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Au-delà

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  • experience 13343

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    Bonjour Frank, Je ne connaissais pas Nicole Dron, je suis donc allée sur Google et ai trouvé un témoignage concernant la NDE qu'elle a vécu, témoignage que je trouve personnellement intéressant ; en tous les cas les descriptions et surtout la réflexion et les sentiments transmis à travers son récit semblent logiques et empreints d’une découverte sincère d’un au-delà qui a certainement voulu provoquer chez elle une ouverture vers l’amour du prochain. Elle ne semble pas donner une fausse valeur de l’au-delà en tout les cas dans ce j’ai pu lire (http://www.notre-experience.net/article.php3?id_article=16) – Son expérience date de 1968, elle cite notamment ces phrases : « Il m’a été montré aussi le futur de l’humanité. J’ai vu que notre terre serait l’objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l’on me montrait tout ce qui risquait d’arriver SI on ne changeait pas. J’insiste sur le "SI" car il est déterminant. L’on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n’était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J’ai senti néanmoins l’extrême urgence d’une grande transformation individuelle et planétaire de l’humanité et la nécessité d’instaurer la paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit » - phrases qui résument en effet ce que nous vivons actuellement n’est-ce pas ? Nicole Dron insiste également sur le fait que nous pouvons changer les choses et ceci est important. Une NDE, provoquée par les esprits a souvent pour but de provoquer un changement de réflexion chez la personne qui la vit afin qu'elle réfléchisse, modifie son comportement et en témoigne. Le passage du tunnel, la rencontre avec son guide ou des esprits décédés sont également maintes fois relatés dans ce genre d’expériences (je pense que vous connaissez le livre du Dteur Moody par ex.), mais celle-ci a l’air plus complète, en tous les cas par rapport aux souvenirs relatés. Sont-ils restés tous aussi clairs que ce que Mme Dron explique, difficile à confirmer, mais en tous les cas ils peuvent interpeller. Bien cordialement
  • experience 13343

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    Bonjour, Nicole Dron raconte: Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d'or et de pierres précieuses. Pourquoi dans l'au dela on nous montre des fausses valeurs de la Terre? Meme si c'est agréable à la vue? La prédiction du chomage envahissant la terre me fait froid dans le dos.
  • temoignage sur L 'AU DELA.........................

