Peut-être faudrait-il revenir à la conception du divin selon le spiritisme, décrite par Allan Kardec qui s'appuyait sur ce qu'il appelait "les attributs de Dieu" pour faire la démonstration de son existence. On retrouve cette argumentation dans "Le Livre des Esprits" et dans "La Genèse selon le spiritisme", ainsi que dans l'article qui résume tous ses arguments, reporté sur ce site (spiritisme.com) à la rubrique "accueil/le journal". On a pas fait mieux depuis, et nous n'avons pas la prétention de faire mieux. Il y a des réalités incontournables, et il est inutile de se demander pourquoi Dieu n'a pas conçu les choses autrement. Encore une fois, partons du réel pour tenter de le comprendre philosophiquement, ce qui fut toujours la démarche des philosophes (Allan Kardec compris). Et ensuite ayons l'humilité d'admettre que nous ne pouvons nous mettre à la place de Dieu, ce qui nous ramènerait à une conception anthropocentrique de type religieux, comme si Dieu n'était qu'une entité raisonnant à partir de nos concepts humains. Et c'est peut-être à partir de cette humilité devant l'incommensurable de la nature et de l'Univers infini dans ce qu'ils ont de vertigineux, que nous pourrons élargir notre regard et notre réflexion, dans une attitude non pas résignée, mais dans l'attitude de l'humain qui cherche son sens de vie, qui cherche son Dieu, qui ressent son Dieu parfois dans l'intimité de la prière, tout en admettant que la connaissance totale lui sera progressivement accessible, seulement au fil de son évolution. <BR>La sagesse du philosophe, ce n'est pas se mettre à la place de Dieu, c'est chercher le sens de la vie universelle, et le philosophe sait et ressent qu'il y a un sens à chercher, c'est déjà le chemin que nous avaient montré Socrate et Platon. Et plus tard, d'autres comme Henri Bergson, Pierre Teilhard de Chardin et tant d'autres, sans oublier Allan Kardec, ont continué à chercher le sens du divin, sans jamais se départir de l'humilité qui sied au philosophe. <BR>