L'on a souvent du mal à s'imaginer ce que peut être un monde qui n'a plus de repères matériels. Et pourtant la vie spirituelle est une réalité que l'on peut même mesurer en ce bas monde. Le philosophe réfléchit puis émet ses théorie, c'est une activité spirituelle. Il en va de même pour le romancier ou l'artiste, à cette différence près que sur Terre, on a un support matériel pour exprimer sa création. Dans l'au-delà l'esprit projette sa création qu'il peut partager en images ou en musiques. C'est un monde où existent toutes sortes de perceptions, portées par l'activité télépathique naturelle des esprits. L'esprit imagine sa création, il la façonne par la pensée, et il la transmet. Les esprits témoignent souvent d'un monde beaucoup plus beau que le nôtre, où se mêlent les paysages créés (parce que pensés), les couleurs, les sons et les musiques (plus belles que les nôtres), les sentiments, les émotions. Ce sont en fait les esprits qui créent leur propre environnement par l'imaginaire propulsé et échangé harmonieusement de toutes les façons.<BR>Pour tenter d'appréhender cela, on peut se référer au rêve, tout au moins pour les personnes qui se souviennent de leurs rêves. Le rêve est le fruit de l'imaginaire, ce qui peut déjà donner lieu à des environnement imaginés, qui donnent parfois une impression intense de réalité. Le rêve, c'est aussi quelquefois la rencontre avec des désincarnés, dans des sensations indicibles. Ce souvenir du rêve peut nous aider à mieux comprendre le fonctionnement de l'esprit désincarné, même s'il ne s'agit le plus souvent que de fantasmagories indéchiffrables. Dans l'au-delà, il s'agit de réalités dans la mesure où ce n'est plus une activité onirique inconsciente, mais une vie consciente. <BR>L'au-delà n'est donc pas un environnement fixe et figé, c'est un monde de représentations produites par toutes les pensées, mais des représentations extraordinaires et indescriptibles selon les témoignages des esprits qui le découvrent nouvellement après leur décès. Le vécu et le ressenti dans l'au-delà, peut s'apparenter à ce que nous percevons avec nos cinq sens, mais sans matière et d'une façon beaucoup plus forte et intense, sans compter que la comparaison avec nos cinq sens est trop restrictive, car il y a sans doute d'autres ordres de perception qui échapperont à toute comparaison terrienne.<BR>