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    Nicole DRON raconte son Expérience aux Frontières de la Mort II m'a été donné de vivre il y a plus de 30 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m'a donné la certitude que la mort n'existe pas. Je n'oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d'un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie. Cela se passait en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j'ai fait une très grosse hémorragie. J'ai été hospitalisée et opérée d'urgence. En cours d'intervention (hystérectomie ou ablation de l'utérus), une seconde hémorragie s'est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon coeur s'est arrêté de battre pendant, m'a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électro-cardiogramme plat. Et pendant ces 45 secondes, j'ai vécu un instant d'éternité ! Tout d'abord, je me souviens m'être trouvée à la hauteur du plafond. J'étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J'ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j'éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d'exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c'est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi. J'ai pris conscience que j'étais l'habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d'opération. Je l'ai donc regardé et je ne l'ai pas trouvé beau. J'étais cadavérique, j'avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche : je n'étais pas du tout à mon avantage. Cela n'avait déjà plus d'importance parce que ce corps n'était pas réellement moi, il n'était que mon véhicule. J'ai entendu le chirurgien s'exclamer : «Elle me pète entre les mains !», ce qui m'a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération. Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d'opération, car j'ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d'attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d'eux. J'ai pris conscience de traverser les murs. Tout m'a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l'action tout simplement. Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d'attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n'ayant jamais eu l'occasion de m'y rendre ! Dans cette salle d'attente, j'ai constaté qu'il n'y avait pas de siège. Mon mari me l'a confirmé plus tard. Je voyais qu'ils arpentaient la pièce et moi, j'essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J'éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j'aimais. En désespoir de cause, j'ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j'étais) sur l'épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps ! Mais, en même temps, je prenais conscience d'une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n'ai jamais perdu la notion d'être «moi», mais j'avais l'impression de prendre plus d'espace et je me suis trouvée dans le coeur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l'essence de son être, ce qu'il valait en tant qu'être humain. La même chose s'est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l'âge de 25 ans. II s'était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j'avais l'impression de leur avoir pris leur fils et qu'ils ne m'aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le coeur de mon beaupère, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l'affection qu'il avait pour moi et j'étais capable de voir au-delà de mes propres projections. Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J'étais seule au monde, dans un néant infini et j'aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n'existait pas. J'ai pensé : «Ca y est ma fille, tu es morte». Et pourtant, je n'étais pas morte puisque j'existais. Une phrase qu'on m'avait enseigné toute petite au catéchisme m'est revenue à la mémoire: «On vivait jusqu'à la fin des temps, jusqu'à la résurrection finale». Dans ce contexte, l'idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m'est apparue insupportable. Quelque chose en moi a appelé à l'aide et au loin, j'ai vu une lumière. A partir de ce moment je n'étais plus seule au monde. J'ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j'en approchais, elle grandissait jusqu'à occuper tout l'espace. Les ténèbres s'éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir, distinctement, mais surtout une joie inouïe s'élevait de mon coeur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j'ai pu éprouver sur cette terre. Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n'y a plus de mots ... Cette lumière était aussi un océan d'Amour, mais de l'Amour pur, celui qui s'offre et ne demande rien, un Amour soleil et j'étais l'Amour. J'étais immergée dans un océan d'Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j'étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n'avais plus conscience du temps et de l'espace, mais d'être, d'avoir toujours été. J'ai compris que j'étais une partie de cette lumière, que j'étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j'ai compris le sens des mots : «Je suis». C'est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J'avais retrouvé ma patrie. J'étais devenu l'Amour et j'étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d'entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu'un instant, il n'y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l'existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement. Dans cette lumière, j'ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon coeur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j'avais 11 ans. J'adorais cet enfant, j'étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé». Mais il était là et il vivait ! Et j'étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. II était solide et moi aussi. Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai «dit» : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir ! » II m'a dit qu'il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J'ai compris que les liens d'amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? II y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d'un bébé et ceux d'un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c'était lui. Je pense qu'il s'agit d'une reconnaissance d'âme à âme ... J'ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n'ai jamais vu sinon sur photo. J'ai été très surprise qu'il m'aimait et me connaissait bien. II m'a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J'ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m'a dit que l'on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu'il n'était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour. J'ai rencontré également des êtres que je n'ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j'éprouvais un bonheur immense de les revoir. Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j'aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu'ils m'accompagnent et me guident dans cette vie. Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J'étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L'herbe elle-même était plus verte. II y avait d'autres fleurs, d'autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telle que j'ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur. Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils se sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la vie. J'ai revécu ma vie à l'envers, de mes 26 ans de l'époque jusqu'à ma naissance. Près de moi il y avait un Être de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d'Amour qu'il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu"il avait aussi beaucoup d'humour. J'ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l'univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n'a rien à voir avec de la sensiblerie. C'est une voix qui par la force et l'amour vrai qui s'en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d'un individu. Cette voix m'a demandé : "Comment as-tu aimé et qu'as-tu fait pour les autres ?». J'ai senti tout de suite l'exigence de la question. Simultanément, j'avais la vision d'une multitude d'êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances. Qu'avais-je fait pour eux ? Je n'avais pas été méchante, mais je n'avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d'ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m'entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme l'a dit Emerson : "...de faire tout le bien qui existe dans l'individu", de l'aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d'amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l'autre à s'accomplir lui-même. Et je sentais l'humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m'éveillais à une responsabilité toute neuve. La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s'approfondir avec le temps. Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J'ai retrouvé mes émotions d'enfant. J'ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie. C'était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j'étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l'accompagnaient et j'étais aussi l'autre partie du moi, celle qui n'était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. C'était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n'ai pas encore réussi à traduire en mots. Je prenais conscience du bien et du mal que je m'étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux qui m'entouraient. Lorsque j'avais accompli un acte de bonté, j'étais dans le coeur de la personne à qui j'avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. II en était de même lorsque j'avais été désagréable envers autrui. J'éprouvais en moi-même les souffrances que j'avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela. Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l'amour absolu et de la sagesse ! C'est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C'est à ce moment que l'on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C'est là que l'on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" ! Mais cette prise de conscience s'accompagne aussi de compassion pour soi car l'on découvre que l'ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles. La transformation et la rigueur s'imposent à nous car si l'on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l'égoïsme en altruisme, etc ... II faut du temps et le vouloir ... Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j'ai goûtés lorsque je suis arrivée "au coeur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n'y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n'étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C'est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude. II m'a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m'avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j'ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. II m'a été dit que lorsque je reviendrai, j'oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d'entre-elles se sont effacées. Je n'en ai ramené que des miettes et je le regrette. Quand je dis "on" m'a montré ou "il m'a été dit", c'est une façon de dire que je recevais ces informations d'un être (frère, etc ...) ou tout simplement de la grande Lumière. C'était comme si j'étais dans une classe d'enseignement sans professeur. Donc j'ai vu mes enfants grandir et j'étais très fière d'eux. II m'a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d'entre-eux partiraient à trois semaines d'intervalle. Cela m'avait frappé. Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quitté 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d'intervalle et ma belle-mère transitait l'année suivante... J'avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés. Je me rappelle aussi avoir été en possession d'une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n'existait pas) j'ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J'avais toute une information sur les civilisations disparues dont !'Atlantide et sur Jeanne d'Arc aussi. Je sais que j'ai su, mais j'ai oublié l'information. L'on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l'univers, qu'à l'intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j'appartiens, mais comment j'ai aimé et ce que j'ai fait pour les autres et que seule la qualité d'être d'un individu est importante. L'on m'a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l'unité était bien et que ma vie, par rapport à l'éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J'étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement. II m'a été montré aussi le futur de l'humanité. J'ai vu que notre terre serait l'objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car, nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l'on me montrait tout ce qui risquait d'arriver SI on ne changeait pas. J'insiste sur le si car il est déterminant. L'on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n'était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J'ai senti néanmoins l'extrême urgence d'une grande transformation individuelle et planétaire de l'humanité et la nécessité d'instaurer !a paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit. Mais il est vrai qu'il y a 32 ans, alors que tout était florissant, j'ai vu dans mon expérience le chômage s'étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, irruptions volcaniques, intempéries, etc ... et bien d'autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n'arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l'Amour et de la Conscience. J'ai vu aussi que j'avais déjà vécu sur cette terre. L'on me montrait certaines tranches d'autres vies et le lien qui les unissait toutes. L'on me disait que l'on revenait sur terre tant que l'on n'avait pas acquis assez d'amour et de sagesse, que tout était une question d'évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident. Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m'a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l'important n'est pas de s'accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer. Au niveau de l'absolu, au-delà de l'espace et du temps, il n'y a que la vie, la Grande Vie ... Mais dans notre dimension limitée où s'inscrit le temps et l'espace, nous ne prenons conscience que d'un segment, que d'une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu'il y a à connaître. Et pourtant ... J'ai aussi le souvenir d'être allée de plan en plan. C'est même beaucoup plus subtil que cela. J'avais l'impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. 1e me suis trouvée dans une ville de lumière, d'or et de pierres précieuses. C'était la gloire des gloires. Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J'ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j'avais passés sur terre et ce que j'avais fait de cette opportunité. Puis il m'a été montré que j'aurai beaucoup d'épreuves et de souffrances dans le temps qu'il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j'ai demandé le pourquoi de ces épreuves. Et l'on m'a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai. J'ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l'enfer était sur terre et j'étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir. Mais on m'a fait comprendre qu'on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter. II peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J'aime la vie. Mais dans cet état de conscience sublime, je n'avais plus qu'un seul désir : celui d'arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l'épreuve, la souffrance ou la maladie, on s'insurge, on se révolte. De "l'autre côté", l'on en comprend le pourquoi et l'on en voit les résultats. Et tout s'éclaire ... Et l'on m'a montré un mur de pierres précieuses et l'on m'a invité à être une de ces pierres. J'ai vu venir à moi un être très beau. II m'est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J'avais l'impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi ...". Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d'humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis ... Je comprenais que le temps n'était que la distance qui me séparait de moi-même et que j'étais déjà cela dans la mesure où j'étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque. "C'est la blessure qui guérit" comme l'a si bien dit un expérienceur suisse. Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. II m'a conseillé de ne pas parler de cet;e expérience à mon réveil et d'attendre 17 ans avant d'en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire. Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l'avoir réintégré en passant par ma tête et m'y être glissée comme dans une chaussette. Et pour moi c'est cela le drame de l'existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L'on rentre dans son corps comme si l'on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l'on se fait du mal les uns les autres ... On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j'avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d'une grande amplitude, d'une grande douceur et qui me faisait fondre d'amour. J'ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain. Mais derrière cette musique, à l'arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j'aurais voulu garder toujours en moi. Je ramenais une parcelle d'éternité et le sentiment d'avoir compris toutes choses. Tout était bien ... Mais en m'éveillant, la douleur s'est éveillée aussi, (j'étais ouverte du nombril au pubis) et toute l'expérience s'effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n'en ai ramené qu'une infime partie ... Aujourd'hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. II n'y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n'est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi ... Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d'ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m'ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu'à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux. C'est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d'une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée. C'est pour moi un tâche ardue que de tenter d'exprimer l'impact d'une telle expérience dans ma vie de tous les jours. II ressemble a une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n'est pas "Cela". C'est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l'incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l'âme. Ce que je peux dire c'est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu'il y a une autre réalité, un monde de lumière et d'amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie ! Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n'existe pas, qu'elle est la grande illusion. II n'y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude. Alors, c'est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérent,, porteuse de sens. Son but est d'évoluer vers cette perfection, cette plénitude. Je sais désormais que le but de ma vie n'est pas uniquement d'acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d'incarner sur cette terre tout l'amour et toute la sagesse du ciel. Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j'ai vue et qui m'attend ... C'est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c'est la seule qui, a mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d'une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l'humanité afin qu'elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l'a fait en moi. J'ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m'implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l'essentiel. II m'arrive de plus en plus souvent de sentir s'il est bon d'aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s'il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n'est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l'âme ; peut-être en aidant celleci à s'éveiller. II est vrai aussi qu'il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu'en soi-même. Le fait d'avoir vu que cette vie n'était qu'une phase transitoire dans la progression de l'âme m'a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l'humanité, tout en l'aidant le mieux possible. En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l'Amour, celle qui est au coeur de chaque être. J'ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l'institution religieuse. J'ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l'homme mais le plus important pour moi, c'est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l'amène à la grande expérience qui est l'expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation. Cette expérience m'a permis d'être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir". Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu'elle est un don du ciel pour évoluer. Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d'une fleur, d'un paysage, d'un enfant qui s'éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu'avant la présence d'une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j'en ai les larmes aux yeux. J'aspire à retrouver l'unité éprouvée durant l'expérience où j'étais dans le tout et où le tout était en moi. II y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L'une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l'expérience. En effet, j'avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j'étais si comblée et dans une telle plénitude que j'aurais voulu toujours garder cet état. J'aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n'ont pas cet idéal, faute d'avoir vécu l'expérience. C'est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous. Le temps a passé et avec plus de maturité, j'ai compris qu'il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu'il y aura toujours un décalage entre l'idéal et sa réalisation. Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l'équilibre et l'harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. II n'est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage. II a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu'il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu'il sache que je l'aime tel qu'il est, sans avoir besoin de changer quoique ce soit à ce qu'il est. II faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d'amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d'être dérangé. Ma plus grande difficulté tout au long de ces années a été de vivre à l'intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l'intérieur de moi était important. J'essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j'ai besoin de beaucoup de solitude, j'aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m'ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J'ai un besoin très fort d'authenticité, de vérité, d'innocence même. 1e me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. Cette expérience m'a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j'ai pensé que c'était plus fantastique que ce que l'on pouvait imaginer et que l'avenir nous apporterait de grandes surprises ... Alors, évidemment, c'est tout un sensorium intérieur qui s'est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l'expérience. Des sujets qui m'étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l'espace et le temps, le mystère de la création, l'énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc... L'Amour, dans mon expérience, était de l'amour-connaissance et j'essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m'ouvrant à l'autre en "étant" tout simplement. La découverte que l'amour-sagesse est la vie de l'univers, est mon trésor à moi et j'aimerais qu'elle soit le trésor de tous. Imaginez au coeur de la politique, de l'armée, de la finance, de l'éducation, des institutions "l'amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l'homme serait assuré. J'en reviens à l'expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l'appel de l'âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l'exigence de vivre vrai, de cette vérité de l'âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu'un faisant la même démarche, d'où l'obligatoire solitude et le silence ... Mais je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience. S'il n'a pas été facile à un certain moment de ma vie d'en parler sans susciter l'ironie, l'indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l'épreuve était nécessaire pour "tremper l'acier". Vivre vrai, sans renier l'expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j'aurais eu l'impression de mourir. Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j'ai l'impression que j'aurais risqué de vivre d'une façon superficielle et de passer à côté de l'essentiel. Quand on est sur le chemin de son âme, l'on s'aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu'elles sont éducatives mais l'on s'aperçoit aussi que l'on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d'Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi. Roland de Jouvenel a dit à sa mère : "Maman, on se nourrit de ce que l'on donne aux autres". Cette citation est le fil conducteur, le fil d'or de ma vie. J'ai la conviction profonde que je n'ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous. Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j'aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le coeur des gens soient devenues des pierres précieuses. Nicole DRON ACCUEIL L'ASSOCIATION LES CONFÉRENCES ACTUALITES LA T.C.I LA SYNERGIE LES SIGNES LES TÉMOIGNAGES NOS AMIS CONTACT Programme DATES DES CONFERENCES DE TOULOUSE, INTERVENANTS ET THEMES, RESERVATIONS, DORENAVANT ACCESSIBLES EN CLIQUANT ICI Actu Le nouveau livre de Christophe Barbé Que se passe-t-il pour vos êtres chers lorsqu’ils quittent ce monde pour aborder les rives de l’Au-Delà ? Si vous savez maintenant que la mort est... Lire la suite Quand l'Au-Delà se dévoile Le nouveau livre d'Yves Linès Lire la suite
  • experience 13343

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    Bonjour, Nicole Dron raconte: Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d'or et de pierres précieuses. Pourquoi dans l'au dela on nous montre des fausses valeurs de la Terre? Meme si c'est agréable à la vue? La prédiction du chomage envahissant la terre me fait froid dans le dos.
  • temoignage sur L 'AU DELA.........................

