Bonjour,
Etant l'auteur de cet article, je vous réponds, mais mon but n'est pas de refaire l'histoire dans tous ses détails. Il s'agit simplement d'établir une différence de fond entre deux principes, l'un porté par une volonté d'amélioration des société, l'autre porté par des perversions qui en ont le socle idéologique. Après, que des idéaux généreux aient été pervertis, c'est un peu toute l'histoire de l'humanité, c'est toute l'histoire d'humain orgueilleux qui font dévier des valeurs en fonction de leurs propres intérêts.
Quant à l'autre valeur de la Résistance, celle du gaullisme que vous évoquez, nous y sommes évidemment très attachés, ce qui n'est pas antinomique.
Dire que le spiritisme doive rester en dehors de ces questions, c’est laisser croire que les valeurs morales universelles enseignées par les esprits depuis Allan Kardec, devraient être complètement déconnectées des réalités du monde. Faudrait-il donc qu’il y ait d’un côté la spiritualité et de l’autre la société, sans établir aucun lien entre une morale devenue abstraite et la réalité concrète de nos vies ? Non, car ce serait alors mettre de côté tout ce que le spiritisme peut apporter à une humanité en recherche de sens. Il y a des humains qui, même athées, défendent des valeurs éthiques qui rejoignent les nôtres. Et si ces valeurs passent par une implication politique, syndicale ou autre, nous n’allons pas le leur reprocher. Le problème c’est que dès que le mot « politique » est prononcé par un spirite, cela engendre une levée de bouclier, parce qu’on estime que la politique de n’importe quel bord, c’est sale, c’est pourri, c’est vénal, c'est corrompu, etc. Il faut alors souligner l’hypocrisie d’une telle pensée, car en fait tout le monde fait de la politique sans vraiment l’admettre, puisque tout le monde a un avis sur les rouages et fonctionnements de la société, et qui se traduit le jour des élections par un bulletin de vote.