Bonjour,
On ne peut pas convaincre qui ne veut pas l'être, c'est entendu, mais l'on peut se donner "le droit d'intervenir". Sans que cela soit de l'ingérence, il est toujours bon de proposer des éléments de connaissance que la personne ignore, et qu'elle pourra considérer ou bien réfuter. Une personne peut très bien ne jamais avoir entendu parler de la conception spirite de l'au-delà, et le jour où on lui en parle, considérer cette option comme très intéressante. On ne saura jamais par avance comment une information sera reçue, mais cette information-là, spirite soit-elle, devrait faire partie d'une culture générale accessible à tout le monde, au même titre qu'il est bon d'être renseigné sur les différentes conceptions spiritualistes et religieuses ainsi que sur les argumentations du matérialisme athée. C'est par une connaissance ou au moins un aperçu de toutes les idées existantes, que toute personne pourra tenter de réfléchir au sens (ou au non sens) de la vie. Le spiritisme en tant que philosophie parmi d'autres, gagnerait à être mieux connu, pouvant faire partie des éléments de réflexion, notamment pour les personnes proches de la mort qui vivent la terrible angoisse de leur devenir.
Il n'y a pas davantage d'ingérence à informer une personne de l'idée spirite, que de lui proposer les derniers sacrements de l'Église, qu'elle aura tout autant le droit de refuser.
Quant à notre rôle de spirites, il est bien évidemment de prier pour les décédés puisque par l'expérience, nous avons la certitude que certains d'entre eux peuvent se trouver dans la difficulté du trouble, et que nous pouvons par la pensée abréger ce trouble.
Et comme le soulignait Colombe (20682), nous ne négligeons pas non plus le fait qu'une personne informée qui n'aura pas spécialement prêté attention à ce qu'on lui a dit, se souviendra de nos propos au moment de sa mort, ce qui pourra l'aider à mieux appréhender son passage.