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    M
    Nicole DRON raconte son Expérience aux Frontières de la Mort II m'a été donné de vivre il y a plus de 30 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m'a donné la certitude que la mort n'existe pas. Je n'oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d'un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie. Cela se passait en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j'ai fait une très grosse hémorragie. J'ai été hospitalisée et opérée d'urgence. En cours d'intervention (hystérectomie ou ablation de l'utérus), une seconde hémorragie s'est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon coeur s'est arrêté de battre pendant, m'a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électro-cardiogramme plat. Et pendant ces 45 secondes, j'ai vécu un instant d'éternité ! Tout d'abord, je me souviens m'être trouvée à la hauteur du plafond. J'étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J'ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j'éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d'exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c'est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi. J'ai pris conscience que j'étais l'habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d'opération. Je l'ai donc regardé et je ne l'ai pas trouvé beau. J'étais cadavérique, j'avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche : je n'étais pas du tout à mon avantage. Cela n'avait déjà plus d'importance parce que ce corps n'était pas réellement moi, il n'était que mon véhicule. J'ai entendu le chirurgien s'exclamer : «Elle me pète entre les mains !», ce qui m'a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération. Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d'opération, car j'ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d'attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d'eux. J'ai pris conscience de traverser les murs. Tout m'a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l'action tout simplement. Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d'attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n'ayant jamais eu l'occasion de m'y rendre ! Dans cette salle d'attente, j'ai constaté qu'il n'y avait pas de siège. Mon mari me l'a confirmé plus tard. Je voyais qu'ils arpentaient la pièce et moi, j'essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J'éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j'aimais. En désespoir de cause, j'ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j'étais) sur l'épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps ! Mais, en même temps, je prenais conscience d'une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n'ai jamais perdu la notion d'être «moi», mais j'avais l'impression de prendre plus d'espace et je me suis trouvée dans le coeur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l'essence de son être, ce qu'il valait en tant qu'être humain. La même chose s'est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l'âge de 25 ans. II s'était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j'avais l'impression de leur avoir pris leur fils et qu'ils ne m'aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le coeur de mon beaupère, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l'affection qu'il avait pour moi et j'étais capable de voir au-delà de mes propres projections. Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J'étais seule au monde, dans un néant infini et j'aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n'existait pas. J'ai pensé : «Ca y est ma fille, tu es morte». Et pourtant, je n'étais pas morte puisque j'existais. Une phrase qu'on m'avait enseigné toute petite au catéchisme m'est revenue à la mémoire: «On vivait jusqu'à la fin des temps, jusqu'à la résurrection finale». Dans ce contexte, l'idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m'est apparue insupportable. Quelque chose en moi a appelé à l'aide et au loin, j'ai vu une lumière. A partir de ce moment je n'étais plus seule au monde. J'ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j'en approchais, elle grandissait jusqu'à occuper tout l'espace. Les ténèbres s'éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir, distinctement, mais surtout une joie inouïe s'élevait de mon coeur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j'ai pu éprouver sur cette terre. Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n'y a plus de mots ... Cette lumière était aussi un océan d'Amour, mais de l'Amour pur, celui qui s'offre et ne demande rien, un Amour soleil et j'étais l'Amour. J'étais immergée dans un océan d'Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j'étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n'avais plus conscience du temps et de l'espace, mais d'être, d'avoir toujours été. J'ai compris que j'étais une partie de cette lumière, que j'étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j'ai compris le sens des mots : «Je suis». C'est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J'avais retrouvé ma patrie. J'étais devenu l'Amour et j'étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d'entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu'un instant, il n'y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l'existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement. Dans cette lumière, j'ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon coeur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j'avais 11 ans. J'adorais cet enfant, j'étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé». Mais il était là et il vivait ! Et j'étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. II était solide et moi aussi. Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai «dit» : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir ! » II m'a dit qu'il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J'ai compris que les liens d'amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? II y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d'un bébé et ceux d'un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c'était lui. Je pense qu'il s'agit d'une reconnaissance d'âme à âme ... J'ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n'ai jamais vu sinon sur photo. J'ai été très surprise qu'il m'aimait et me connaissait bien. II m'a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J'ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m'a dit que l'on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu'il n'était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour. J'ai rencontré également des êtres que je n'ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j'éprouvais un bonheur immense de les revoir. Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j'aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu'ils m'accompagnent et me guident dans cette vie. Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J'étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L'herbe elle-même était plus verte. II y avait d'autres fleurs, d'autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telle que j'ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur. Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils se sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la vie. J'ai revécu ma vie à l'envers, de mes 26 ans de l'époque jusqu'à ma naissance. Près de moi il y avait un Être de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d'Amour qu'il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu"il avait aussi beaucoup d'humour. J'ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l'univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n'a rien à voir avec de la sensiblerie. C'est une voix qui par la force et l'amour vrai qui s'en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d'un individu. Cette voix m'a demandé : "Comment as-tu aimé et qu'as-tu fait pour les autres ?». J'ai senti tout de suite l'exigence de la question. Simultanément, j'avais la vision d'une multitude d'êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances. Qu'avais-je fait pour eux ? Je n'avais pas été méchante, mais je n'avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d'ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m'entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme l'a dit Emerson : "...de faire tout le bien qui existe dans l'individu", de l'aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d'amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l'autre à s'accomplir lui-même. Et je sentais l'humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m'éveillais à une responsabilité toute neuve. La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s'approfondir avec le temps. Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J'ai retrouvé mes émotions d'enfant. J'ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie. C'était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j'étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l'accompagnaient et j'étais aussi l'autre partie du moi, celle qui n'était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. C'était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n'ai pas encore réussi à traduire en mots. Je prenais conscience du bien et du mal que je m'étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux qui m'entouraient. Lorsque j'avais accompli un acte de bonté, j'étais dans le coeur de la personne à qui j'avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. II en était de même lorsque j'avais été désagréable envers autrui. J'éprouvais en moi-même les souffrances que j'avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela. Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l'amour absolu et de la sagesse ! C'est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C'est à ce moment que l'on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C'est là que l'on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" ! Mais cette prise de conscience s'accompagne aussi de compassion pour soi car l'on découvre que l'ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles. La transformation et la rigueur s'imposent à nous car si l'on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l'égoïsme en altruisme, etc ... II faut du temps et le vouloir ... Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j'ai goûtés lorsque je suis arrivée "au coeur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n'y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n'étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C'est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude. II m'a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m'avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j'ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. II m'a été dit que lorsque je reviendrai, j'oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d'entre-elles se sont effacées. Je n'en ai ramené que des miettes et je le regrette. Quand je dis "on" m'a montré ou "il m'a été dit", c'est une façon de dire que je recevais ces informations d'un être (frère, etc ...) ou tout simplement de la grande Lumière. C'était comme si j'étais dans une classe d'enseignement sans professeur. Donc j'ai vu mes enfants grandir et j'étais très fière d'eux. II m'a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d'entre-eux partiraient à trois semaines d'intervalle. Cela m'avait frappé. Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quitté 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d'intervalle et ma belle-mère transitait l'année suivante... J'avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés. Je me rappelle aussi avoir été en possession d'une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n'existait pas) j'ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J'avais toute une information sur les civilisations disparues dont !'Atlantide et sur Jeanne d'Arc aussi. Je sais que j'ai su, mais j'ai oublié l'information. L'on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l'univers, qu'à l'intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j'appartiens, mais comment j'ai aimé et ce que j'ai fait pour les autres et que seule la qualité d'être d'un individu est importante. L'on m'a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l'unité était bien et que ma vie, par rapport à l'éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J'étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement. II m'a été montré aussi le futur de l'humanité. J'ai vu que notre terre serait l'objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car, nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l'on me montrait tout ce qui risquait d'arriver SI on ne changeait pas. J'insiste sur le si car il est déterminant. L'on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n'était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J'ai senti néanmoins l'extrême urgence d'une grande transformation individuelle et planétaire de l'humanité et la nécessité d'instaurer !a paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit. Mais il est vrai qu'il y a 32 ans, alors que tout était florissant, j'ai vu dans mon expérience le chômage s'étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, irruptions volcaniques, intempéries, etc ... et bien d'autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n'arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l'Amour et de la Conscience. J'ai vu aussi que j'avais déjà vécu sur cette terre. L'on me montrait certaines tranches d'autres vies et le lien qui les unissait toutes. L'on me disait que l'on revenait sur terre tant que l'on n'avait pas acquis assez d'amour et de sagesse, que tout était une question d'évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident. Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m'a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l'important n'est pas de s'accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer. Au niveau de l'absolu, au-delà de l'espace et du temps, il n'y a que la vie, la Grande Vie ... Mais dans notre dimension limitée où s'inscrit le temps et l'espace, nous ne prenons conscience que d'un segment, que d'une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu'il y a à connaître. Et pourtant ... J'ai aussi le souvenir d'être allée de plan en plan. C'est même beaucoup plus subtil que cela. J'avais l'impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. 1e me suis trouvée dans une ville de lumière, d'or et de pierres précieuses. C'était la gloire des gloires. Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J'ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j'avais passés sur terre et ce que j'avais fait de cette opportunité. Puis il m'a été montré que j'aurai beaucoup d'épreuves et de souffrances dans le temps qu'il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j'ai demandé le pourquoi de ces épreuves. Et l'on m'a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai. J'ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l'enfer était sur terre et j'étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir. Mais on m'a fait comprendre qu'on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter. II peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J'aime la vie. Mais dans cet état de conscience sublime, je n'avais plus qu'un seul désir : celui d'arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l'épreuve, la souffrance ou la maladie, on s'insurge, on se révolte. De "l'autre côté", l'on en comprend le pourquoi et l'on en voit les résultats. Et tout s'éclaire ... Et l'on m'a montré un mur de pierres précieuses et l'on m'a invité à être une de ces pierres. J'ai vu venir à moi un être très beau. II m'est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J'avais l'impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi ...". Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d'humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis ... Je comprenais que le temps n'était que la distance qui me séparait de moi-même et que j'étais déjà cela dans la mesure où j'étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque. "C'est la blessure qui guérit" comme l'a si bien dit un expérienceur suisse. Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. II m'a conseillé de ne pas parler de cet;e expérience à mon réveil et d'attendre 17 ans avant d'en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire. Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l'avoir réintégré en passant par ma tête et m'y être glissée comme dans une chaussette. Et pour moi c'est cela le drame de l'existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L'on rentre dans son corps comme si l'on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l'on se fait du mal les uns les autres ... On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j'avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d'une grande amplitude, d'une grande douceur et qui me faisait fondre d'amour. J'ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain. Mais derrière cette musique, à l'arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j'aurais voulu garder toujours en moi. Je ramenais une parcelle d'éternité et le sentiment d'avoir compris toutes choses. Tout était bien ... Mais en m'éveillant, la douleur s'est éveillée aussi, (j'étais ouverte du nombril au pubis) et toute l'expérience s'effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n'en ai ramené qu'une infime partie ... Aujourd'hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. II n'y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n'est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi ... Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d'ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m'ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu'à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux. C'est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d'une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée. C'est pour moi un tâche ardue que de tenter d'exprimer l'impact d'une telle expérience dans ma vie de tous les jours. II ressemble a une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n'est pas "Cela". C'est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l'incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l'âme. Ce que je peux dire c'est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu'il y a une autre réalité, un monde de lumière et d'amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie ! Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n'existe pas, qu'elle est la grande illusion. II n'y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude. Alors, c'est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérent,, porteuse de sens. Son but est d'évoluer vers cette perfection, cette plénitude. Je sais désormais que le but de ma vie n'est pas uniquement d'acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d'incarner sur cette terre tout l'amour et toute la sagesse du ciel. Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j'ai vue et qui m'attend ... C'est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c'est la seule qui, a mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d'une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l'humanité afin qu'elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l'a fait en moi. J'ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m'implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l'essentiel. II m'arrive de plus en plus souvent de sentir s'il est bon d'aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s'il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n'est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l'âme ; peut-être en aidant celleci à s'éveiller. II est vrai aussi qu'il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu'en soi-même. Le fait d'avoir vu que cette vie n'était qu'une phase transitoire dans la progression de l'âme m'a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l'humanité, tout en l'aidant le mieux possible. En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l'Amour, celle qui est au coeur de chaque être. J'ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l'institution religieuse. J'ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l'homme mais le plus important pour moi, c'est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l'amène à la grande expérience qui est l'expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation. Cette expérience m'a permis d'être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir". Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu'elle est un don du ciel pour évoluer. Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d'une fleur, d'un paysage, d'un enfant qui s'éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu'avant la présence d'une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j'en ai les larmes aux yeux. J'aspire à retrouver l'unité éprouvée durant l'expérience où j'étais dans le tout et où le tout était en moi. II y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L'une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l'expérience. En effet, j'avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j'étais si comblée et dans une telle plénitude que j'aurais voulu toujours garder cet état. J'aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n'ont pas cet idéal, faute d'avoir vécu l'expérience. C'est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous. Le temps a passé et avec plus de maturité, j'ai compris qu'il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu'il y aura toujours un décalage entre l'idéal et sa réalisation. Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l'équilibre et l'harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. II n'est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage. II a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu'il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu'il sache que je l'aime tel qu'il est, sans avoir besoin de changer quoique ce soit à ce qu'il est. II faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d'amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d'être dérangé. Ma plus grande difficulté tout au long de ces années a été de vivre à l'intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l'intérieur de moi était important. J'essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j'ai besoin de beaucoup de solitude, j'aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m'ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J'ai un besoin très fort d'authenticité, de vérité, d'innocence même. 1e me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. Cette expérience m'a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j'ai pensé que c'était plus fantastique que ce que l'on pouvait imaginer et que l'avenir nous apporterait de grandes surprises ... Alors, évidemment, c'est tout un sensorium intérieur qui s'est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l'expérience. Des sujets qui m'étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l'espace et le temps, le mystère de la création, l'énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc... L'Amour, dans mon expérience, était de l'amour-connaissance et j'essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m'ouvrant à l'autre en "étant" tout simplement. La découverte que l'amour-sagesse est la vie de l'univers, est mon trésor à moi et j'aimerais qu'elle soit le trésor de tous. Imaginez au coeur de la politique, de l'armée, de la finance, de l'éducation, des institutions "l'amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l'homme serait assuré. J'en reviens à l'expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l'appel de l'âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l'exigence de vivre vrai, de cette vérité de l'âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu'un faisant la même démarche, d'où l'obligatoire solitude et le silence ... Mais je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience. S'il n'a pas été facile à un certain moment de ma vie d'en parler sans susciter l'ironie, l'indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l'épreuve était nécessaire pour "tremper l'acier". Vivre vrai, sans renier l'expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j'aurais eu l'impression de mourir. Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j'ai l'impression que j'aurais risqué de vivre d'une façon superficielle et de passer à côté de l'essentiel. Quand on est sur le chemin de son âme, l'on s'aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu'elles sont éducatives mais l'on s'aperçoit aussi que l'on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d'Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi. Roland de Jouvenel a dit à sa mère : "Maman, on se nourrit de ce que l'on donne aux autres". Cette citation est le fil conducteur, le fil d'or de ma vie. J'ai la conviction profonde que je n'ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous. Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j'aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le coeur des gens soient devenues des pierres précieuses. Nicole DRON ACCUEIL L'ASSOCIATION LES CONFÉRENCES ACTUALITES LA T.C.I LA SYNERGIE LES SIGNES LES TÉMOIGNAGES NOS AMIS CONTACT Programme DATES DES CONFERENCES DE TOULOUSE, INTERVENANTS ET THEMES, RESERVATIONS, DORENAVANT ACCESSIBLES EN CLIQUANT ICI Actu Le nouveau livre de Christophe Barbé Que se passe-t-il pour vos êtres chers lorsqu’ils quittent ce monde pour aborder les rives de l’Au-Delà ? Si vous savez maintenant que la mort est... Lire la suite Quand l'Au-Delà se dévoile Le nouveau livre d'Yves Linès Lire la suite
  • experience 13343

