Bonjour,
Si l'homme descend du singe du point de vue physique, son ontologie spirituelle est indépendante de celle du monde animal. Il y eut un temps, il y a environ six millions d'années, où les premiers esprits de type humanoïdes se sont incarnés sur Terre au travers des corps animaux les mieux adaptés à leurs nécessités. Ces esprits provenaient d'autres mondes, c'est-à-dire de mondes primitifs correspondant aux premières incarnations qui font suite à la pulsion divine et créatrice de l’esprit. Et c'est par leur présence incarnée sur de nombreuses générations, qu'ils ont fait évoluer la forme physique de l'australopithèque, devenant progressivement Pithécanthrope, puis Neandertal, sans compter toutes les phases intermédiaires connues de nos anthropologues.
Il ne s'agit donc pas d'une forme de métempsychose. Et si l'on veut mettre une "dose de créationnisme" dans l'évolution universelle, ce ne sera pas le créationnisme tel qu'on l'entend communément. Il y a ne pulsion divine, il y des esprits qui ont participé fluidiquement à l'évolution de la Terre et de ses espèces, il y a ensuite les êtres incarnés, animaux et humains, qui par leur seule présence incarnée, ont participé inconsciemment à l'évolution des espèces. C'est donc une part que l'on peut éventuellement qualifier de créationnisme, mais cela s'inscrit surtout dans un évolutionnisme qui reste proche de celui qui fut décrit par Lamarck et Darwin. Mais plus proche encore d’Alfred Russel Wallace, contemporain de Darwin qui définissait la même théorie que lui, mais qui, en tant que spirite, définissait un évolutionnisme avec Dieu, un évolutionnisme dont la dynamique était spirituelle. Et c'est l'idée que nous rejoignons, nous spirites. Le plus juste serait de parler d'un évolutionnisme spiritualiste qui ne renie pas les théories connues, mais qui y ajoute une dynamique spirituelle, qui est elle-même la source et le moteur des évolutions des espèces.