La liberté
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J'ai de plus en plus le sentiment que notre conscience n'est qu'une pointe, que la société suit des lignes de forces qui agissent plus les politiques qu'elles ne résultent de leur action. Notre vie nocturne, le dialogue des esprits, ont-ils un impact sur notre vie consciente? Notre liberté ne résiderait-elle pas plus en notre esprit que dans une conscience qui obéit à trop de déterminismes?
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La liberté et le déterminisme, c'est la grande question philosophique par excellence, sur laquelle il y aura toujours à dire et à discuter. La philosophie spirite intègre les deux concepts de déterminisme et de liberté, pour toutefois insister sur une liberté qui doit grandir par la connaissance, la prise de conscience et l'action. Il y a donc pour tout le monde une part de déterminisme et une part de liberté, inégale selon les individus, selon que l'on soit passif et résigné ou bien actif et volontaire. <BR>je ne vois pas bien la différence que vous faites entre esprit et conscience, car s'il y a conscience, il y a une mise à distance des déterminismes ; et il est vrai que de ce point de vue les rencontres dans le sommeil peuvent avoir leur impact et leur importance. La conscience est un attribut de l'esprit qui permet justement de mesurer les déterminismes sociaux, éducatifs et autres, pour mieux les affronter, pour mieux s'en libérer, et pour éventuellement se donner les moyens de passer outre. C'est là que l'on en arrive à la notion essentielle d'action, parce que c'est par l'acte libérateur que l'on s'oppose aux situations figées. Il semble donc que la liberté commence par la prise de conscience, mais elle devient effective par l'acte qui suit la pensée.