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Vies antérieures

809 Sujets 1.0k Messages

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  • prise de connaissance des vies antérieures à notre mort ?

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    L
    je voulais savoir si à notre mort, avant de se réincarner, on se rappelait de toutes nos vies antérieures et des esprits que nous avons connu sous différentes formes selon nos vies ou non ? Dans ce cas, elle resterait en nous seulement dans notre inconscient même dans l'au delà. J'espère que j'ai été assez claire.<BR>Est il possible qu'au cours d'une de nos vies, nous connaissions une amie et que plus jamais nous ne la recroisions durant nos réincarnations ?<BR>Merci d'avance. j'aime beaucoup votre site !
  • prise de connaissance des vies antérieures à notre mort ?

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    L
    je voulais savoir si à notre mort, avant de se réincarner, on se rappelait de toutes nos vies antérieures et des esprits que nous avons connu sous différentes formes selon nos vies ou non ? Dans ce cas, elle resterait en nous seulement dans notre inconscient même dans l'au delà. J'espère que j'ai été assez claire.<BR>Est il possible qu'au cours d'une de nos vies, nous connaissions une amie et que plus jamais nous ne la recroisions durant nos réincarnations ?<BR>Merci d'avance. j'aime beaucoup votre site !
  • POURQUOI AUCUNS SOUVENIRS

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    C
    Bonjour , <BR>Les vies antérieures sont enregistrées dans le périsprit, même si leur souvenir échappe à notre conscience elles font partie de notre inconscient et par conséquent déterminent des attitudes des préférences des choix dans la vie présente ; cet effacement est nécessaire pour les habitants d’une planète de faible évolution comme la terre pour éviter le souvenir de traumatismes, difficultés, conflits vécus parfois avec des proches de notre nouvelle vie, souvenirs qui nuiraient à l’épanouissement de l’esprit .<BR>La réincarnation consciente consiste précisément à choisir avec son guide une vie en tenant compte des enseignements des vies précédentes, les décorporations nocturnes permettent de rencontrer le guide qui saura rappeler les choix établis.<BR>Il est vrai cependant que la connaissance de certains éléments des vies passées permet de comprendre des attitudes de la vie présente et d’y remédier (phobies, maladies .)une société réincarnationniste éviterait bien des souffrances y compris au tout début lorsque l’ esprit revient à la vie incarnée .<BR>Bien à vous .<BR>
  • POURQUOI AUCUNS SOUVENIRS

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    M
    bonjour,je me demandais comment sur le principe de la réincarnation est il possible de s'ammeliorer de vies en vies si l'on en garde aucuns souvenires nous n'avons nul mode d'emplois pour progresser et ne pas recommencer nos fautes il est injuste de payer les fautes du passé sans savoir pourquoi?<BR>Si au moin on nous expliquait nos comportements passer cela pourrait nous aider.<BR>MERCI
  • POURQUOI AUCUNS SOUVENIRS

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    M
    bonjour,je me demandais comment sur le principe de la réincarnation est il possible de s'ammeliorer de vies en vies si l'on en garde aucuns souvenires nous n'avons nul mode d'emplois pour progresser et ne pas recommencer nos fautes il est injuste de payer les fautes du passé sans savoir pourquoi?<BR>Si au moin on nous expliquait nos comportements passer cela pourrait nous aider.<BR>MERCI
  • POURQUOI AUCUNS SOUVENIRS

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    M
    bonjour,je me demandais comment sur le principe de la réincarnation est il possible de s'ammeliorer de vies en vies si l'on en garde aucuns souvenires nous n'avons nul mode d'emplois pour progresser et ne pas recommencer nos fautes il est injuste de payer les fautes du passé sans savoir pourquoi?<BR>Si au moin on nous expliquait nos comportements passer cela pourrait nous aider.<BR>MERCI
  • Métempsychose et personnalité (suite)