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    F
    Bonjour, Nicole Dron raconte: Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d'or et de pierres précieuses. Pourquoi dans l'au dela on nous montre des fausses valeurs de la Terre? Meme si c'est agréable à la vue? La prédiction du chomage envahissant la terre me fait froid dans le dos.
  • temoignage sur L 'AU DELA.........................

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    M
    Nicole DRON raconte son Expérience aux Frontières de la Mort II m'a été donné de vivre il y a plus de 30 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m'a donné la certitude que la mort n'existe pas. Je n'oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d'un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie. Cela se passait en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j'ai fait une très grosse hémorragie. J'ai été hospitalisée et opérée d'urgence. En cours d'intervention (hystérectomie ou ablation de l'utérus), une seconde hémorragie s'est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon coeur s'est arrêté de battre pendant, m'a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électro-cardiogramme plat. Et pendant ces 45 secondes, j'ai vécu un instant d'éternité ! Tout d'abord, je me souviens m'être trouvée à la hauteur du plafond. J'étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J'ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j'éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d'exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c'est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi. J'ai pris conscience que j'étais l'habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d'opération. Je l'ai donc regardé et je ne l'ai pas trouvé beau. J'étais cadavérique, j'avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche : je n'étais pas du tout à mon avantage. Cela n'avait déjà plus d'importance parce que ce corps n'était pas réellement moi, il n'était que mon véhicule. J'ai entendu le chirurgien s'exclamer : «Elle me pète entre les mains !», ce qui m'a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération. Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d'opération, car j'ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d'attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d'eux. J'ai pris conscience de traverser les murs. Tout m'a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l'action tout simplement. Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d'attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n'ayant jamais eu l'occasion de m'y rendre ! Dans cette salle d'attente, j'ai constaté qu'il n'y avait pas de siège. Mon mari me l'a confirmé plus tard. Je voyais qu'ils arpentaient la pièce et moi, j'essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J'éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j'aimais. En désespoir de cause, j'ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j'étais) sur l'épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps ! Mais, en même temps, je prenais conscience d'une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n'ai jamais perdu la notion d'être «moi», mais j'avais l'impression de prendre plus d'espace et je me suis trouvée dans le coeur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l'essence de son être, ce qu'il valait en tant qu'être humain. La même chose s'est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l'âge de 25 ans. II s'était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j'avais l'impression de leur avoir pris leur fils et qu'ils ne m'aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le coeur de mon beaupère, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l'affection qu'il avait pour moi et j'étais capable de voir au-delà de mes propres projections. Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J'étais seule au monde, dans un néant infini et j'aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n'existait pas. J'ai pensé : «Ca y est ma fille, tu es morte». Et pourtant, je n'étais pas morte puisque j'existais. Une phrase qu'on m'avait enseigné toute petite au catéchisme m'est revenue à la mémoire: «On vivait jusqu'à la fin des temps, jusqu'à la résurrection finale». Dans ce contexte, l'idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m'est apparue insupportable. Quelque chose en moi a appelé à l'aide et au loin, j'ai vu une lumière. A partir de ce moment je n'étais plus seule au monde. J'ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j'en approchais, elle grandissait jusqu'à occuper tout l'espace. Les ténèbres s'éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir, distinctement, mais surtout une joie inouïe s'élevait de mon coeur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j'ai pu éprouver sur cette terre. Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n'y a plus de mots ... Cette lumière était aussi un océan d'Amour, mais de l'Amour pur, celui qui s'offre et ne demande rien, un Amour soleil et j'étais l'Amour. J'étais immergée dans un océan d'Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j'étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n'avais plus conscience du temps et de l'espace, mais d'être, d'avoir toujours été. J'ai compris que j'étais une partie de cette lumière, que j'étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j'ai compris le sens des mots : «Je suis». C'est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J'avais retrouvé ma patrie. J'étais devenu l'Amour et j'étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d'entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu'un instant, il n'y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l'existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement. Dans cette lumière, j'ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon coeur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j'avais 11 ans. J'adorais cet enfant, j'étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé». Mais il était là et il vivait ! Et j'étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. II était solide et moi aussi. Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai «dit» : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir ! » II m'a dit qu'il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J'ai compris que les liens d'amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? II y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d'un bébé et ceux d'un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c'était lui. Je pense qu'il s'agit d'une reconnaissance d'âme à âme ... J'ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n'ai jamais vu sinon sur photo. J'ai été très surprise qu'il m'aimait et me connaissait bien. II m'a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J'ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m'a dit que l'on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu'il n'était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour. J'ai rencontré également des êtres que je n'ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j'éprouvais un bonheur immense de les revoir. Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j'aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu'ils m'accompagnent et me guident dans cette vie. Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J'étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L'herbe elle-même était plus verte. II y avait d'autres fleurs, d'autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telle que j'ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur. Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils se sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la vie. J'ai revécu ma vie à l'envers, de mes 26 ans de l'époque jusqu'à ma naissance. Près de moi il y avait un Être de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d'Amour qu'il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu"il avait aussi beaucoup d'humour. J'ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l'univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n'a rien à voir avec de la sensiblerie. C'est une voix qui par la force et l'amour vrai qui s'en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d'un individu. Cette voix m'a demandé : "Comment as-tu aimé et qu'as-tu fait pour les autres ?». J'ai senti tout de suite l'exigence de la question. Simultanément, j'avais la vision d'une multitude d'êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances. Qu'avais-je fait pour eux ? Je n'avais pas été méchante, mais je n'avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d'ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m'entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme l'a dit Emerson : "...de faire tout le bien qui existe dans l'individu", de l'aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d'amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l'autre à s'accomplir lui-même. Et je sentais l'humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m'éveillais à une responsabilité toute neuve. La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s'approfondir avec le temps. Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J'ai retrouvé mes émotions d'enfant. J'ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie. C'était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j'étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l'accompagnaient et j'étais aussi l'autre partie du moi, celle qui n'était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. C'était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n'ai pas encore réussi à traduire en mots. Je prenais conscience du bien et du mal que je m'étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux qui m'entouraient. Lorsque j'avais accompli un acte de bonté, j'étais dans le coeur de la personne à qui j'avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. II en était de même lorsque j'avais été désagréable envers autrui. J'éprouvais en moi-même les souffrances que j'avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela. Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l'amour absolu et de la sagesse ! C'est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C'est à ce moment que l'on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C'est là que l'on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" ! Mais cette prise de conscience s'accompagne aussi de compassion pour soi car l'on découvre que l'ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles. La transformation et la rigueur s'imposent à nous car si l'on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l'égoïsme en altruisme, etc ... II faut du temps et le vouloir ... Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j'ai goûtés lorsque je suis arrivée "au coeur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n'y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n'étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C'est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude. II m'a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m'avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j'ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. II m'a été dit que lorsque je reviendrai, j'oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d'entre-elles se sont effacées. Je n'en ai ramené que des miettes et je le regrette. Quand je dis "on" m'a montré ou "il m'a été dit", c'est une façon de dire que je recevais ces informations d'un être (frère, etc ...) ou tout simplement de la grande Lumière. C'était comme si j'étais dans une classe d'enseignement sans professeur. Donc j'ai vu mes enfants grandir et j'étais très fière d'eux. II m'a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d'entre-eux partiraient à trois semaines d'intervalle. Cela m'avait frappé. Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quitté 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d'intervalle et ma belle-mère transitait l'année suivante... J'avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés. Je me rappelle aussi avoir été en possession d'une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n'existait pas) j'ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J'avais toute une information sur les civilisations disparues dont !'Atlantide et sur Jeanne d'Arc aussi. Je sais que j'ai su, mais j'ai oublié l'information. L'on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l'univers, qu'à l'intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j'appartiens, mais comment j'ai aimé et ce que j'ai fait pour les autres et que seule la qualité d'être d'un individu est importante. L'on m'a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l'unité était bien et que ma vie, par rapport à l'éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J'étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement. II m'a été montré aussi le futur de l'humanité. J'ai vu que notre terre serait l'objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car, nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l'on me montrait tout ce qui risquait d'arriver SI on ne changeait pas. J'insiste sur le si car il est déterminant. L'on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n'était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J'ai senti néanmoins l'extrême urgence d'une grande transformation individuelle et planétaire de l'humanité et la nécessité d'instaurer !a paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit. Mais il est vrai qu'il y a 32 ans, alors que tout était florissant, j'ai vu dans mon expérience le chômage s'étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, irruptions volcaniques, intempéries, etc ... et bien d'autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n'arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l'Amour et de la Conscience. J'ai vu aussi que j'avais déjà vécu sur cette terre. L'on me montrait certaines tranches d'autres vies et le lien qui les unissait toutes. L'on me disait que l'on revenait sur terre tant que l'on n'avait pas acquis assez d'amour et de sagesse, que tout était une question d'évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident. Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m'a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l'important n'est pas de s'accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer. Au niveau de l'absolu, au-delà de l'espace et du temps, il n'y a que la vie, la Grande Vie ... Mais dans notre dimension limitée où s'inscrit le temps et l'espace, nous ne prenons conscience que d'un segment, que d'une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu'il y a à connaître. Et pourtant ... J'ai aussi le souvenir d'être allée de plan en plan. C'est même beaucoup plus subtil que cela. J'avais l'impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. 1e me suis trouvée dans une ville de lumière, d'or et de pierres précieuses. C'était la gloire des gloires. Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J'ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j'avais passés sur terre et ce que j'avais fait de cette opportunité. Puis il m'a été montré que j'aurai beaucoup d'épreuves et de souffrances dans le temps qu'il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j'ai demandé le pourquoi de ces épreuves. Et l'on m'a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai. J'ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l'enfer était sur terre et j'étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir. Mais on m'a fait comprendre qu'on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter. II peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J'aime la vie. Mais dans cet état de conscience sublime, je n'avais plus qu'un seul désir : celui d'arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l'épreuve, la souffrance ou la maladie, on s'insurge, on se révolte. De "l'autre côté", l'on en comprend le pourquoi et l'on en voit les résultats. Et tout s'éclaire ... Et l'on m'a montré un mur de pierres précieuses et l'on m'a invité à être une de ces pierres. J'ai vu venir à moi un être très beau. II m'est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J'avais l'impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi ...". Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d'humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis ... Je comprenais que le temps n'était que la distance qui me séparait de moi-même et que j'étais déjà cela dans la mesure où j'étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque. "C'est la blessure qui guérit" comme l'a si bien dit un expérienceur suisse. Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. II m'a conseillé de ne pas parler de cet;e expérience à mon réveil et d'attendre 17 ans avant d'en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire. Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l'avoir réintégré en passant par ma tête et m'y être glissée comme dans une chaussette. Et pour moi c'est cela le drame de l'existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L'on rentre dans son corps comme si l'on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l'on se fait du mal les uns les autres ... On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j'avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d'une grande amplitude, d'une grande douceur et qui me faisait fondre d'amour. J'ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain. Mais derrière cette musique, à l'arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j'aurais voulu garder toujours en moi. Je ramenais une parcelle d'éternité et le sentiment d'avoir compris toutes choses. Tout était bien ... Mais en m'éveillant, la douleur s'est éveillée aussi, (j'étais ouverte du nombril au pubis) et toute l'expérience s'effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n'en ai ramené qu'une infime partie ... Aujourd'hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. II n'y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n'est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi ... Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d'ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m'ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu'à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux. C'est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d'une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée. C'est pour moi un tâche ardue que de tenter d'exprimer l'impact d'une telle expérience dans ma vie de tous les jours. II ressemble a une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n'est pas "Cela". C'est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l'incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l'âme. Ce que je peux dire c'est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu'il y a une autre réalité, un monde de lumière et d'amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie ! Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n'existe pas, qu'elle est la grande illusion. II n'y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude. Alors, c'est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérent,, porteuse de sens. Son but est d'évoluer vers cette perfection, cette plénitude. Je sais désormais que le but de ma vie n'est pas uniquement d'acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d'incarner sur cette terre tout l'amour et toute la sagesse du ciel. Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j'ai vue et qui m'attend ... C'est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c'est la seule qui, a mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d'une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l'humanité afin qu'elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l'a fait en moi. J'ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m'implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l'essentiel. II m'arrive de plus en plus souvent de sentir s'il est bon d'aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s'il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n'est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l'âme ; peut-être en aidant celleci à s'éveiller. II est vrai aussi qu'il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu'en soi-même. Le fait d'avoir vu que cette vie n'était qu'une phase transitoire dans la progression de l'âme m'a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l'humanité, tout en l'aidant le mieux possible. En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l'Amour, celle qui est au coeur de chaque être. J'ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l'institution religieuse. J'ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l'homme mais le plus important pour moi, c'est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l'amène à la grande expérience qui est l'expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation. Cette expérience m'a permis d'être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir". Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu'elle est un don du ciel pour évoluer. Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d'une fleur, d'un paysage, d'un enfant qui s'éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu'avant la présence d'une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j'en ai les larmes aux yeux. J'aspire à retrouver l'unité éprouvée durant l'expérience où j'étais dans le tout et où le tout était en moi. II y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L'une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l'expérience. En effet, j'avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j'étais si comblée et dans une telle plénitude que j'aurais voulu toujours garder cet état. J'aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n'ont pas cet idéal, faute d'avoir vécu l'expérience. C'est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous. Le temps a passé et avec plus de maturité, j'ai compris qu'il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu'il y aura toujours un décalage entre l'idéal et sa réalisation. Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l'équilibre et l'harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. II n'est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage. II a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu'il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu'il sache que je l'aime tel qu'il est, sans avoir besoin de changer quoique ce soit à ce qu'il est. II faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d'amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d'être dérangé. Ma plus grande difficulté tout au long de ces années a été de vivre à l'intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l'intérieur de moi était important. J'essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j'ai besoin de beaucoup de solitude, j'aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m'ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J'ai un besoin très fort d'authenticité, de vérité, d'innocence même. 1e me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. Cette expérience m'a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j'ai pensé que c'était plus fantastique que ce que l'on pouvait imaginer et que l'avenir nous apporterait de grandes surprises ... Alors, évidemment, c'est tout un sensorium intérieur qui s'est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l'expérience. Des sujets qui m'étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l'espace et le temps, le mystère de la création, l'énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc... L'Amour, dans mon expérience, était de l'amour-connaissance et j'essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m'ouvrant à l'autre en "étant" tout simplement. La découverte que l'amour-sagesse est la vie de l'univers, est mon trésor à moi et j'aimerais qu'elle soit le trésor de tous. Imaginez au coeur de la politique, de l'armée, de la finance, de l'éducation, des institutions "l'amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l'homme serait assuré. J'en reviens à l'expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l'appel de l'âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l'exigence de vivre vrai, de cette vérité de l'âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu'un faisant la même démarche, d'où l'obligatoire solitude et le silence ... Mais je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience. S'il n'a pas été facile à un certain moment de ma vie d'en parler sans susciter l'ironie, l'indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l'épreuve était nécessaire pour "tremper l'acier". Vivre vrai, sans renier l'expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j'aurais eu l'impression de mourir. Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j'ai l'impression que j'aurais risqué de vivre d'une façon superficielle et de passer à côté de l'essentiel. Quand on est sur le chemin de son âme, l'on s'aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu'elles sont éducatives mais l'on s'aperçoit aussi que l'on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d'Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi. Roland de Jouvenel a dit à sa mère : "Maman, on se nourrit de ce que l'on donne aux autres". Cette citation est le fil conducteur, le fil d'or de ma vie. J'ai la conviction profonde que je n'ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous. Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j'aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le coeur des gens soient devenues des pierres précieuses. Nicole DRON ACCUEIL L'ASSOCIATION LES CONFÉRENCES ACTUALITES LA T.C.I LA SYNERGIE LES SIGNES LES TÉMOIGNAGES NOS AMIS CONTACT Programme DATES DES CONFERENCES DE TOULOUSE, INTERVENANTS ET THEMES, RESERVATIONS, DORENAVANT ACCESSIBLES EN CLIQUANT ICI Actu Le nouveau livre de Christophe Barbé Que se passe-t-il pour vos êtres chers lorsqu’ils quittent ce monde pour aborder les rives de l’Au-Delà ? Si vous savez maintenant que la mort est... Lire la suite Quand l'Au-Delà se dévoile Le nouveau livre d'Yves Linès Lire la suite
  • Période d'imprégnation

