Tout à fait d'accord avec vous sur la vocation de l'Histoire et de son enseignement. Et je ne vois pas qu'il y ait eu sur ce forum une quelconque remise en cause des historiens ou professeurs d'Histoire, bien au contraire. Les mensonges ou erreurs de l'Histoire ne sont pas de leur fait. Et sur ce point il me semble qu'il s'agissait plutôt de questions en rapport avec l'histoire religieuse, retransmise par l'Eglise dans une certaine interprétation des écrits.<BR>Concernant les matérialistes, s'il y a un "mépris" venant des spirites (je ne sais pas, mais pour ma part je n'adhère pas à ce mépris), nous avons surtout assisté à un mépris dans l'autre sens. Dans toute l'histoire du spiritisme, l'attitude des scientifiques matérialistes à l'encontre des faits spirites, a toujours été ironique, sarcastique, voire méprisante. <BR>Lorsque l'on évoque le matérialisme, c'est toujours dans le sens de ce vieux débat philosophique séculaire entre matérialisme et spiritualisme. S'il y a parfois de part et d'autre une attitude de mépris, ce n'est pas le fond du problème. Le problème reste entier dans un débat philosophique que l'on peut faire remonter jusqu'à Platon et Aristote. Le spiritisme apporte cependant des éléments nouveaux depuis 150 ans, ce qui n'avait pas échappé à des philosophes comme William James, Henri Bergson ou Gabriel Marcel. Le débat philosophique est parfois âpre et conflictuel, c'est la loi du débat contradictoire, mais même en tant que spirites, nous pouvons malgré tout apprécier Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, et autres agnostiques ou matérialistes notoires qui furent cependant de grands penseurs.<BR>