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    J
    <BR>Cet exemple de "confabulation" est intéressant, mais peut-on généraliser à tout être humain ce que l'on constate chez l'amnésique ? L'on peut en parallèle à cet exemple parler de la mémoire consciente qui a toujours une fâcheuse tendance à déformer les souvenirs du passé. Mais d'un autre côté, il faut aussi étudier les cas authentiques d'hypnose réussie (les plus rares), qui semblent clairement mettre en évidence des souvenirs passés, oubliés par le conscient et restitués par l'inconscient. Et puis, il y a quelques cas d'hypnose régressive, où des patients ont basculé dans leur dernière vie antérieure, donnant une identité, un lieu, une date, une description qui concorde avec l'histoire et la géographie du lieu, le tout étant bien entendu vérifié sur les lieux et à l'état civil. Ces cas authentifiés furent assez rares, mais ils tendent à démontrer que la mémoire lointaine est capable d'une certaine exactitude (expériences d'Albert de Rochas, essentiellement). Il faudrait aussi parler des cas d'enfants qui ont des bribes de souvenirs antérieurs, étudiés et authentifiés par Ian Stevenson.<BR>Oui, la vie antérieure a "des effets intégrés à l'identité personnelle" mais "n'en fait pas partie". Le cerveau ne peut être le support que de cette vie-ci, tandis que la personnalité préexistante et donc réincarnée, existe en tant que personnalité mais pas en tant que mémoire consciente.<BR>Ce qui manquait peut être à Schopenhauer (je ne sais), c'est la notion de périsprit, organisme "semi matériel", énergétique ou fluidique selon les différents termes, qui n'est pas immatériel mais cependant invisible et non détecté par la science (officielle). Le périsprit, qui sert d'intermédiaire entre l'esprit (totalement immatériel) et le corps, a été mis en évidence par différents moyens comme l'effet Kirlian, l'extériorisation de la motricité (Albert de Rochas), ou tout simplement le phénomène d'apparition des vivants (dédoublement ou bilocation). Quant au phénomène d'apparition des décédés, il montre également que cet organisme énergétique peut se densifier pour devenir momentanément visible et même palpable. C'est par l'étude du périsprit que l'on comprendra mieux les interactions entre le corps et l'esprit, mais il faut bien dire que depuis quelques décennies, dans l'ignorance ou la négation de ce double éthérique, on ne s'est guère scientifiquement penché sur le sujet, et y compris chez les parapsychologues d'aujourd'hui, qui ont tendance à occulter les recherches de leurs prédécesseurs.<BR>Cela étant, c'est donc l'existence du périsprit qui permet de comprendre la réalité du monde désincarné, le périsprit du désincarné étant indispensable lors d'une manifestation spirite (apparition, clairvoyance, écriture automatique,etc.). C'est également le périsprit qui permet à l'esprit de se réincarner, au moment même de la conception, quand par son principe vital, il provoque une duplication cellulaire rapide et harmonieuse. C'est enfin le périsprit, enveloppe ou véhicule de l'esprit, qui au moment de la mort, perd tout lien fluidique avec le corps et se propulse dans l'autre dimension en dehors de l'espace et du temps, perdant tout repère matériel, mais trouvant d'autres repères spirituels. Et c'est là dans cet autre univers que grâce aux vibrations de leur périsprit, les esprits se reconnaissent entre eux et propulsent des créations qui émanent de leurs pensées en images, en formes, en musiques, en poésies, etc. On peut même là faire un parallèle avec le rêve, à cette différence près que ce n'est plus un rêve imaginé et fabriqué par le subconscient, mais une réalité consciente d'un autre ordre, une conscience qui se réveille à elle-même dans le souvenir de son passé, de ses passés, dans la résurgence mémorielle des vies antérieures. Cette mémoire est inscrite au plus profond de l'esprit et du périsprit, mais à l'état incarné, la densité matérielle ne permet plus à cette mémoire de surgir (sauf exceptions), et le cerveau ne sert de support d'enregistrement qu'aux faits et évènements de cette vie-ci.<BR>
  • Métempsychose et personnalité