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    Bonjour Francine. Les esprits n’emploient pas ce terme de période d’imprégnation. Ils parlent plutôt de bilan de la vie qui vient de s’écouler, un bilan qui s’effectue avec le guide et le protégé au moment de son arrivée dans l’au-delà, à ce moment précis de son chemin évolutif. La mémoire se réveille alors progressivement, en fonction de sa capacité à intégrer ce passé. Seuls les faits marquants et importants ressurgissent et seront analysés pour mieux les comprendre, en tirer des conséquences et pour éviter de reproduire les mêmes schémas dans la prochaine vie. Il n’y aura ni punition, ni sermon, ni remontrance de la part du guide ou d’autres esprits, seulement une prise de conscience des actes passés qui seront estimés bons ou mauvais. L’esprit en contact avec ce passé, avec l’ensemble de ses antériorités, avec sa genèse, pourra ensuite faire le choix d’une mission, le choix d’un pays, le choix d’un milieu parental, le choix d’un sexe. Ce choix sera protégé en totalité par le guide, et par les entités qui entourent cet esprit dans l’invisible. Bien cordialement.
  • Période d'imprégnation

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    F
    Bonjour, Est-ce-que les esprits vous ont déjà parlé de ce qu'ils appellent "la période d'imprégnation" qui a lieu à notre arrivée dans l'au delà ? C'est pendant cette période très importante que l'on fait le point avec soi-même et où on doit faire face à tout ce que nous avons fait de bien ou de mal pendant notre vie sur terre. Je ne vous ai jamais entendu ou lu sur ce sujet. Merci pour votre réponse.
  • Période d'imprégnation

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    Bonjour, Est-ce-que les esprits vous ont déjà parlé de ce qu'ils appellent "la période d'imprégnation" qui a lieu à notre arrivée dans l'au delà ? C'est pendant cette période très importante que l'on fait le point avec soi-même et où on doit faire face à tout ce que nous avons fait de bien ou de mal pendant notre vie sur terre. Je ne vous ai jamais entendu ou lu sur ce sujet. Merci pour votre réponse.
  • Période d'imprégnation

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    F
    Bonjour, Est-ce-que les esprits vous ont déjà parlé de ce qu'ils appellent "la période d'imprégnation" qui a lieu à notre arrivée dans l'au delà ? C'est pendant cette période très importante que l'on fait le point avec soi-même et où on doit faire face à tout ce que nous avons fait de bien ou de mal pendant notre vie sur terre. Je ne vous ai jamais entendu ou lu sur ce sujet. Merci pour votre réponse.
  • des bulles dans mes photos

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    L
    Bonjour, oui cela peut être un moyen de communication et d'interpellation, mais il faut faire attention de ne pas interpréter des choses, voir des visages ou des manifestations là où elles ne sont pas. Peut être existe il d'autres explications à donner à ces " bulles ". Il faut donc être certaine qu'en effet il y a des visages et éventuellement des visages que vous connaissez car lorsque cela arrive, si l'esprit désire laisser une trace visible, il y aura reconnaissance de cet esprit sauf lorsque ces esprits sont dans le trouble et demeurent en des lieux que l'objectif photographique capte en différentes circonstances. Dans ces cas, la manifestation " spectrale "et photographiée ne se fera pas à chaque prise de photo. Il n'est pas coutumier d'obtenir ce genre de clichés, cela correspond donc à une difficulté pour les esprits qui désirent interpeler; à partir de cette difficulté, vous ne pouvez obtenir sur différentes photos ces formes particulières.Malgré le ou les signes que vous aimeriez recevoir de ce fils disparu, restez objective quant à l'analyse à faire , en éliminant en 1er lieu les causes naturelles et techniques. Cordialement
  • des bulles dans mes photos

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    I
    j'ai remarqué que depuis quelque temps j'ai des bulles dans mes photos c'est appareil numérique ! et quand le les agrandis sur un logiciels il y en a certaine ou il y a des formes de visages ou d'animaux j'ai perdu mon fils il y a un peu plus de 2 ans et je voudrais savoir si c'est un moyen de communiquation ou alors autre chose merci de me répondre car pour moi je pose beaucoup de questions ????
  • des bulles dans mes photos

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    I
    j'ai remarqué que depuis quelque temps j'ai des bulles dans mes photos c'est appareil numérique ! et quand le les agrandis sur un logiciels il y en a certaine ou il y a des formes de visages ou d'animaux j'ai perdu mon fils il y a un peu plus de 2 ans et je voudrais savoir si c'est un moyen de communiquation ou alors autre chose merci de me répondre car pour moi je pose beaucoup de questions ????
  • des bulles dans mes photos

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    I
    j'ai remarqué que depuis quelque temps j'ai des bulles dans mes photos c'est appareil numérique ! et quand le les agrandis sur un logiciels il y en a certaine ou il y a des formes de visages ou d'animaux j'ai perdu mon fils il y a un peu plus de 2 ans et je voudrais savoir si c'est un moyen de communiquation ou alors autre chose merci de me répondre car pour moi je pose beaucoup de questions ????
  • un extrait du livre qui a changé ma vision de la vie

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    J
    L'hypnose régresive est un sujet intéressant que nous avons souvent abordé ici. Mais évitez, s'il vous plaît de nous soumettre de longs textes descriptifs. D'autant qu'un texte comme celui-ci ne nous donne pas d'indication concernant la méthodologie de l'hypnotiseur, ses analyses ou vérifications, ses échecs éventuellement car il y en a toujours, toutes choses qui sont peut-être ailleurs dans son livre. Ce sujet a toujours été très complexe, car certains hypnotisés sont capables de se créer des vies antérieures totalement imaginaires et en toute bonne foi, problème qui fut étudié par Albert de Rochas qui parvenait à discriminer les réelles antériorités avérées après une minutieuse analyse, de celles qui n'étaient que productions subconscientes des sujets.
  • un extrait du livre qui a changé ma vision de la vie

