Que de questions cet après-midi !<BR>Nous ne sommes que quelques bénévoles à répondre et nous n'arrivons pas à vous suivre !... Si tout cela vous intéresse, je ne peux que vous conseiller la lecture d'ouvrages spirites d'Allan Kardec (Le Livre des Esprits, Le Livre des Médiums, Qu'est-ce que le Spiritisme,...) que vous trouverez facilement dans tout FNAC au rayon ésotérisme/spiritisme.<BR>Je réponds tout de même à vos interrogations :<BR>- Le trouble ne concerne pas que les esprits mauvais, mais tout esprit qui ne prend pas conscience de son décès, cela peut être des esprits comme vous et moi suite à une mort violente, catastrophes, accidents, crimes, suicide,... Le trouble est un état de souffrance où l'esprit erre, perdu dans un état de pensée qu'il se projette et où il revit ses derniers instants.<BR>- Tous les esprits passent plus ou moins par une période de trouble. Même si la mort se fait de manière toute naturelle et que tout aille bien, il y a toujours une petite période de quelques heures à quelques jours nécessaires à l’esprit pour retrouver ses "esprits" et se rendre compte de son nouvel état. La mort est un changement d’état qui ne s’appréhende pas si simplement, il faut un petit temps de "récupération". Allan Kardec lui-même, qui est mort d’une rupture d’anévrisme alors qu’il travaillait sur la Revue Spirite, a vécu quelques heures de trouble léger, continuant à vaquer à ses occupations comme si de rien n’était. C’est lui-même qui est venu le rapporté en séance spirite. Il s’est vite rendu compte que c’était fini et a rejoint l’au-delà sans difficulté après. Souvent d’ailleurs l’esprit sort de ce trouble léger tout seul sans besoin d’assistance.<BR>- Tous les esprits de nos proches ne passent pas par le trouble à errer et se manifester. Ils n’ont déjà tout simplement peut-être pas envie de se manifester pour x raisons, ou tout au moins n’en ont-ils pas l’occasion. Et quand bien même ils le voudraient, c’est pour eux toujours assez difficile, comme déjà expliqué dans une autre de vos questions, de le faire aux causes de nos lourdes vibrations matérielles, et cela le sera d’autant plus si dans les gens incarnés autour aucun ne dispose d’une sensibilité à son insu qui les aiderait pour cela. Ensuite, même en cas de manifestations, encore faut-il pour nous humains savoir reconnaître ces manifestations et les accepter ! Aussi, n’oublions pas non plus qu’un esprit dans le trouble n’a bien souvent pas conscience de sa mort, comment aurait-il alors l’idée alors de se manifester pour demander de l’aide s’il ne sait pas lui-même qu’il est mort ? Voyez, rien n’est simple et systématique. Dans tous les cas, c’est pour cela que nous conseillons toujours d’effectuer des chaînes de pensés pour aider nos proches mais aussi tous les esprits décédés à rejoindre l’au-delà pour trouver enfin la sérénité.<BR>- Pour les messes, en effet peuvent se concentrer les pensées de l’assistance qui peuvent aider l’esprit à partir. C’est parfois suffisant, d’autres fois non. Si cela ne l’est pas, pour l’expliquer il suffit de regarder comment se déroule les enterrements : bien souvent c’est une cérémonie dans un décorum assez funèbre et macabre où les pensées ne sont pas des pensées positives comme il le faudrait, mais plutôt de tristesse et de malheur. Dans nos sociétés, et même dans la religion, la mort est encore tabou et vécue comme une fin alors que c’est la continuité de la Vie sur autre chose. Pour un esprit, voir des proches dans la peine et le malheur ne l’aide pas du tout à partir, bien au contraire. Sans dire de sauter de joie pour autant, il faut des pensées positives, mêlant souvenirs, émotions, et aussi convictions et sincérité dans la survie et le chemin qui continue pour cet esprit. Dans certaines sociétés africaines ou asiatiques par exemple, la mort est perçue totalement différemment où la cérémonie est synonyme de fêtes et de rites joyeux. Ces sociétés-là sont certainement bien plus proches du comportement à avoir face à la mort.<BR>Cordialement<BR>