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    J
    Votre question indique que vous n'avez qu'une connaissance approximative de la réincarnation selon le spiritisme, et il ne sera pas possible de vous refaire un développement complet de la question, une question qui mérite au moins un grand article ou une conférence, et qui fait d'ailleurs l'objet d'une rubrique conséquente sur ce forum. Mais prenons quelques points.<BR>L'identité personnelle ne se fonde pas que sur la mémoire consciente, et tout bon psychologue vous démontrera que l'identité s'est forgée par des refoulements successifs depuis la naissance, et que ces refoulements font partie intégrante de la personnalité. Les spirites y ajouteront que cette personnalité existait déjà avant la naissance, qu'elle s'est incarnée une nouvelle fois dans une expérience supplémentaire, une personnalité qui devient quelque peu différente du fait des influences sociales, éducatives, familiales et autres, tout en gardant au fond d'elle-même ses caractères spécifiques. Il s'agit donc d'une continuité évolutive qui ne s'oppose pas à la discontinuité des corps. Et c'est là qu'il faut en revenir au vieux débat matérialisme/spiritualisme, et je ne me souviens plus si John Locke était l'un ou l'autre, mais dans notre domaine ainsi que chez de nombreux philosophes, l'esprit transcende la matière parce qu'il la précède et qu'il survit à l'extinction du physique, dans une totalité consciente et subconsciente qui n'est pas enregistrée par le cerveau (simple support), mais par l'esprit lui-même. Il faut également faire intervenir la notion de périsprit, et sur cette notion, vous pouvez faire la recherche par mot clé sur ce forum.<BR>Entre deux incarnations, existe la vie de l'esprit dans l'au-delà de la matière, un monde qui peut se manifester et s'exprimer, et c'est là la base même du spiritisme, un monde qui a toujours affirmé le concept des vies successives entrecoupées de périodes de vie spirituelle dans l'au-delà où l'esprit continue d'évoluer, d'apprendre, d'enseigner, de créer, etc. Voir rubrique "au-delà"<BR>Quant à la métempsychose, elle est réfutée en spiritisme, car là ce serait effectivement des expériences radicalement différentes, inconcevables au plan de la continuité d'une personnalité.<BR>
  • Métempsychose et personnalité (suite)

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    O
    Merci pour votre première réponse, Jacques. Je commence à mieux cerner votre conception.<BR><BR>"L'identité personnelle ne se fonde pas que sur la mémoire consciente, et tout bon psychologue vous démontrera que l'identité s'est forgée par des refoulements successifs depuis la naissance, et que ces refoulements font partie intégrante de la personnalité."<BR><BR>Il ne faut pas confondre "avoir des effets sur l'identité personnelle" et "faire partie intégrante de la personnalité". Je ne tiens pas à discuter de la théorie psychanalytique du refoulement, qui, bien que séduisante, n'est pas de caractère scientifique. Laissez-moi vous exposer un très instructif exemple d'inconscient cognitif et de ce qu'on appelle en psychologie la "confabulation" :<BR>Le patient est un amnésique sévère qui perd systématiquement la mémoire des épisodes passés proches (de l'ordre de quelques heures). Incapable de subvenir à ses besoins, il vit à l'hôpital. Son psychiatre le voit ainsi quotidiennement, et pourtant M.X (appelons-le ainsi) est chaque fois certain de le rencontrer pour la première fois. Un jour, le psychiatre met une aiguille dans sa main lorsque, comme à l'accoutumée, M.X lui serre la sienne. M.X est piqué et a mal. Le lendemain, il a tout oublié. Mais voici qui est étonnant : M.X refuse désormais de serrer la main de son psychiatre. Quand ce dernier lui demande pourquoi, M.X, qui pense toujours le voir pour la première fois, répond : "J'ai toujours été méfiant envers les hommes en blouse blanche."<BR><BR>Cet exemple fameux de confabulation est clair : La personnalité de M.X a été modifiée par l'événement de l'aiguille, puisqu'il refuse dorénavant de serrer la main. Pourtant, son identité personnelle n'intègre pas l'événement lui-même, dont il n'a absolument aucun souvenir. Au contraire, il se fait d'emblée un nouveau "récit de soi" rationalisant a posteriori son comportement - il "confabule" en se définissant comme méfiant. Ainsi, l'effet de la piqûre (ne plus serrer de mains) fait bien partie de l'identité personnelle de M.X, mais non la piqûre elle-même (la douleur et la cause de la douleur).<BR><BR>Qu'en est-il pour votre pensée spirite ? Dans cette perspective, nous pourrions penser que ce que vous appelez "vies antérieures" a des effets intégrés à l'identité personnelle consciente, mais que ces vies elles-mêmes n'en font pas partie. De même, ma petite enfance avant trois ans, aussi déterminante soit-elle, n'est pas elle-même intégrée dans mon "récit de soi" conscient qui fonde mon identité personnelle.<BR><BR>"dans notre domaine ainsi que chez de nombreux philosophes, l'esprit transcende la matière parce qu'il la précède et qu'il survit à l'extinction du physique"<BR><BR>Ces esprits sont donc immatériels. Mais dans ce cas, comment peuvent-ils agir en ce monde matériel ? Être à la fois matériel et immatériel paraît ne pas respecter le principe de non contradiction. Et d'ailleurs, comment des esprits immatériels peuvent-ils se différencier les uns des autres s'ils sont en dehors de l'espace ? Le principe d'individuation suggère en effet que des objets contemporains diffèrent s'ils n'occupent pas le même espace. Des esprits immatériels non rattachés essentiellement à des corps particuliers ne peuvent, alors, faire qu'un seul. C'est d'ailleurs par ce raisonnement que Schopenhauer tente d'établir l'unicité de la volonté (dans le monde des choses en soi - hors de l'espace et du temps - il n'y a pas de pluralité possible).
  • Métempsychose et personnalité