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    M
    Cas n° 1 Sujet : Oh mon Dieu ! Je ne suis pas vraiment mort ! Je veux dire que mon corps est mort – je peux le voir sous moi – mais je flotte... Je regarde en bas et je vois mon corps étendu sur mon lit à l'hôpital. Chacun croit que je suis mort, mais non, je ne le suis pas. Je veux crier « Hé, je ne suis pas vraiment mort ! » Tout cela est tout simplement incroyable... les infirmières tirent une couverture par-dessus ma tête... Les gens que je connais pleurent. Je suis supposé être mort, mais je suis encore vivant ! C'est étrange, parce que mon corps est absolument mort et je me promène au-dessus. Je suis vivant ! Ces propos sont tenus par l'un de mes patients, un homme en état de transe hypnotique profonde, qui revit l'expérience de sa mort. Son débit, rapide et saccadé, trahit son émerveillement devant ce qu'il voit et ressent, immédiatement après la séparation de son âme d'avec son corps. Je viens tout juste de l'aider à revivre la scène où il meurt dans une vie passée, alors qu'il est confortablement étendu dans un fauteuil inclinable de mon cabinet. Un peu plus tôt, grâce aux instructions données pendant que je l'hypnotisais, il a régressé jusqu'à son enfance. Ses perceptions inconscientes se sont graduellement fondues au fur et à mesure que nous essayions de retourner ensemble jusqu'au sein maternel. Je l'ai ensuite préparé à faire un saut dans le passé grâce à l'utilisation imaginaire d'un bouclier protecteur. Après avoir franchi cette étape importante de conditionnement psychique, j'ai invité mon sujet à traverser un tunnel temporel imaginaire pour le ramener à sa précédente vie sur terre. Celle-ci avait été courte, car il était mort des suites de la grippe, pendant l'épidémie de 1918. 14 Après s'être remis du choc éprouvé à la vue de son corps mort avec la sensation de flotter hors de celui-ci, il accepte plus facilement les visions qui lui parviennent. Comme une partie de luimême reste consciente, son esprit critique fonctionne encore et il s'aperçoit qu'il recrée une expérience passée. Cela prend un peu plus de temps que d'habitude car son âme est jeune et n'est pas très habituée au cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance. Pourtant il s'adapte au bout de quelque temps et commence à répondre à mes questions avec une confiance accrue. Rapidement, je l'amène dans un état de surconscience. Il est maintenant prêt à me parler du monde des esprits. Je lui demande alors de me raconter ce qui se passe. Sujet : Bon... Je m'élève un peu plus haut... Je flotte encore... Je regarde mon corps. C'est comme regarder un film, sauf que j'y joue un rôle ! Le médecin réconforte ma femme et ma fille. Ma femme sanglote. ( Le sujet s'agite et semble mal à l'aise dans son fauteuil. ) En esprit, j'essaie de communiquer avec elle pour lui dire que tout va bien pour moi. Mais elle est tellement peinée que je n'y arrive pas. J'aimerais qu'elle sache que je ne souffre plus... que je suis libéré de mon corps... que je n'en ai plus besoin... que je l'attendrai. Je veux qu'elle sache que... Mais elle... ne m'écoute pas. Hé, maintenant je m'en vais ! Guidé par une série d'instructions, mon patient s'enfonce un peu plus dans l'au-delà. C'est une route que plusieurs de mes patients ont empruntée dans la sécurité de mon cabinet. Il faut noter qu'en atteignant l'état de surconscience, ils connaissent un déblocage de leur mémoire et sont davantage reliés au couloir spirituel. Au fur et à mesure de la séance, les images vues se traduisent plus facilement en mots. Les courtes phrases descriptives se transforment en explications détaillées sur ce qu'ils éprouvent en arrivant dans l'au-delà. Dans ce domaine, nous disposons d'une abondante documentation, dont les témoignages du personnel médical sur les expériences de personnes qui, gravement blessées lors d'accidents de la route, ont eu la sensation de flotter hors de leur corps. Celles-ci avaient été déclarées cliniquement mortes avant d'être ramenées à la vie par l'équipe médicale. Les âmes sont en effet tout à fait capables de quitter leur corps et d'y revenir, surtout dans des situations où la vie est menacée et que le corps se meurt. Elles flottent au-dessus, surtout dans les hôpitaux, regardant les médecins rétablir les fonctions vitales. 15 Parfois ces souvenirs s'estompent peu à peu après la réanimation du corps. Or, le récit des sujets sous hypnose qui revivent leurs morts passées ne contredit nullement les témoignages des personnes cliniquement mortes. La seule différence entre les deux se trouve dans le fait que les sujets en état d'hypnose ne sont pas en train de se rappeler une expérience de mort temporaire : ils décrivent ce qu'est la vie après la mort physique. Néanmoins, les points communs entre une personne qui a été déclarée cliniquement morte et une personne sous hypnose sont nombreux lorsqu'elles évoquent leur mort. Les deux découvrent qu'elles flottent étrangement autour de leur corps, essayant de toucher des objets solides qui se dématérialisent. Les deux se sentent également frustrées de ne pouvoir communiquer avec les vivants qui ignorent leurs interventions. Les deux rapportent qu'elles ont la sensation d'être attirées loin du lieu de leur mort et qu'elles se sentent détendues et curieuses, plutôt que craintives. Les deux disent qu'elles baignent dans l'euphorie, la liberté et la joie. Certains de mes sujets se sentent enveloppés d'une blancheur éclatante au moment de la mort, alors que d'autres voient la lumière au loin, derrière une zone obscure vers laquelle ils se sentent aspirés. On a souvent appelé ce phénomène « le tunnel » maintenant bien connu du public. Avec le deuxième cas, nous irons plus loin dans l'expérience de la mort. Le sujet est un homme dans la soixantaine qui me décrit les événements entourant sa mort lorsqu'il était dans la peau d'une jeune femme appelée Sally. Celle-ci avait été tuée en 1866 par les Indiens Kiowa, lors d'une attaque de la caravane de chariots où elle se trouvait. Bien que ce cas, comme le précédent, relate un décès dans la dernière vie passée, la date à laquelle l'événement s'est produit n'a aucune pertinence particulière : j'ai découvert qu'il n'y a pas de différence significative entre les temps anciens et modernes quand il s'agit de se remémorer l'au-delà de manière détaillée ou d'en tirer des leçons de manière profitable. Les sujets sous hypnose ont généralement la mystérieuse faculté de donner certains détails de leur vie antérieure comme les dates, les lieux géographiques, etc. Cela reste vrai même lorsqu'ils évoquent des périodes reculées de l'histoire et donnent alors aux lieux des noms différents de ceux que l'on connaît aujourd'hui. Il n'est pas toujours facile de se souvenir de tous ces détails pour chaque vie pas- 16Dr Michael Newton Souvenirs de l'Au-delà
  • un extrait du livre qui a changé ma vision de la vie

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    M
    Cas n° 1 Sujet : Oh mon Dieu ! Je ne suis pas vraiment mort ! Je veux dire que mon corps est mort – je peux le voir sous moi – mais je flotte... Je regarde en bas et je vois mon corps étendu sur mon lit à l'hôpital. Chacun croit que je suis mort, mais non, je ne le suis pas. Je veux crier « Hé, je ne suis pas vraiment mort ! » Tout cela est tout simplement incroyable... les infirmières tirent une couverture par-dessus ma tête... Les gens que je connais pleurent. Je suis supposé être mort, mais je suis encore vivant ! C'est étrange, parce que mon corps est absolument mort et je me promène au-dessus. Je suis vivant ! Ces propos sont tenus par l'un de mes patients, un homme en état de transe hypnotique profonde, qui revit l'expérience de sa mort. Son débit, rapide et saccadé, trahit son émerveillement devant ce qu'il voit et ressent, immédiatement après la séparation de son âme d'avec son corps. Je viens tout juste de l'aider à revivre la scène où il meurt dans une vie passée, alors qu'il est confortablement étendu dans un fauteuil inclinable de mon cabinet. Un peu plus tôt, grâce aux instructions données pendant que je l'hypnotisais, il a régressé jusqu'à son enfance. Ses perceptions inconscientes se sont graduellement fondues au fur et à mesure que nous essayions de retourner ensemble jusqu'au sein maternel. Je l'ai ensuite préparé à faire un saut dans le passé grâce à l'utilisation imaginaire d'un bouclier protecteur. Après avoir franchi cette étape importante de conditionnement psychique, j'ai invité mon sujet à traverser un tunnel temporel imaginaire pour le ramener à sa précédente vie sur terre. Celle-ci avait été courte, car il était mort des suites de la grippe, pendant l'épidémie de 1918. 14 Après s'être remis du choc éprouvé à la vue de son corps mort avec la sensation de flotter hors de celui-ci, il accepte plus facilement les visions qui lui parviennent. Comme une partie de luimême reste consciente, son esprit critique fonctionne encore et il s'aperçoit qu'il recrée une expérience passée. Cela prend un peu plus de temps que d'habitude car son âme est jeune et n'est pas très habituée au cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance. Pourtant il s'adapte au bout de quelque temps et commence à répondre à mes questions avec une confiance accrue. Rapidement, je l'amène dans un état de surconscience. Il est maintenant prêt à me parler du monde des esprits. Je lui demande alors de me raconter ce qui se passe. Sujet : Bon... Je m'élève un peu plus haut... Je flotte encore... Je regarde mon corps. C'est comme regarder un film, sauf que j'y joue un rôle ! Le médecin réconforte ma femme et ma fille. Ma femme sanglote. ( Le sujet s'agite et semble mal à l'aise dans son fauteuil. ) En esprit, j'essaie de communiquer avec elle pour lui dire que tout va bien pour moi. Mais elle est tellement peinée que je n'y arrive pas. J'aimerais qu'elle sache que je ne souffre plus... que je suis libéré de mon corps... que je n'en ai plus besoin... que je l'attendrai. Je veux qu'elle sache que... Mais elle... ne m'écoute pas. Hé, maintenant je m'en vais ! Guidé par une série d'instructions, mon patient s'enfonce un peu plus dans l'au-delà. C'est une route que plusieurs de mes patients ont empruntée dans la sécurité de mon cabinet. Il faut noter qu'en atteignant l'état de surconscience, ils connaissent un déblocage de leur mémoire et sont davantage reliés au couloir spirituel. Au fur et à mesure de la séance, les images vues se traduisent plus facilement en mots. Les courtes phrases descriptives se transforment en explications détaillées sur ce qu'ils éprouvent en arrivant dans l'au-delà. Dans ce domaine, nous disposons d'une abondante documentation, dont les témoignages du personnel médical sur les expériences de personnes qui, gravement blessées lors d'accidents de la route, ont eu la sensation de flotter hors de leur corps. Celles-ci avaient été déclarées cliniquement mortes avant d'être ramenées à la vie par l'équipe médicale. Les âmes sont en effet tout à fait capables de quitter leur corps et d'y revenir, surtout dans des situations où la vie est menacée et que le corps se meurt. Elles flottent au-dessus, surtout dans les hôpitaux, regardant les médecins rétablir les fonctions vitales. 15 Parfois ces souvenirs s'estompent peu à peu après la réanimation du corps. Or, le récit des sujets sous hypnose qui revivent leurs morts passées ne contredit nullement les témoignages des personnes cliniquement mortes. La seule différence entre les deux se trouve dans le fait que les sujets en état d'hypnose ne sont pas en train de se rappeler une expérience de mort temporaire : ils décrivent ce qu'est la vie après la mort physique. Néanmoins, les points communs entre une personne qui a été déclarée cliniquement morte et une personne sous hypnose sont nombreux lorsqu'elles évoquent leur mort. Les deux découvrent qu'elles flottent étrangement autour de leur corps, essayant de toucher des objets solides qui se dématérialisent. Les deux se sentent également frustrées de ne pouvoir communiquer avec les vivants qui ignorent leurs interventions. Les deux rapportent qu'elles ont la sensation d'être attirées loin du lieu de leur mort et qu'elles se sentent détendues et curieuses, plutôt que craintives. Les deux disent qu'elles baignent dans l'euphorie, la liberté et la joie. Certains de mes sujets se sentent enveloppés d'une blancheur éclatante au moment de la mort, alors que d'autres voient la lumière au loin, derrière une zone obscure vers laquelle ils se sentent aspirés. On a souvent appelé ce phénomène « le tunnel » maintenant bien connu du public. Avec le deuxième cas, nous irons plus loin dans l'expérience de la mort. Le sujet est un homme dans la soixantaine qui me décrit les événements entourant sa mort lorsqu'il était dans la peau d'une jeune femme appelée Sally. Celle-ci avait été tuée en 1866 par les Indiens Kiowa, lors d'une attaque de la caravane de chariots où elle se trouvait. Bien que ce cas, comme le précédent, relate un décès dans la dernière vie passée, la date à laquelle l'événement s'est produit n'a aucune pertinence particulière : j'ai découvert qu'il n'y a pas de différence significative entre les temps anciens et modernes quand il s'agit de se remémorer l'au-delà de manière détaillée ou d'en tirer des leçons de manière profitable. Les sujets sous hypnose ont généralement la mystérieuse faculté de donner certains détails de leur vie antérieure comme les dates, les lieux géographiques, etc. Cela reste vrai même lorsqu'ils évoquent des périodes reculées de l'histoire et donnent alors aux lieux des noms différents de ceux que l'on connaît aujourd'hui. Il n'est pas toujours facile de se souvenir de tous ces détails pour chaque vie pas- 16Dr Michael Newton Souvenirs de l'Au-delà
  • un extrait du livre qui a changé ma vision de la vie

