interrogation
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Dans ma vie professionnelle, j'accompagne des personnes en fin de vie et je me pose beaucoup de questions. Comment et à quel moment peut-on dire qu'une vie est réellement terminée. Je vois tellement de gens lutter contre la mort que je ne peux m'empêcher de penser pourquoi?N'ont-ils pas mené leur mission à terme? Sont-ils accrochés à ce point à ce qu'ils croient de la vie. Je ne sais pas et surtout cela me laisse plus que perplexe quant à la qualité des soins que j'ai à leur proposer. Je dois vous préciser que mes patients sont atteints de démence sénile et que la prise en charge est d'autant plus difficile qu'ils ne peuvent plus s'exprimer quant à leurs désirs. Je tiens à vous dire que j'apprécie particulièrement le contenu de vos réponses, je trouve que vous vous dirigez vers une humanité qui me convient et je remercie bon nombre de participants à votre forum car leurs interrogations sont les miennes, surtout lorsqu'ils s'interrogent sur ce que peut-être un esprit juste. Merci à vous.
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Bonjour Betty, La résistance à la vie peut être mise en rapport avec l'instinct de conservation et certainement aussi avec l'angoisse de la mort, de l'inconnu car la mort demeure un sujet tabou , sujet sur lequel il est plus fait allusion à des hypothèses qu'à des certitudes. Je pense que la philosophie spirite plus répandue amoindrirait cette angoisse et cette résistance. Ainsi plus que de résister dans des conditions difficiles, les hommes et les femmes tels ceux qui vous entourent se laisseraient glisser vers cette autre vie sans appréhension, ce qui serait ioncontestablement mieux pour eux et plus largement pour tous, car en effet, Betty, lorsqu'une vie est arrivée à son terme, ou que l'esprit "capitule" en quelque sorte, on peut se sentir désorienté , impuissant et interrogatif face à la résistance vitale.<BR>Bien à vous