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    O
    Bonjour,<BR>Ma question porte sur la possibilité d'une conciliation entre métempsychose, pluralité des "vies" et personnalité.<BR>Vous posez la "réincarnation" (terme par ailleurs absent de la conception hindoue) comme principe rendant compte du fait d'avoir des "vies antérieures". Cette conception engendre un certain nombre de problèmes.<BR><BR>Admettons que ces vies antérieures restent ignorées. Dans ce cas, comment penser que la même personnalité subsiste tout au long de ces vies ? Il est clair que la notion même d'identité personnelle est intimement liée à celle de mémoire - je vous renvoie à ce sujet à l'Essai sur l'entendement humain de John Locke. Comment des vies desquelles je ne conserverais aucun souvenir peuvent-elles être "mes" vies ? Et le phénomène des rêves ne nous avance pas d'un pouce : j'ai par ailleurs déjà rêvé d'être Donald Duck, cela ne signifie pas que je le sois ou l'aie jamais été - l'identité personnelle se fonde bien sur la mémoire consciente (et, oui, l'amnésique aux yeux du droit comme du philosophe constitue bien une autre "personne").<BR><BR>Admettons à l'inverse que ces vies antérieures soient consciemment rappelées. Dans quelle mesure restent-elles dès lors des vies plurielles et distinctes ? Nous n'aurions en réalité affaire qu'à une seule et même vie, et la pluralité ne concerne plutôt que les corps accompagnant cette expérience (de même que nous avons la même vie de l'enfance à la vieillesse, malgré une transformation profonde du corps).<BR>Le problème devient dès lors de comprendre comment une continuité de la conscience peut résister malgré une discontinuité des corps. Entre la mort et la réincarnation, avons-nous toujours des expériences ? Où nous situons-nous ? Et y a-t-il d'ailleurs toujours des corps disponibles ? Et si le corps n'est pas humain, commment penser que la personnalité reste la même quand bien même les expériences vécues sont radicalement différentes (pensez à l'expérience d'une chauve-souris, qui nous est parfaitement étrangère et inconcevable) ?<BR><BR>Je poserai éventuellement d'autres questions, selon la pertinence des réponses que j'obtiendrai déjà à celles-ci.<BR>Merci d'avance.
  • Métempsychose et personnalité (suite)

