Vous parlez, je crois à juste titre de crise mystique, dont vous pourrez sans doute cerner l'origine mieux que nous : éducation religieuse, recheche d'absolu, besoin de vérité ? <BR>Quoi qu'il en soit, si cette "révélation" conduit à l'adoration de Dieu dans un sens monacal ou mystique de prière et d'isolement, il est évident que tous les risques de déséquilibre psychiques sont là. <BR>La juste révélation chrétienne fut transmise par Jésus, et selon ce que l'histoire nous en a rapporté, on ne voit rien dans ses propos et enseignements qui justifierait une adoration du Divin déconnectée des réalités humaines. Et c'est peut-être là le problème que vous avez vécu. En fait l'intuition que vous pouvez avoir de l'existence de Dieu, devrait, selon le message de Jésus, vous rapprocher des humains dans l'application du message de tolérance, de pardon et d'amour. Si vous appliquez votre sens de l'absolu en direction des humains, parce que "aimer l'homme c'est aimer Dieu" (référence religieuse), vous trouverez alors un chemin qui ne sera plus celui de l'adoration inutile, mais le chemin de l'équilibre et de la totale sérénité. <BR>Aucune forme de mysticisme ne peut réellement être source d'épanouissement, car notre vraie nature est sociale dans la communication avec les autres. C'est par cette relation, lorsqu'elle est authentique et aimante, que nous commençons à entrevoir la vraie réalisation de l'appel du Divin. Pour rester dans ce registre, n'y a-t-il pas meilleurs exemples que Mère Thétésa, l'abbé Pierre et quelques autres, qui se sont réalisé dans une foi agissante au service de l'être humain et donc de Dieu. <BR>D'un point de vue spirite, et ce n'est qu'une hypothèse, il se peut que vous ayez vécu une vie antérieure monastique qui marque encore votre esprit. Si tel était le cas, il vous resterait de toute façon la seule issue déjà évoquée : vivre votre foi au service des humains et non plus au seul service d'un Dieu que vous avez pu deviner dans votre élan mystique.