un nouveau président
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Nous voici avec un nouveau président, qui devra rassembler les français mais d’abord composer avec les siens, les écologistes et les extrémistes de gauche. Les Français ont sanctionné son prédécesseur, pas si mauvais que cela sur son bilan global, n’en déplaise à certains; il a été sanctionné moins pour l'action qu'il a menée que pour sa personnalité. La France a toujours eu besoin de président pacifique et qui « rassure »; Sarkozy a sans doute été victime de son agitation permanente, de son omniprésence, de ses très nombreuses maladresses et de la haine d'une large partie de l'opinion et des médias. Victime aussi de la crise qui a contrarié le cours de ses réformes. L’histoire le jugera. Hollande lui, est un homme de compromis, et le peuple l'a senti, dans une période agitée. Mais sa sagesse sera-t-elle compatible avec les orages qu'il va devoir affronter ? Ses intentions sont bonnes : rassembler, être "le président de tous". Il l’on tous dit, c'est évident, qui ne le souhaite pas en accédant au pouvoir ? "Trop de fractures, de blessures, de ruptures…"dit-il… mais encore une fois cela relève de l'évidence. Ensuite, changer. "Les Français viennent de choisir le changement." Mais quel changement ? Il faut que ça change, ça ne peut plus durer, et en attendant, on s'accommode des inégalités. On avance des idées, on fait des promesses. On sait que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ! Le langage de Hollande, tout comme les anciens autres candidats est de nature politicienne et lorsqu'on l'entend désormais énumérer son programme, on peut être inquiet : " Préserver notre modèle social, redresser notre production, réduire notre déficit, préserver l’éducation, l’environnement, réorienter la construction européenne (les textes européens empêchent toute initiative personnelle sans l’accord des autres pays membres)... Est-ce de la démagogie, du populisme ? Comment en cinq ans financer ce programme, surtout dans la situation actuelle de la France et de notre planète ? Surtout après avoir dénoncé pendant toute la campagne l'impéritie de son prédécesseur durant son quinquennat ! On veut bien croire au rêve Hollande, moi le premier, mais à condition qu'il parle un langage de vérité dont il faisait une valeur sacrée au début de sa campagne. La vérité exige qu'il dise au peuple qui l'a élu le coût de ce plan et le coût des sacrifices qu'il implique et que ce sont les classes moyennes qui vont assumer cette charge. A titre personnel, je crains que notre pays soit entré dimanche dans l'ère de l’espérance chimérique.