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    Merci pour votre première réponse, Jacques. Je commence à mieux cerner votre conception.<BR><BR>"L'identité personnelle ne se fonde pas que sur la mémoire consciente, et tout bon psychologue vous démontrera que l'identité s'est forgée par des refoulements successifs depuis la naissance, et que ces refoulements font partie intégrante de la personnalité."<BR><BR>Il ne faut pas confondre "avoir des effets sur l'identité personnelle" et "faire partie intégrante de la personnalité". Je ne tiens pas à discuter de la théorie psychanalytique du refoulement, qui, bien que séduisante, n'est pas de caractère scientifique. Laissez-moi vous exposer un très instructif exemple d'inconscient cognitif et de ce qu'on appelle en psychologie la "confabulation" :<BR>Le patient est un amnésique sévère qui perd systématiquement la mémoire des épisodes passés proches (de l'ordre de quelques heures). Incapable de subvenir à ses besoins, il vit à l'hôpital. Son psychiatre le voit ainsi quotidiennement, et pourtant M.X (appelons-le ainsi) est chaque fois certain de le rencontrer pour la première fois. Un jour, le psychiatre met une aiguille dans sa main lorsque, comme à l'accoutumée, M.X lui serre la sienne. M.X est piqué et a mal. Le lendemain, il a tout oublié. Mais voici qui est étonnant : M.X refuse désormais de serrer la main de son psychiatre. Quand ce dernier lui demande pourquoi, M.X, qui pense toujours le voir pour la première fois, répond : "J'ai toujours été méfiant envers les hommes en blouse blanche."<BR><BR>Cet exemple fameux de confabulation est clair : La personnalité de M.X a été modifiée par l'événement de l'aiguille, puisqu'il refuse dorénavant de serrer la main. Pourtant, son identité personnelle n'intègre pas l'événement lui-même, dont il n'a absolument aucun souvenir. Au contraire, il se fait d'emblée un nouveau "récit de soi" rationalisant a posteriori son comportement - il "confabule" en se définissant comme méfiant. Ainsi, l'effet de la piqûre (ne plus serrer de mains) fait bien partie de l'identité personnelle de M.X, mais non la piqûre elle-même (la douleur et la cause de la douleur).<BR><BR>Qu'en est-il pour votre pensée spirite ? Dans cette perspective, nous pourrions penser que ce que vous appelez "vies antérieures" a des effets intégrés à l'identité personnelle consciente, mais que ces vies elles-mêmes n'en font pas partie. De même, ma petite enfance avant trois ans, aussi déterminante soit-elle, n'est pas elle-même intégrée dans mon "récit de soi" conscient qui fonde mon identité personnelle.<BR><BR>"dans notre domaine ainsi que chez de nombreux philosophes, l'esprit transcende la matière parce qu'il la précède et qu'il survit à l'extinction du physique"<BR><BR>Ces esprits sont donc immatériels. Mais dans ce cas, comment peuvent-ils agir en ce monde matériel ? Être à la fois matériel et immatériel paraît ne pas respecter le principe de non contradiction. Et d'ailleurs, comment des esprits immatériels peuvent-ils se différencier les uns des autres s'ils sont en dehors de l'espace ? Le principe d'individuation suggère en effet que des objets contemporains diffèrent s'ils n'occupent pas le même espace. Des esprits immatériels non rattachés essentiellement à des corps particuliers ne peuvent, alors, faire qu'un seul. C'est d'ailleurs par ce raisonnement que Schopenhauer tente d'établir l'unicité de la volonté (dans le monde des choses en soi - hors de l'espace et du temps - il n'y a pas de pluralité possible).
  • Métempsychose et personnalité

