Bonjour,
Une personne peut très bien avoir des facultés de clairvoyance voire de médiumnité, tout en restant victime d’un éducatif religieux, ce qui va évidemment altérer la bonne compréhension de ce qui est reçu. En outre la part d’influence personnelle pourra aussi produire des informations ou messages provenant directement des idées préconçues du médium sans que lui-même ne s’en rende compte. Et c’est là tout le problème du développement de la médiumnité et autres facultés psychique, problème soulevé mais cependant résolu depuis pratiquement les origines du spiritisme.
Vous dites que pour étudier le spiritisme, il faut faire abstraction de ses croyances, cela est en effet le principe fondamental à appliquer dans la mesure où nous sortons justement du domaine de la croyance pour entrer dans celui de la raison. Il s’agit alors d’étudier, d’expérimenter, d’analyser, et de déduire les bonnes conclusions d’un travail, ce qui fut réalisé par les précurseurs du spiritisme qui s’étaient détachés des croyances de leur temps. Ensuite il faut également accepter et corriger des erreurs qui ont pu être commises à l’intérieur même de l’expérience spirite, c’est ce qu’Allan Kardec avait préconisé en précisant que si de nouvelles découvertes venaient à remettre en cause telle ou telle affirmation spirite, il faudrait alors reconsidérer le point en question. En cela le spiritisme est évolutif, car il ne peut apporter une connaissance totale à des humains, qui à leur niveau, n’ont pas la capacité de tout mesurer et de tout appréhender. La perfection existe cependant, mais elle est encore très loin de nous humains qui devons avoir l’humilité de ne pas nous prendre pour des esprits purs, perspective encore très lointaine qui représente la fin des incarnations quand nous aurons achevé le cycle évolutif des vies incarnées sur des mondes supérieurs dans la compréhension totale du divin.