Bonjour,
On voit évidemment que le pape François avance malgré tout très prudemment, car pour les autres questions qui lui furent posées dans l'interview, rien de nouveau, il est resté très réservé se retranchant notamment derrière ce qu'avait dit précédemment Jean Paul II. En toute hypothèse, s'il a l'intention d'infléchir la position de l'Église sur d'autres grands sujets, on peut aisément imaginer que la tâche sera délicate, nécessitant prudence et habileté, en fonction d'une Curie romaine qui n'est sans doute pas prête à toutes les réformes.
Pour ce qui est de la pédophilie dans l'Église, c'est un problème un peu différent. La hiérarchie doit évidemment prendre des décisions avec sévérité, mais ce n'est pas un problème propre à l'Église, c'est un fléau qui concerne toutes les milieux et toutes les classes sociales. Ce n'est pas un problème spécifique au célibat des prêtres comme on l'a un peu trop dit. Il y a aussi de nombreux pédophiles et parents incestueux qui ne sont pas censés être frustrés sexuellement dans leur vie. C'est donc une autre question, gravissime pour les enfants, mais qui concerne la société toute entière.