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    Bonjour,<BR>Ma question porte sur la possibilité d'une conciliation entre métempsychose, pluralité des "vies" et personnalité.<BR>Vous posez la "réincarnation" (terme par ailleurs absent de la conception hindoue) comme principe rendant compte du fait d'avoir des "vies antérieures". Cette conception engendre un certain nombre de problèmes.<BR><BR>Admettons que ces vies antérieures restent ignorées. Dans ce cas, comment penser que la même personnalité subsiste tout au long de ces vies ? Il est clair que la notion même d'identité personnelle est intimement liée à celle de mémoire - je vous renvoie à ce sujet à l'Essai sur l'entendement humain de John Locke. Comment des vies desquelles je ne conserverais aucun souvenir peuvent-elles être "mes" vies ? Et le phénomène des rêves ne nous avance pas d'un pouce : j'ai par ailleurs déjà rêvé d'être Donald Duck, cela ne signifie pas que je le sois ou l'aie jamais été - l'identité personnelle se fonde bien sur la mémoire consciente (et, oui, l'amnésique aux yeux du droit comme du philosophe constitue bien une autre "personne").<BR><BR>Admettons à l'inverse que ces vies antérieures soient consciemment rappelées. Dans quelle mesure restent-elles dès lors des vies plurielles et distinctes ? Nous n'aurions en réalité affaire qu'à une seule et même vie, et la pluralité ne concerne plutôt que les corps accompagnant cette expérience (de même que nous avons la même vie de l'enfance à la vieillesse, malgré une transformation profonde du corps).<BR>Le problème devient dès lors de comprendre comment une continuité de la conscience peut résister malgré une discontinuité des corps. Entre la mort et la réincarnation, avons-nous toujours des expériences ? Où nous situons-nous ? Et y a-t-il d'ailleurs toujours des corps disponibles ? Et si le corps n'est pas humain, commment penser que la personnalité reste la même quand bien même les expériences vécues sont radicalement différentes (pensez à l'expérience d'une chauve-souris, qui nous est parfaitement étrangère et inconcevable) ?<BR><BR>Je poserai éventuellement d'autres questions, selon la pertinence des réponses que j'obtiendrai déjà à celles-ci.<BR>Merci d'avance.
  • Métempsychose et personnalité (suite)

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    Merci pour votre première réponse, Jacques. Je commence à mieux cerner votre conception.<BR><BR>"L'identité personnelle ne se fonde pas que sur la mémoire consciente, et tout bon psychologue vous démontrera que l'identité s'est forgée par des refoulements successifs depuis la naissance, et que ces refoulements font partie intégrante de la personnalité."<BR><BR>Il ne faut pas confondre "avoir des effets sur l'identité personnelle" et "faire partie intégrante de la personnalité". Je ne tiens pas à discuter de la théorie psychanalytique du refoulement, qui, bien que séduisante, n'est pas de caractère scientifique. Laissez-moi vous exposer un très instructif exemple d'inconscient cognitif et de ce qu'on appelle en psychologie la "confabulation" :<BR>Le patient est un amnésique sévère qui perd systématiquement la mémoire des épisodes passés proches (de l'ordre de quelques heures). Incapable de subvenir à ses besoins, il vit à l'hôpital. Son psychiatre le voit ainsi quotidiennement, et pourtant M.X (appelons-le ainsi) est chaque fois certain de le rencontrer pour la première fois. Un jour, le psychiatre met une aiguille dans sa main lorsque, comme à l'accoutumée, M.X lui serre la sienne. M.X est piqué et a mal. Le lendemain, il a tout oublié. Mais voici qui est étonnant : M.X refuse désormais de serrer la main de son psychiatre. Quand ce dernier lui demande pourquoi, M.X, qui pense toujours le voir pour la première fois, répond : "J'ai toujours été méfiant envers les hommes en blouse blanche."<BR><BR>Cet exemple fameux de confabulation est clair : La personnalité de M.X a été modifiée par l'événement de l'aiguille, puisqu'il refuse dorénavant de serrer la main. Pourtant, son identité personnelle n'intègre pas l'événement lui-même, dont il n'a absolument aucun souvenir. Au contraire, il se fait d'emblée un nouveau "récit de soi" rationalisant a posteriori son comportement - il "confabule" en se définissant comme méfiant. Ainsi, l'effet de la piqûre (ne plus serrer de mains) fait bien partie de l'identité personnelle de M.X, mais non la piqûre elle-même (la douleur et la cause de la douleur).<BR><BR>Qu'en est-il pour votre pensée spirite ? Dans cette perspective, nous pourrions penser que ce que vous appelez "vies antérieures" a des effets intégrés à l'identité personnelle consciente, mais que ces vies elles-mêmes n'en font pas partie. De même, ma petite enfance avant trois ans, aussi déterminante soit-elle, n'est pas elle-même intégrée dans mon "récit de soi" conscient qui fonde mon identité personnelle.<BR><BR>"dans notre domaine ainsi que chez de nombreux philosophes, l'esprit transcende la matière parce qu'il la précède et qu'il survit à l'extinction du physique"<BR><BR>Ces esprits sont donc immatériels. Mais dans ce cas, comment peuvent-ils agir en ce monde matériel ? Être à la fois matériel et immatériel paraît ne pas respecter le principe de non contradiction. Et d'ailleurs, comment des esprits immatériels peuvent-ils se différencier les uns des autres s'ils sont en dehors de l'espace ? Le principe d'individuation suggère en effet que des objets contemporains diffèrent s'ils n'occupent pas le même espace. Des esprits immatériels non rattachés essentiellement à des corps particuliers ne peuvent, alors, faire qu'un seul. C'est d'ailleurs par ce raisonnement que Schopenhauer tente d'établir l'unicité de la volonté (dans le monde des choses en soi - hors de l'espace et du temps - il n'y a pas de pluralité possible).
  • Métempsychose et personnalité