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    Cas n° 1 Sujet : Oh mon Dieu ! Je ne suis pas vraiment mort ! Je veux dire que mon corps est mort – je peux le voir sous moi – mais je flotte... Je regarde en bas et je vois mon corps étendu sur mon lit à l'hôpital. Chacun croit que je suis mort, mais non, je ne le suis pas. Je veux crier « Hé, je ne suis pas vraiment mort ! » Tout cela est tout simplement incroyable... les infirmières tirent une couverture par-dessus ma tête... Les gens que je connais pleurent. Je suis supposé être mort, mais je suis encore vivant ! C'est étrange, parce que mon corps est absolument mort et je me promène au-dessus. Je suis vivant ! Ces propos sont tenus par l'un de mes patients, un homme en état de transe hypnotique profonde, qui revit l'expérience de sa mort. Son débit, rapide et saccadé, trahit son émerveillement devant ce qu'il voit et ressent, immédiatement après la séparation de son âme d'avec son corps. Je viens tout juste de l'aider à revivre la scène où il meurt dans une vie passée, alors qu'il est confortablement étendu dans un fauteuil inclinable de mon cabinet. Un peu plus tôt, grâce aux instructions données pendant que je l'hypnotisais, il a régressé jusqu'à son enfance. Ses perceptions inconscientes se sont graduellement fondues au fur et à mesure que nous essayions de retourner ensemble jusqu'au sein maternel. Je l'ai ensuite préparé à faire un saut dans le passé grâce à l'utilisation imaginaire d'un bouclier protecteur. Après avoir franchi cette étape importante de conditionnement psychique, j'ai invité mon sujet à traverser un tunnel temporel imaginaire pour le ramener à sa précédente vie sur terre. Celle-ci avait été courte, car il était mort des suites de la grippe, pendant l'épidémie de 1918. 14 Après s'être remis du choc éprouvé à la vue de son corps mort avec la sensation de flotter hors de celui-ci, il accepte plus facilement les visions qui lui parviennent. Comme une partie de luimême reste consciente, son esprit critique fonctionne encore et il s'aperçoit qu'il recrée une expérience passée. Cela prend un peu plus de temps que d'habitude car son âme est jeune et n'est pas très habituée au cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance. Pourtant il s'adapte au bout de quelque temps et commence à répondre à mes questions avec une confiance accrue. Rapidement, je l'amène dans un état de surconscience. Il est maintenant prêt à me parler du monde des esprits. Je lui demande alors de me raconter ce qui se passe. Sujet : Bon... Je m'élève un peu plus haut... Je flotte encore... Je regarde mon corps. C'est comme regarder un film, sauf que j'y joue un rôle ! Le médecin réconforte ma femme et ma fille. Ma femme sanglote. ( Le sujet s'agite et semble mal à l'aise dans son fauteuil. ) En esprit, j'essaie de communiquer avec elle pour lui dire que tout va bien pour moi. Mais elle est tellement peinée que je n'y arrive pas. J'aimerais qu'elle sache que je ne souffre plus... que je suis libéré de mon corps... que je n'en ai plus besoin... que je l'attendrai. Je veux qu'elle sache que... Mais elle... ne m'écoute pas. Hé, maintenant je m'en vais ! Guidé par une série d'instructions, mon patient s'enfonce un peu plus dans l'au-delà. C'est une route que plusieurs de mes patients ont empruntée dans la sécurité de mon cabinet. Il faut noter qu'en atteignant l'état de surconscience, ils connaissent un déblocage de leur mémoire et sont davantage reliés au couloir spirituel. Au fur et à mesure de la séance, les images vues se traduisent plus facilement en mots. Les courtes phrases descriptives se transforment en explications détaillées sur ce qu'ils éprouvent en arrivant dans l'au-delà. Dans ce domaine, nous disposons d'une abondante documentation, dont les témoignages du personnel médical sur les expériences de personnes qui, gravement blessées lors d'accidents de la route, ont eu la sensation de flotter hors de leur corps. Celles-ci avaient été déclarées cliniquement mortes avant d'être ramenées à la vie par l'équipe médicale. Les âmes sont en effet tout à fait capables de quitter leur corps et d'y revenir, surtout dans des situations où la vie est menacée et que le corps se meurt. Elles flottent au-dessus, surtout dans les hôpitaux, regardant les médecins rétablir les fonctions vitales. 15 Parfois ces souvenirs s'estompent peu à peu après la réanimation du corps. Or, le récit des sujets sous hypnose qui revivent leurs morts passées ne contredit nullement les témoignages des personnes cliniquement mortes. La seule différence entre les deux se trouve dans le fait que les sujets en état d'hypnose ne sont pas en train de se rappeler une expérience de mort temporaire : ils décrivent ce qu'est la vie après la mort physique. Néanmoins, les points communs entre une personne qui a été déclarée cliniquement morte et une personne sous hypnose sont nombreux lorsqu'elles évoquent leur mort. Les deux découvrent qu'elles flottent étrangement autour de leur corps, essayant de toucher des objets solides qui se dématérialisent. Les deux se sentent également frustrées de ne pouvoir communiquer avec les vivants qui ignorent leurs interventions. Les deux rapportent qu'elles ont la sensation d'être attirées loin du lieu de leur mort et qu'elles se sentent détendues et curieuses, plutôt que craintives. Les deux disent qu'elles baignent dans l'euphorie, la liberté et la joie. Certains de mes sujets se sentent enveloppés d'une blancheur éclatante au moment de la mort, alors que d'autres voient la lumière au loin, derrière une zone obscure vers laquelle ils se sentent aspirés. On a souvent appelé ce phénomène « le tunnel » maintenant bien connu du public. Avec le deuxième cas, nous irons plus loin dans l'expérience de la mort. Le sujet est un homme dans la soixantaine qui me décrit les événements entourant sa mort lorsqu'il était dans la peau d'une jeune femme appelée Sally. Celle-ci avait été tuée en 1866 par les Indiens Kiowa, lors d'une attaque de la caravane de chariots où elle se trouvait. Bien que ce cas, comme le précédent, relate un décès dans la dernière vie passée, la date à laquelle l'événement s'est produit n'a aucune pertinence particulière : j'ai découvert qu'il n'y a pas de différence significative entre les temps anciens et modernes quand il s'agit de se remémorer l'au-delà de manière détaillée ou d'en tirer des leçons de manière profitable. Les sujets sous hypnose ont généralement la mystérieuse faculté de donner certains détails de leur vie antérieure comme les dates, les lieux géographiques, etc. Cela reste vrai même lorsqu'ils évoquent des périodes reculées de l'histoire et donnent alors aux lieux des noms différents de ceux que l'on connaît aujourd'hui. Il n'est pas toujours facile de se souvenir de tous ces détails pour chaque vie pas- 16Dr Michael Newton Souvenirs de l'Au-delà
  • voire un personne disparue

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    J
    Bonjour Annik et merci de ce témoignage d'une vision fort intéressante. Nous ne saurons pas cependant vous dire pourquoi il y a une superposition, un changement d'apparence, lorsque vous approchez l'apparition de votre belle soeur qui devient quelqu'un d'autre.