<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Les mythes Shuman et Monnet]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">On ne compte plus les avenues, boulevards ou places « Robert Schuman »<br />
Pour cet homme devenu esprit (à moins qu’il ne se soit réincarné), cette gloire, attribuée pour une Déclaration qu'il ne fit que lire, doit être difficile à supporter … En effet rien n’est trop beau pour nous présenter Jean Monnet, et Robert Schuman en des termes dithyrambiques.<br />
Silence médiatique absolu sur le passé de R.Schuman, le réformé de 1908, le planqué de 1915, l’admirateur de Franco et de Salazar et d'une manière générale des régimes "forts", le munichois de 1938, le défaitiste du juin 1940, le ministre de Pétain, le député votant les pleins pouvoirs à Vichy , le planqué (une nouvelle fois) de 1942, omerta totale sur la sentence suprême d’après guerre par les autorités de la France libre : l’inéligibilité et l’indignité nationale ! De Gaulle, qui avait une piètre image de Robert Schuman mais qui, en homme d’État, avait le souci d’apaiser les tensions entre Français, céda à la supplique et intervint pour que l'affaire fût classée. Un non-lieu en sa faveur fut prononcé par la commission de la Haute Cour et  Schuman reprit sa place dans la vie politique française comme si de rien n’était.<br />
Il a fallu procéder à un lifting général et à une réécriture de fond en comble du personnage pour dresser le portrait d’un homme mythique.<br />
Le mythe Robert Schuman, avec son comparse Jean Monnet, tous deux propulsés « pères de la construction européenne » était né. Il était nécessaire qu’il en soit ainsi, ces deux personnages obéissants et opportunistes étant, comme décrits par de nombreux historiens, de parfaits collaborateurs des états unis dont la stratégie était, comme révélé dans les archives publiques, de mettre en place une stratégie visant à créer une  union européenne, peu dangereuse au demeurant car impossible à mettre en œuvre avec des pays de nature et cultures différentes mais qui seraient « aux ordres » des dirigeants américains. Cette stratégie n’a jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui.<br />
Il existe d’autres preuves historiques qui prouvent que la Déclaration du 9 mai 1950, dite « Déclaration Schuman », et que la méthode dite « Méthode Monnet », ont été inspirées l'une et l'autre par les États-Unis d’Amérique. Le coup d’arrêt gaullien sur la notion d’une Europe unie, dont il avait pressenti la main mise américaine sur l’Europe, n’a été que provisoire, entre 1964 et 1969. À partir de Pompidou et a fortiori sous les présidences ultérieures, la construction dite « européenne » a continuellement renforcé son emprise sur la souveraineté de la France. Il importait aussi de conférer post mortem à Robert Schuman la dimension d’un être hors du commun. Il fallait décrire toute cette opération aux jeunes générations avec les couleurs d’une épopée, en leur cachant soigneusement qu'elle était, depuis le début, pilotée par Washington. C'est la raison pour laquelle on a assisté, à partir des années 70, à la fabrication progressive d’un mythe autour de la personnalité de Robert Schuman.<br />
Comble de l’aberration, l’Église catholique avait très officiellement décidé d’ouvrir en 1990, une procédure pour faire de Robert Schuman un authentique « saint » et de prononcer sa canonisation.<br />
La fabrication du mythe a cependant une contrainte : c'est que l’ensemble des grands médias et des partis politiques les monopolisant verrouillent sévèrement toute expression de la vérité. Aujourd’hui, l’Union européenne ne correspond en rien à l’espèce de fraternité européenne et chrétienne symbolisée à tort par Schuman, mais ressemble en tout à une colonie américaine, exclusivement fondée sur le culte de l’Argent Roi et la liberté du commerce, bref sur le matérialisme le plus cynique et le plus désespérant ; Au fond, Schuman et Monnet ne furent, tristement, que des prête-noms. Et les dithyrambes consacrés à ces prétendus « pères de l’Europe » ne sont que la marque pénible de l’ignorance ou de la duperie. (Adapté d’un texte de F.Asselineau)</p>
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