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    Bonjour,<BR>Ma question porte sur la possibilité d'une conciliation entre métempsychose, pluralité des "vies" et personnalité.<BR>Vous posez la "réincarnation" (terme par ailleurs absent de la conception hindoue) comme principe rendant compte du fait d'avoir des "vies antérieures". Cette conception engendre un certain nombre de problèmes.<BR><BR>Admettons que ces vies antérieures restent ignorées. Dans ce cas, comment penser que la même personnalité subsiste tout au long de ces vies ? Il est clair que la notion même d'identité personnelle est intimement liée à celle de mémoire - je vous renvoie à ce sujet à l'Essai sur l'entendement humain de John Locke. Comment des vies desquelles je ne conserverais aucun souvenir peuvent-elles être "mes" vies ? Et le phénomène des rêves ne nous avance pas d'un pouce : j'ai par ailleurs déjà rêvé d'être Donald Duck, cela ne signifie pas que je le sois ou l'aie jamais été - l'identité personnelle se fonde bien sur la mémoire consciente (et, oui, l'amnésique aux yeux du droit comme du philosophe constitue bien une autre "personne").<BR><BR>Admettons à l'inverse que ces vies antérieures soient consciemment rappelées. Dans quelle mesure restent-elles dès lors des vies plurielles et distinctes ? Nous n'aurions en réalité affaire qu'à une seule et même vie, et la pluralité ne concerne plutôt que les corps accompagnant cette expérience (de même que nous avons la même vie de l'enfance à la vieillesse, malgré une transformation profonde du corps).<BR>Le problème devient dès lors de comprendre comment une continuité de la conscience peut résister malgré une discontinuité des corps. Entre la mort et la réincarnation, avons-nous toujours des expériences ? Où nous situons-nous ? Et y a-t-il d'ailleurs toujours des corps disponibles ? Et si le corps n'est pas humain, commment penser que la personnalité reste la même quand bien même les expériences vécues sont radicalement différentes (pensez à l'expérience d'une chauve-souris, qui nous est parfaitement étrangère et inconcevable) ?<BR><BR>Je poserai éventuellement d'autres questions, selon la pertinence des réponses que j'obtiendrai déjà à celles-ci.<BR>Merci d'avance.
  • choix du métier

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    Bonjour,<BR>Non, il n'y a aucune raison de rester dans le même secteur d'activité. Au contraire même, la réincarnation ayant pour conséquence l'évolution, les expériences diverses et variées participent à la richesse et à la réalisation de cette évolution. Avant de se réincarner, en fonction des nécessités liées à son évolution, un esprit peut choisir une famille d'accueil, un lieu, des conditions, des gens à rencontrer, des buts à atteindre, des choses à accomplir, et le choix d'une profession en fait tout autant partie.<BR>Bien à vous<BR>
  • choix du métier

