Cette réticence de la science n'est pas systématique. En proportion, il y a peut-être autant de scientifiques qui s'intéressent au paranormal que de non scientifiques. Les réticences sont dans tous les milieux parce que les préjugés n'ont pas de frontières. Préjugé religieux, scientifique ou autre, c'est peut-être avant tout le malaise face à la mort qui pose problème au plus ignorant comme au plus érudit. Nous avons cependant une chance, c'est que parmi ces plus érudits, il existe des physiciens, astrophysiciens, biologistes et autres spécialistes, qui en même temps sont férus de paranormal (OVNI, psychokinèse, NDE, télépathie, clairvoyance, médiumnité, etc.), et qui n'hésitent pas à étudier tous les sujets sans a priori pour tenter d'en décrypter tous les contours, toutes les complexités et tous les mystères, à la lumière de leurs spécialités scientifiques. Il ne représentent certes pas une majorité, et ainsi, les trois physiciens avec qui vous avez discuté ne font donc pas partie de la minorité de leurs collègues, qui eux, n'hésitent pas à afficher publiquement leurs convictions.<BR>Le problème, c'est encore que la science a toujours une image officielle rationaliste qui demeure une référence pour le commun des mortels. Mais si vous cherchez un peu, vous verrez qu'un certain nombre de scientifiques se posent des questions métaphysiques comme tout le monde et que certains d'entre eux explorent les voies du paranormal pour aller au-delà de l'impasse de la physique rationaliste, de longue date dépassée par elle même, car nous sommes à l'ère de la physique quantique depuis quelques décennies, un physique qui n'a fait qu'ouvrir de nouveaux horizons.<BR>