Il est vrai que nous évoquons souvent le dédoublement nocturne comme moyen de contact avec l'autre monde. Mais il faut aussi évoquer le fait que de nombreux incarnés ne pénètrent pas l'au-delà lors de leurs décorporations, et ce, pour des raisons d'infériorité et d'attachement à la matière. Dans ces cas, le dédoublement naturel et vital, ne correspond qu'à une prolongation du rêve normal. Ces esprits-là n'ont pas forcément connu l'au-delà précédemment et ont suivi le processus de réincarnations instinctives. <BR>Pour les esprits qui ont connu l'au-delà, autant entre chaque vie que pendant leur sommeil, le trouble n'est qu'un phénomène naturel et passager, qui résulte du changement d'état. Le fait de passer de l'état incarné à l'état désincarné reste à notre stade un grand sujet d'angoisse, voire de traumatisme. La mort représente donc un choc plus ou moins brutal selon le mode de décès, et, selon l'évolution de l'esprit, celui-ci surmonte plus ou moins bien ce choc avant de retrouver sa véritable réalité spirituelle. C'est en fait la rupture du lien vital avec le corps qui engendre le phénomène du trouble, alors que pendant le sommeil l'esprit reste relié au corps, vivant son dédoublement sans aucune angoisse. Il faut également préciser que les dédoublements nocturnes ne sont pas nécessairement l'objet d'une grande lucidité, et que malgré une certaine perception possible de l'au-delà, il ne s'agit pas en général d'une plénitude de l'esprit qui serait comparable à celle des esprits désincarnés.<BR>