dans le Livre des Esprits d'Allan Kardec, à savoir que l'esprit se réincarne au moment de la conception et que tout avortement naturel ou provoqué, correspond à une mort, d'où le terme de crime employé dans le Livre des Esprits pour l'IVG provoquée. <BR>Au-delà de ce principe immuable, il n'est pas interdit d'élargir le débat d'un point de vue éthique en considérant les problèmes de milieu social ou familial, d'inceste ou de viol, de misère, de souffrance psychique ou physique, et des problèmes biologiques comme les malformations évoquées dans votre question ou d'un danger vital pour la mère. Les esprits ont été clairs sur ces deux derniers points, admettant l'IVG dans ces cas. Concernant les autres cas, ils ont soulevé le problème en précisant qu'une contraception mise à la disposition de toutes les femmes serait déjà une partie de la solution. En disant cela, la question est évidemment élargie au monde entier, et c'est de ce point de vue qu'il faut envisager le problème dans notre réflexion humaine, en évitant des jugements hâtifs qui, de toute façon, ne résoudront rien. Il y a un problème moral, en effet, mais cela devient surtout un problème éthique de société, si l'on considère que dans de nombreux pays, la contraception est pratiquement inaccessible à toute une partie des populations. L'IVG ne doit donc pas se réduire à un jugement moral qui définirait une notion de crime sans autre réflexion sur le sujet. Imaginons par exemple le cas de conscience d'une jeune fille se retrouvant enceinte suite à viol ou inceste, la réponse sera-t-elle si simple ? <BR>Quant à l'expression "un crime qu'il faudra payer", il s'agit vraiment d'une maladresse de langage, car toutes les erreurs commises sur Terre ne se comptabilisent pas en termes de "dettes à payer". Sur ce point comme sur d'autres, l'évolution de l'esprit ne se traduit pas en terme de punitions expiatoires, mais en terme de prise de conscience progressive dans l'apprentissage de l'amour. Un esprit peut être meurtri dans la prise de conscience de ses erreurs passées, un criminel peut vivre un profond remords, mais ce ne sera qu'une conséquence de sa prise de conscience, sans qu'il soit besoin d'y ajouter un jugement punitif extérieur à lui-même. <BR>