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    I
    Choisissons nous notre métier au moment de la réincarnation? Restons nous toujours dans le même secteur d'activité?
  • choix du métier

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    I
    Choisissons nous notre métier au moment de la réincarnation? Restons nous toujours dans le même secteur d'activité?
  • choix du métier

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    I
    Choisissons nous notre métier au moment de la réincarnation? Restons nous toujours dans le même secteur d'activité?
  • angoisses et phobies

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    Bonjour Séverine<BR>Nous sommes heureux si notre philosophie vous a rassurée et permis d’envisager la vie d’une autre manière. Votre sœur d’éternité vous a certainement guidée pour rencontrer le spiritisme car l’influence subtile de l’au-delà n’est pas un vain mot. N’oubliez pas votre guide qui, lui aussi, a un impact sur vous. Les esprits nous entourent et par cette télépathie naturelle, ils peuvent entrer en contact avec nous et nous amener à regarder dans des directions « surprenantes ». <BR>Effectivement, Séverine, pour répondre à votre question, certaines phobies actuelles peuvent trouver leur origine dans des vies précédentes.<BR>Nous sommes le résultat de toutes nos vies et notre périsprit aura enregistré l’ensemble des événements vécus dans toutes nos incarnations et aussi entre chaque incarnation, c'est-à-dire la vie dans l’au-delà. Comme nous le disons familièrement, le pire comme le meilleur ; le pire quelque fois, lorsque des vies ont été l’objet de traumatismes particulièrement violents, de morts violentes. <BR>Le périsprit accompagne l’esprit qui revient dans les chairs avec toute cette mémoire. Certaines angoisses, certains traumatismes pourront se réveiller en cette nouvelle vie à l’occasion de circonstances particulières (être confronté à la même situation, par exemple), de chocs et resurgiront alors phobies, peurs…comme votre peur de l’avion, par exemple. <BR>Mais tout ne doit pas être relié aux vies antérieures. La vie intra-utérine, la petite enfance, l’adolescence sont aussi des périodes difficiles et l’inconscient refoule beaucoup de choses traumatisantes qui pourront refaire surface beaucoup plus tard. La cause d’une phobie est quelque fois plus proche que l’on ne croit mais ce n’est toujours simple et évident de la rechercher. Il faut aussi rajouter que certaines d’entre elles n'empêchent pas de vivre normalement, il suffit de les relativiser et de les accepter sans trop se poser de questions.<BR>En conclusion, il ne faut pas oublier l'esprit, sa force, sa direction, sa volonté et son sentiment. A partir de ces éléments déterminants, les traumatismes antérieurs imprimés en nous, en notre double comme en notre mémoire, seront dépassés et annihilés afin que la vie, que l'évolution se poursuive.<BR>Bien cordialement.<BR>
  • angoisses et phobies

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    nos phobies et nos angoisses viennent elles de nos vies anterieures.Des situations angoissantes que nous aurions pu vivre<BR>Par exemples la phobie de l'avion,du vide qui me provoque des angoisses.<BR>merci de votre reponse et pour ce que vous faites.Je suis tombé sur votre site "par hasard" comme une impression d'avoir été guidé par ma "soeur d'éternité" dont je n'arrivait pas a surmonté le depart depuis 8ans jusqu'a ce jour d'octobre (unique) ou elle est rentrée en contact avec moi part une medium "serieuse" que j'ai rencontré par des circonstances qui se sont additionnées. Depuis je n'ai plus mal et je vois la vie autrement meme si le chemin est long et parsemé de questions.Quelque jours apres, je faisait des recherches sur la mort sur internet et je suis tombé sur votre site.Depuisje viens sur votre site .J'ai assisté a vos conferences sur Paris et suis abonné au journal.M'a t elle guidé et mis sur votre chemin ?Vous m'avez beaucoup appris et conseillé et depuis ma vie n'est plus la même.<BR>Merci